Portrait de rugbyman : Shane Williams

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place à l’ancien ailier gallois : Shane Williams !

shane williams

Ses débuts dans le rugby

Shane Williams est né à Morriston, non loin de Swansea, au Pays de Galles, et a grandi à Glanamman, un peu plus au nord. Il a touché son premier ballon de rugby alors qu’il était encore à l’école primaire. Petit pour son âge, Williams se tourne plutôt vers le football et joue au poste de gardien de but pour le club de Cwmamman United. Plus tard, alors qu’il ne joue qu’occasionnellement au ballon ovale, préférant le ballon rond, il est invité par des amis à jouer un match de rugby à Amman United RFC. Au terme de ce match, l’équipe s’impose de 82 points grâce notamment à cinq essais inscrits par… Shane Williams. Le petit gallois a ensuite décidé de se mettre au rugby.

Sa carrière de rugbyman

Pour ses débuts dans l’équipe junior d’Amman United, Shane Williams est formé au poste de demi de mêlée. Il ne découvre le poste d’ailier que lorsqu’il s’engage en 1998 avec l’équipe sénior du club historique de Neath RFC, qui deviendra en 2003 les Ospreys, suite à la fusion du club avec Swansea. L’ascension de Shane Williams a été fulgurante puisque moins de deux ans après la signature de son premier contrat professionnel, il est appelé pour disputer le Tournoi des Six Nations 2000 et joue son premier match face à la France. Williams inscrit son premier essai avec le XV du Poireau dès le deuxième match du tournoi contre l’Italie. Le premier d’une longue série puisqu’il inscrira au total 58 essais sous le maillot gallois dans sa carrière.

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© EPCR

L’ailier gallois s’est véritablement révélé trois ans plus tard lors du spectaculaire match de Coupe du Monde entre le Pays de Galles et les All Blacks. Malgré la défaite (53-37), la performance des gallois et celle de Williams, auteur d’un essai, frappe les esprits. Puis, en 2005, il est l’un des grands artisans du Grand Chelem historique de son équipe grâce à des essais marqués face aux anglais, aux italiens et aux écossais. Quelque mois plus tard, il enchaîne en remportant son premier titre avec son club des Ospreys : la Celtic League, avant de participer à la tournée des Lions Britanniques en Nouvelle-Zélande pendant l’été. Lors de celle-ci, il égale le record du nombre d’essais marqués dans un match avec les Lions en marquant cinq essais contre Manawatu.



 

En 2007, Williams glane sa seconde Celtic League avec les Ospreys, puis participe à la Coupe du Monde en France. Pendant la compétition, il inscrit six essais en quatre matchs de poule, mais cela ne suffit pas à qualifier le Pays de Galles pour les quarts de finale. L’ailier gallois enchaîne ses bonnes performances lors du Six Nations 2008. Il est le meilleur marqueur du tournoi avec six essais et est élu meilleur joueur suite au Grand Chelem du XV du Poireau. Il profite du dernier match contre la France pour devenir le meilleur marqueur d’essais de l’histoire du Pays de Galles en dépassant Gareth Thomas (40 essais). En novembre 2008, il est élu Meilleur joueur du Monde IRB et succède ainsi à Bryan Habana. 

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© L’Express

Shane Williams raccroche les crampons avec la sélection nationale en décembre 2011 après deux années moins fulgurantes. Avec les Ospreys, il remporte toutefois deux autres Celtic League en 2010 et en 2012. Après ce quatrième titre, Williams prend la direction du Japon et signe aux Mitsubishi Dynaboars. Il gagne la Top League Est A en 2013 et 2014 avec le club nippon et prend sa retraite au terme de la saison.

Son palmarès

Shane Williams a remporté quatre Celtic League avec les Ospreys. Il a également réalisé deux Grand Chelem avec le Pays de Galles dans les Tournoi des 6 Nations 2005 et 2008.

