PRO D2 : Le point sur les équipes et leurs ambitions

La Pro D2 reprend ses droits ce jeudi 22 août pour une saison 2019/2020 pleine de promesses ! RugbyZAP vous présente les 16 équipes qui composent le championnat et leurs ambitions…

Stade Aurillacois 

Après deux saison dans le ventre mou de la Pro D2 – huitième en 2017 et onzième en 2018 – le Stade Aurillacois a frôlé la relégation lors du dernier exercice. Les Cantaliens ont en effet sauvé leur place en Pro D2 lors de la dernière journée, grâce à un point de bonus défensif obtenu à Nevers (26-28). Cette saison, le club espère faire bonne figure dans un championnat qu’il connaît bien, ayant pour objectif de terminer dans le top 6. Du côté de l’effectif, les Aurillacois ont connu peu de changement. Notons tout de même le départ de Joris Segonds au Stade Français et le retour de Jimmy Yobo, entre autres.

AS Béziers Hérault

L’an passé, l’ASBH a terminé à la huitième place de Pro D2 après avoir passé une bonne partie de la saison parmi les six premiers. Cela explique peut-être les nombreux changements dans l’effectif héraultais à l’intersaison avec pas moins de treize départs et six arrivées. Pour le reste, le club biterrois mise sur onze espoirs intégrés à l’effectif professionnel, ce qui se révèle être un vrai pari. Par ailleurs, après le départ tardif de l’entraîneur des avants David Gérard, à Lyon, l’organisation du staff a été modifiée en interne. David Aucagne est devenu manager, Gabriel Bocca prend désormais en charge les avants et le team manager Sébastien Logerot devient responsable des trois-quarts. Béziers reste prudent sur ses ambitions pour la saison et veut avant tout retrouver du plaisir à jouer ensemble.

Biarritz Olympique

Septième la saison dernière, à quatre points de la sixième place détenue par Nevers, le BO a manqué de peu la qualification pour les phases finales. Nul doute que le club basque sera revanchard cette saison avec un objectif simple : faire mieux que l’an dernier, et donc finir dans le Top 6 afin de prendre part aux phases finales. Il est toutefois difficile de savoir si le BO réussira à faire mieux suite aux nombreux changements au sein de son effectif. En effet, 21 joueurs ont quitté le club et 19 autres ont fait leur arrivée. Les paris sont lancés…

US Carcassonne

Carcassone fait parti des pensionnaires du championnat, lui qui va entamer sa dixième saison d’affilée en Pro D2. Lors de l’exercice précédent, l’USC a terminé dans le ventre mou en s’emparant de la onzième place. Cette saison, les jaunards souhaitent franchir un palier et terminer dans la première partie de tableau. D’autant plus que le club s’est donné les moyens d’atteindre cet objectif avec un recrutement de qualité, notamment devant où il a engagé plusieurs joueurs du Top 14 comme Alexandre Dardet (Grenoble), Denis Coulson (Stade français) ou Xérom Civil (Agen).

Colomiers Rugby

Depuis sa cinquième place lors de la saison 2015/2016, Colomiers n’a cessé de reculer au classement de Pro D2 avec une septième place en 2017, puis une neuvième l’année suivante et enfin une treizième à la fin de la saison dernière. Les bleus et blancs espèrent bien en tirer des leçons et réussir le meilleur départ possible pour la nouvelle saison. Ils pourront compter sur l’arrivée de huit joueurs pro et deux espoirs pour pallier notamment au départ à la retraite de plusieurs cadres tels que Romain Mémain, Fabrice Catala, Damien Neveu ou encore Sébastien Inigo.

FC Grenoble Rugby

Pensionnaire du Top 14 la saison passée, Grenoble a fait “l’ascenseur” en redescendant en Pro D2 un an après l’avoir quitté. Le FCG n’a pas réussi à défendre sa place lors du barrage contre Brive (défaite 28-22). Le club isérois se tourne désormais vers l’avenir. Avec ses 13 millions d’euros de budget, il ambitionne de faire le chemin inverse dès cette saison, mais le challenge s’annonce rude. Pour espérer installer durablement le FCG dans l’élite du rugby français, les dirigeants misent sur la formation de ses jeunes, l’amélioration de ses infrastructures et le développement de son business.

Stade Montois

Corrigé et éliminé par Vannes (défaite 50-10) en barrage l’an dernier, Mont-de-Marsan a néanmoins réalisé une belle saison en se classant cinquième. Désormais habitué à terminer dans le haut de tableau – 5 fois ces 5 dernières années – le Stade Montois souhaitera logiquement jouer les premiers rôles dans ce championnat, avec pourquoi pas la montée cette fois. Le défi sera de taille pour le dixième budget de Pro D2 emmené par David Auradou et David Darricarrère, récemment titré avec l’équipe de France U20.

Montauban

L’an dernier, Montauban a connu une saison compliquée, terminant douxième de Pro D2 après avoir passé la quasi totalité de la saison dans le bas de tableau. En proie à des soucis financiers, le club a dû dégraisser son effectif et se séparer de 19 joueurs, dont plusieurs cadres, à l’intersaison. Ce sera donc une nouvelle équipe et de nouveaux plans de jeu pour la nouvelle saison où Montauban espère jouer mieux que le maintien.