Palmarès en club Palmarès en sélection
4 titres de champion en Celtic League avec les Ospreys (2005, 2007, 2010 et 2012)

1 titre en Coupe anglo-galloise avec les Ospreys (2008)

2 titres (Grand Chelem) en Tournoi des 6 Nations (2005 et 2008)

Ses records et distinctions

Shane Williams est le meilleur marqueur d’essais de l’histoire du Pays de Galles (58), loin devant son compatriote Gareth Thomas (40). Il a également été élu Meilleur joueur du Monde IRB en 2008. Enfin, Shane Williams est fait membre de l’ordre de l’Empire britannique (MBE) le 16 juin 2012, pour services rendus au rugby.

 

Le calendrier 2020-2021 de Top 14 et Pro D2 est validé

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Comme attendu, la saison 2020-2021 de Top 14 et de Pro D2 débutera bien le premier weekend de septembre. La Ligue Nationale de Rugby a dévoilé ce mercredi le calendrier complet de la prochaine saison, approuvé par le Comité Directeur de la FFR.

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© LNR

Pour le Top 14, la saison régulière débutera le 5 septembre et se terminera le weekend du 5 juin. Les matchs de barrage se tiendront le weekend du 12 juin, tandis que les demi-finales se joueront le week-end du 19 juin et la finale le vendredi 25 juin ou le samedi 26 juin.

Du côté de la Pro D2, la saison régulière commencera le 4 septembre et se clôturera le weekend du 14 mai. Mes barrages débuteront le 21 mai, les demi-finales auront lieu le weekend du 28 mai et la finale le week-end du 6 juin.

Les affiches de ce calendrier devraient être annoncées mi-juillet par la Ligue.

Par ailleurs, l’In Extenso Supersevens sera de retour fin février 2021 pour une deuxième édition de cette compétition de rugby à 7.



 

Le communiqué de la LNR : « Suite à l’adoption par le Comité Directeur de la LNR le 1er Juillet, le Comité Directeur de la FFR a approuvé le calendrier des championnats de TOP 14, de PRO D2 et de l’IN EXTENSO SUPERSEVENS pour la saison 2020-2021. La validation du calendrier officialise les dates sur la saison et sert de base pour définir le programme des oppositions. Le calendrier 2020-2021 prévoit une reprise commune pour le TOP 14 et la PRO D2 le premier weekend de septembre tandis que la finale du TOP 14 marquera la fin de la saison le dernier weekend de juin. Après six mois d’inactivité forcée, les clubs ont hâte de retrouver leurs supporters et partenaires.« 

Portrait de rugbyman : Emile Ntamack

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au sextuple champion de France : Emile Ntamack !

Emile Ntamack

Ses débuts dans le rugby

Emile Ntamack est né à Lyon le 25 juin 1970. Son père, ancien haltérophile et arbitre de football l’initie à la pratique du sport dès son plus jeune âge. Ainsi, dans son enfance, Emile s’essaie au football, à l’athlétisme et au rugby. A 10 ans, il pratique ces trois sports simultanément, au prix de nombreux sacrifices. Séduit par l’esprit du rugby, Emile Ntamack se consacre ensuite entièrement au ballon ovale. Très vite, il est repéré par Christian Gajan, entraîneur toulousain, alors qu’il effectue des stages régionaux. Le jeune lyonnais prend alors la direction de Toulouse, où il fait son entrée en sport-étude du lycée Jolimont. Il signe également avec le club tarnais de Lavaur, où il évolue avec l’équipe cadets pendant plusieurs saisons. Largement influencé par Roger Guiter, son entraîneur et ancien joueur du Stade Toulousain, le jeune Ntamack connaît sa première sélection en équipe de France cadet. Puis, après quelques matchs disputés avec l’équipe fanion de Lavaur, qui évolue à cette époque en troisième division, il rejoint en 1988 le Stade Toulousain alors qu’il est encore junior. Sa carrière de rugbyman est alors lancée…

Sa carrière de rugbyman

En 1989, moins d’un an après son arrivée au Stade Toulousain, Emile Ntamack remporte déjà son premier titre, la Coupe Frantz-Reichel, décernée au champion de France Elite A des moins de 21 ans. Performance qu’il réitère avec son équipe l’année suivante. Le néo-toulousain est ensuite vainqueur du Challenge Yves du Manoir en 1993 avant d’enchaîner les titres de champion de France avec son club en 1994, 1995, 1996, 1997, 1999 et 2001. Entre temps, Ntamack et les siens ont gagné deux autres Challenge du Manoir en 1995 et 1998. 

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© Midi Olympique

Au niveau européen, Emile Ntamack est le premier joueur à avoir soulevé la Coupe d’Europe en 1996, lui qui vient d’être nommé capitaine du Stade Toulousain à l’âge de 25 ans. Avec les Rouge et Noir, il atteint de nouveau le toit de l’Europe quelques années plus tard en remportant la plus prestigieuse des coupes européennes en 2003 et 2005.

En sélection, Emile Ntamack débute avec l’équipe de France à l’occasion du Tournoi des 5 Nations de 1994. S’en suit quelques mois plus tard une tournée mémorable en Nouvelle-Zélande, où les Bleus battent les All Blacks à deux reprises sur leurs terres. Ntamack a inscrit le premier essai du deuxième match, remporté dans les dernières secondes par les tricolores. En 1995, il joue son deuxième 5 Nations et termine à la troisième place avec le XV de France. Il enchaîne ensuite avec les Bleus en participant à sa première Coupe du monde. En Afrique du Sud, Emile Ntamack s’illustre en marquant un essai contre l’Écosse dans les arrêts de jeu, offrant à la France la première place de la poule D et lui évitant surtout d’affronter la Nouvelle-Zélande en quart de finale. La France retrouve alors l’Irlande, qu’elle bat assez largement grâce à une bonne deuxième mi-temps et un dernier essai d’Emile Ntamack en fin de match. Puis, malgré l’élimination en demi-finale contre le pays hôte, les Bleus décrochent une belle troisième place en venant à bout des rivaux anglais, avec une nouvelle fois un essai de Ntamack juste avant le coup de sifflet final. Ses performances lui valent même une nomination dans l’équipe-type de la Coupe du monde.



Lors du Tournoi des 5 Nations 1996, la France termine à la troisième place pour la troisième fois consécutive. Toutefois, le joueur du Stade Toulousain se distingue en finissant meilleur marqueur d’essai avec l’Ecossais Michael Dods, avec trois essais inscrits. Le XV de France réalise ensuite le Grand Chelem en 1997. Ntamack joue seulement le premier match contre l’Irlande, avant d’être éloigné des terrains pendant plus d’un an et demi à cause d’une pubalgie. Il n’est donc pas sacré pour le deuxième Grand Chelem de suite des Bleus en 1998. Le trois-quart aile revient pour le tournoi de 1999. Il parvient à terminer meilleur marqueur du tournoi avec 5 essais alors que la France se classe… dernière. Il est ensuite sélectionné pour la Coupe du monde qui se joue à l’automne. Pendant la compétition, il marque trois essais et se hisse jusqu’en finale avec les tricolores. Les hommes de Jean-Claude Skrela échouent toutefois à Cardiff contre l’Australie et se classent deuxièmes. Ntamack participe ensuite au premier Tournoi des 6 Nations en 2000, mais c’est la dernière fois qu’il apparaît sous le maillot bleu.

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© Presse Sport

Son palmarès

Emile Ntamack a dominé le championnat de France avec le Stade Toulousain dans les années 1990 avec six boucliers de Brennus à son actif. Il a également réalisé le Grand Chelem avec le XV de France dans le Tournoi des 5 Nations en 1997.