USON Nevers

Depuis son accession en Pro D2 et sa professionnalisation en 2017, Nevers fait mieux que de jouer le maintien. D’abord septième l’année de son accession, l’USON s’est classé sixième la saison passée, après avoir occupé le fauteuil de leader au terme de la 19e journée. Pour sa troisième saison à ce niveau, le club bourguignon veut se montrer plus régulier afin de rivaliser avec les cadors du championnat. Sur le terrain, l’USON mise sur toujours sur un projet de jeu ambitieux, mais plus complet.

Oyonnax Rugby

Deuxièmes de la saison régulière en 2019, les oyomen se sont directement qualifiés pour les barrages d’accession au Top 14. Ils se sont toutefois fait éliminés sur leurs terres par l’Aviron Bayonnais en demi-finales. Cette année, avec l’arrivée de Joe El Abd à la tête de l’équipe, Oyo visera un retour dans l’élite du rugby français mais le club espère surtout reconquérir ses supporters avec un jeu très collectif et efficace. Il pourra compter sur l’arrivée de joueurs d’expériences tels que Beauxis, Ensor, Lassalle, Lazar ou Lovobalavu.

Perpignan

Auteur d’une saison 2018/2019 catastrophique avec seulement 2 victoires en 26 matchs de Top 14, l’USAP est immédiatement descendu en Pro D2, un an à peine après l’avoir quitté. Avec la deuxième moins bonne attaque et la pire défense de Top 14, la philosophie de jeu de Patrick Arlettaz a montré ses limites au plus haut niveau. A l’intersaison, Perpignan a enregistré l’arrivée de Gérald Bastide, ancien du club et spécialiste de la défense afin de remédier entre autres aux lacunes défensives de la saison dernière. L’USAP, qui lance la saison de Pro D2 avec la réception de Béziers, reste tout de même l’un des favoris pour le titre cette saison.

Provence Rugby

Pour son retour en Pro D2, Provence Rugby s’est maintenu sans trop de difficultés, présentant un bilan équilibré de 15 victoires pour 15 défaites. Les hommes de Fabien Cibray abordent donc cette nouvelle saison avec beaucoup d’enthousiasme et l’envie de poursuivre sur la belle dynamique de la saison passée. Les Noirs seront tout de suite dans le bain avec trois premiers matchs qui s’annoncent compliqués face au Stade Montois, Perpignan et Grenoble.

Rouen Normandie Rugby

Le RNR est l’un des deux clubs promus en Pro D2 cette saison. Sacré champion de France de Fédérale 1 après une victoire à l’arrachée (30-25) face à Valence-Romans, le club Normand a su gravir les échelons. En effet, depuis l’arrivée de l’ancien international anglais Richard Hill au poste de manager général en 2013, Rouen est passé de la Fédérale 2 à la Pro D2. Désormais, le premier objectif du club est de se maintenir, puis de se stabiliser au deuxième niveau professionnel à l’avenir.

Soyaux-Angoulême

Soyaux-Angoulême s’est fait sa place dans le championnat de Pro D2 depuis sa montée en 2016. Après 2 premières années de lutte pour le maintien, le SA XV a pris du galon et a fini la saison dernière à la neuvième place. Nul doute que cette année, les charentais essaieront de se classer dans la première partie de tableau et pourquoi pas d’accrocher le top 6. D’autant plus que les violets seront bénéficient d’un nouveau staff, avec l’ancien directeur sportif d’Oyonnax Adrien Buononato en première ligne.

Valence-Romans

Le club de Valence-Romans va découvrir la Pro D2 après une saison exceptionnelle en Fédérale 1. En effet, les drômois ont réalisée une saison régulière parfaite avec 20 victoires en autant de matchs. Le seul revers que comptent “les damiers” est la défaite en finale du Trophée Jean Prat face à Rouen (30-25). Valence-Romans n’a qu’un seul objectif : le maintien. Pour y parvenir, Johann Authier, le manager général, a choisi la continuité en conservant 85% de son effectif et en y intégrant douze recrues, dont les expérimentés Sean Dougall, Peter Saili, François Uys ou encore Mathieu Lorée.

RC Vannes

Fulgurant quatrième et demi-finaliste la saison dernière, le RC Vannes aborde l’exercice à venir avec un nouveau statut et l’espoir de revivre une saison au sommet. Les performances des bretons ne sont pas passées inaperçues… Et pour cause, deux de leurs cadres ont pris la direction du Top 14; Kitione Kamikamica a signé à Brive, tandis que le capitaine Anthony Bouthier s’en est allé pour Montpellier. Le défi n’en sera que plus grand pour les joueurs de Jean-Noël Spitzer.

 

Avec cette présentation des 16 équipes qui fouleront les pelouses de Pro D2, vous êtes fin prêts pour la saison 2019/2020 avec RugbyZAP !

 

© Crédit photo : MAXPPP

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