Palmarès en club Palmarès en sélection
6 titres de champion de France avec le Stade Toulousain (1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001)

3 titres en Challenge Yves du Manoir avec le Stade Toulousain (1993, 1995 et 1998)

3 titre en Coupe d’Europe avec le Stade Toulousain (1996, 2003 et 2005)

1 titre (Grand Chelem) en Tournoi des 5 Nations (1997)

Ses distinctions

En 1995, Emile Ntamack a été élu meilleur joueur français de l’année en championnat de France par le journal Midi Olympique. La même année, il est nommé dans l’équipe-type de la Coupe du monde grâce à ses performances pendant la compétition.

Ntamack a été le meilleur marqueur d’essai à deux reprises dans le Tournoi des 5 Nations : en 1996 (avec un Écossais – 3 essais) et en 1999 (avec un autre Écossais – 5 essais).

Emile Ntamack est aussi le premier capitaine de l’Histoire à avoir soulevé la Coupe d’Europe de rugby en remportant la première édition en 1996 avec le Stade Toulousain.

 

La Coupe d’Europe fête ses 25 ans

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La Champions Cup ira-t-elle à son terme cette saison à cause de l’épidémie de coronavirus qui frappe l’Europe ? A l’heure où nous écrivons ces lignes, rien c’est encore acté. Cette année, la Coupe d’Europe fête pourtant son quart de siècle, l’occasion d’en savoir un peu plus sur la première compétition réunissant des clubs de rugby européens, créée suite à l’avènement du rugby professionnel au milieu des années 1990.

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© EPCR

L’évolution de la Coupe d’Europe de rugby

La Coupe d’Europe de rugby est née en 1995 d’une idée du Comité des 5 Nations de développer une nouvelle compétition professionnelle de rugby à XV regroupant les meilleurs clubs d’Europe.

De 1995 à 2014, la compétition est organisée par l’ERC (European Rugby Cup) et nommée la Heineken Cup, ou H Cup en France, dû au sponsoring par le brasseur néerlandais. La première édition regroupe douze équipes : trois françaises, trois irlandaises, trois galloises, deux italiennes et une roumaine. Dès l’année suivante, les clubs anglais et écossais rejoignent la compétition, au détriment du club roumain qui n’aura disputé que la première édition. A partir de la saison 1999-2000, le nombre d’équipe grimpe à 24. En 2014, l’ERC laisse place à l’EPCR (European Professional Cup Rugby) et la Heineken Cup est renommée Champions Cup. La compétition est également remaniée avec un passage à 20 équipes.

Le format de la compétition

Qualifications

Jusqu’en 2014, 24 équipes sont sélectionnées selon les systèmes de qualification propres à chaque pays. Depuis 2014, et le passage à 20 clubs, les équipes qualifiées sont les suivantes :

– Les 6 meilleures équipes du championnat anglais (Premiership) de la saison précédente.

– Les 6 meilleures équipes du championnat français (Top 14) de la saison précédente.

– Les 7 meilleures équipes de Pro 14 avec au moins une équipe de chaque pays (Irlande, Pays de Galles, Ecosse et Italie).

– La dernière place est attribuée comme suit :

     – Au vainqueur de la dernière Champions Cup précédente s’il n’est pas qualifié

     – Au vainqueur de la dernière Challenge Cup s’il n’est pas qualifié

     – Au finaliste vaincu de la dernière Challenge Cup s’il n’est pas qualifié

     – Par un match de barrage entre les demi-finalistes vaincus de la Challenge Cup s’ils ne sont pas qualifiés

     – Au club non-qualifié le mieux placé au classement du même championnat que celui du vainqueur de la Champions Cup

Phase de poules

En phase de poules, les clubs sont répartis en cinq poules de quatre équipes. Quatre points sont attribués pour une victoire, deux points pour un match nul et zéro point pour une défaite. Un point de bonus est attribué à tout club ayant marqué quatre essais ou plus et à tout club ayant perdu de sept points ou moins. Les vainqueurs de chacune des cinq poules et les trois meilleurs deuxièmes sont directement qualifiés pour les quarts de finale.

Phase finale

Pour les quarts de finale, les vainqueurs de poule seront classés de 1 à 5 en fonction du nombre de points obtenus et les meilleurs deuxièmes seront classés 6e, 7e et 8e. Les clubs classés de 1 à 4 jouent leur quart de finale à domicile de la manière suivante : 1 contre 8, 2 contre 7, 3 contre 6 et 4 contre 5. Les deux équipes restantes les mieux classées reçoivent également pour les demi-finales, tandis que la finale se joue sur terrain neutre.



Le palmarès de la compétition

Les deux première éditions de la Coupe d’Europe ont été remportées par des clubs français, par la Stade Toulousain d’abord, puis par le CA Brive. De 1999 à 2002, ce sont les clubs anglais qui dominent la compétition avec notamment les Leicester Tigers qui glanent deux titres d’affilée en 2001 et 2002. Les toulousains gagne ensuite deux nouveaux titres en 2003 et 2005, avant de laisser place à la domination des clubs irlandais du Munster et du Leinster à partir de 2006. Depuis 2012, ce sont les clubs français et anglais qui se partagent  6 des 7 derniers titres : le RC Toulon (2013, 2014 et 2015) et les Saracens (2016, 2017 et 2019).

Année Vainqueur Finaliste
1996 Stade Toulousain Cardiff RFC
1997 CA Brive Leicester Tigers
1998 Bath CA Brive
1999 Ulster US Colomiers
2000 Northampton Saints Munster
2001 Leicester Tigers Stade Français
2002 Leicester Tigers Munster
2003 Stade Toulousain USA Perpignan
2004 London Wasps Stade Toulousain
2005 Stade Toulousain Stade Français
2006 Munster Biarritz Olympique
2007 London Wasps Leicester Tigers
2008 Munster Stade Toulousain
2009 Leinster Leicester Tigers
2010 Stade Toulousain Biarritz Olympique
2011 Leinster Northampton Saints
2012 Leinster Ulster
2013 RC Toulon ASM Clermont
2014 RC Toulon Saracens
2015 RC Toulon ASM Clermont
2016 Saracens Racing 92
2017 Saracens ASM Clermont
2018 Leinster Racing 92
2019 Saracens Leinster

La Coupe d’Europe de rugby en chiffres

En 25 ans de Coupe d’Europe, de nombreux records ont été établis et certaines performances semblent aujourd’hui inégalables. Voici un petit point en chiffres.

3

Un seul club a réussi à remporter trois éditions de suite en Coupe d’Europe : le RC Toulon.

4

Seulement deux équipes ont réussi à remporter la Coupe d’Europe à quatre reprises. Il s’agit du Leinster et du Stade Toulousain.

6

Le Stade Toulousain est l’équipe qui a atteint le plus de fois la finale de la compétition reine du rugby européen.

40

C’est le plus grand nombre d’essais inscrits par un seul joueur dans l’histoire de la Coupe d’Europe. Ce record est entre les mains de l’international anglais Chris Ashton. Il détient également le record du plus grand nombre d’essais inscrit en une seule saison, en aplatissant dans l’en-but à 11 reprises lors de la saison 2013-2014.

110

Ronan O’Gara détient le record du nombre de matchs joués en Coupe d’Europe. Il a disputé ses 110 rencontres sous les seules et uniques couleurs du Munster.

180

A l’heure actuelle, c’est le plus grand nombre de matches disputés dans la compétition par la même équipe : le Munster. La province irlandaise est suivie par le Leinster (174), le Stade Toulousain (171), les Leicester Tigers (156) et l’Ulster (154).

188

C’est le record de points inscrits en une seule saison de Coupe d’Europe. L’ouvreur mythique du Stade Français Diego Dominguez détient ce record depuis la saison 2000-2001 et n’a toujours pas été détrôné depuis près de 20 ans.

1365

L’ouvreur irlandais Ronan O’Gara détient le record de points inscrits dans l’histoire de la Coupe d’Europe. Il est le seul à avoir franchi le palier des 1000 points dans la compétition.

 

Equipes du 6 Nations : l’histoire de l’Irlande

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Le Tournoi des 6 Nations 2020 est l’occasion d’en savoir plus sur les équipes qui participent au tournoi. Malgré l’interruption du tournoi à cause de l’épidémie de coronavirus, apprenez-en plus sur la sixième et dernière nation de notre tour d’horizon : l’Irlande !

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© Six Nations Rugby

Histoire du XV du Trèfle

L’Irlande fait partie des plus anciennes équipes nationales de rugby. Le XV du Trèfle a joué son premier match le 15 février 1875 à Londres contre l’Angleterre. Il faudra toutefois attendre 1881 pour que l’Irlande remporte sa première rencontre internationale, contre l’Écosse à Belfast, et 1887 pour une première victoire contre l’Angleterre. L’Irlande fait partie, avec l’Écosse, le Pays de Galles et l’Angleterre des équipes participant au premier Tournoi britannique en 1882. Les débuts de la sélection irlandaise sont globalement difficiles et les victoires sont rares. Pendant plus de 10 ans, elle ne fait pas mieux qu’une troisième place dans le Tournoi avant de remporter tous ses matchs en 1894 et ainsi décrocher son premier titre. La dernière décennie du XIXe siècle marque quand même de gros progrès pour l’Irlande qui remporte deux autres Tournois en 1896 et 1899. 

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© World Rugby Museum

La suite est plus compliquée pour l’Irlande. En dehors de quelques victoires partagées en 1906, 1912, 1926, 1927, 1932 et 1939, ainsi qu’une victoire seule en 1935, il faut attendre la fin des années 40 pour voir les Irlandais dominer le rugby européen. Ils s’imposent d’abord dans le Tournoi des 5 Nations en 1948, réalisant leur premier Grand Chelem, puis glanent les éditions de 1949 et 1951.

Dans les années 1950 et 1960, l’Irlande connait un gros passage à vide avec aucune victoire dans le Tournoi des 5 Nations. La seule réjouissance pour les Irlandais est une première victoire contre une nation de l’hémisphère sud en 1958, contre l’Australie, depuis la première rencontre contre la Nouvelle-Zélande à Dublin en 1905. Elle est suivie quelques années plus tard, en 1965, de la première victoire contre l’Afrique du Sud. 

Le XV du Trèfle retrouve enfin le devant de la scène du rugby européen en 1974, en remportant son 14e titre, 23 ans après le dernier et un an après un tournoi particulier où toutes les équipes ont terminé en tête à égalité. Dominé par le Pays de Galles à la fin des années 1970, le trophée du Tournoi des 5 Nations ne retourne entre les mains des Irlandais qu’en 1982. L’année suivante, les Verts se partagent le titre avec la France avant de gagner seuls deux ans plus tard, en 1985. De bonne augure pour l’arrivée de la Coupe du monde ? Pas vraiment avec une élimination en quart de finale pour la première édition de 1987, en Australie et Nouvelle-Zélande.

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© BBC

La suite est une nouvelle longue traversée du désert dans le tournoi européen jusqu’à l’arrivée de l’Italie et la naissance du Tournoi des 6 Nations en 2000. Malgré de bons résultats, les Irlandais terminent à cinq reprises à la deuxième place jusqu’en 2009, où le XV du Trèfle est enfin récompensé de ses bons résultats avec un Grand Chelem à la clé, le deuxième de son histoire. 



Les années 2010 réussissent plutôt bien à l’Irlande qui enchaîne deux victoires d’affilée dans le Tournoi des 6 Nations en 2014 et 2015 et réalise un troisième Grand Chelem en 2018. En Coupe du monde, les performances des Irlandais restent toutefois mitigées. S’ils ont participé à toutes les éditions, ils n’ont jamais dépassé le stade des quarts de finale.

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© Sky Sports

Origine de son blason

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le blason de l’Irlande n’est pas un trèfle à quatre feuilles. Le trèfle irlandais, ou shamrock, est un trèfle considéré comme sacré par les druides, l’un des rares emblèmes unificateur de l’Irlande.

D’après la légende, au Ve siècle, St Patrick aurait utilisé ce trèfle pour expliquer le principe de la trinité afin de convertir les irlandais au catholicisme.

Au XIXe siècle, ce trèfle devient un symbole de lutte contre les anglais, le porter était passible de peine de mort.

Il est associé à l’équipe d’Irlande dès la naissance du rugby irlandais en 1874. De cinq brins à l’origine, il est passé à trois brins dans les années 20.

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Couleur du maillot

En référence à son blason, le XV du Trèfle a adopté la couleur verte pour son maillot. Le vert est également la couleur emblématique du mouvement catholique de libération nationale, c’est pourquoi cette couleur est associée à l’Irlande.

L’Irlande joue en maillot vert, short blanc et chaussettes vertes, avec le shamrock sur le cœur.

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Palmarès

Avec l’Ecosse, l’Irlande est l’équipe ayant disputé le plus de tournois (britanniques, 5 Nations et 6 Nations). Toutefois, elle se classe derrière le Pays de Galles, l’Angleterre et la France en nombre de victoires. Le XV du Trèfle a été sacré 22 fois en 125 participations, dont 14 victoires seule et seulement 3 Grands Chelems, en 1948, 2009 et 2018.

En Coupe du monde, les Irlandais n’ont jamais remporté la coupe Webb Ellis. Ils n’ont d’ailleurs jamais passé le stade des quarts de finale. Toutefois, l’Irlande a été pour la première fois numéro 1 mondiale au classement World Rugby en septembre 2019.

 

Portrait de rugbyman : John Eales

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RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au double champion du monde australien John Eales !

john eales

Ses débuts dans le rugby

Né le 27 juin 1970 à Brisbane, dans l’est de l’Australie, John Eales a fréquenté dans son enfance le Marist College Ashgrove, dans la banlieue de Brisbane. Grand sportif, Eales commence par le cricket, discipline qu’il continue à pratiquer à la Queensland University. Il participe aux compétitions de la Queensland Cricket Association avec l’équipe de Brisbane. A côté du cricket, John Eales pratique régulièrement le rugby. A partir de 1989, il se consacre entièrement au ballon ovale et participe au championnat du Queensland avec l’équipe des Brothers Old Boys de Brisbane.

Sa carrière de rugbyman

En 1990, John Eales débute sa carrière senior, en tant qu’amateur à l’heure où les rugbymen ne sont pas encore professionnels. Il joue en club avec les Queensland Reds, représentant la province du Queensland dans le Super 6 (ancêtre du Super Rugby) en 1992. Avec les Reds, Eales remporte la première et unique saison de Super 6, qui laisse sa place au Super 10 de 1993 à 1995. A partir de 1996, la Super 10 devient le Super 12, mais John Eales ne remportera aucune édition du Super 12 avec les Reds après avoir été sacré à trois reprises avec son équipe en 1992, 1994 et 1995. Au sein de la franchise australienne, Eales dispute 112 matchs et inscrit 402 points. Il détient le record de points inscrits par un avant en Super 12.

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© ESPN

La carrière de John Eales a surtout été marquée par ses performances avec l’Australie. Il intègre l’équipe nationale pour la première fois en juillet 1991, pour affronter le Pays de Galles, seulement un an après le début de sa carrière en club. Ce premier match est un succès pour Eales et les Wallabies qui l’emportent 63-6. Le jeune australien est ensuite retenue pour la deuxième Coupe du monde de l’Histoire qui se joue en Angleterre à l’automne 1991. Lors de ce tournoi, Eales, alors âgé de 21 ans, est déjà un élément clé de l’équipe des Wallabies. En phase de poule, il est titulaire au poste de deuxième ligne. L’Australie réalise le sans-faute en se défaisant d’abord des Argentins (32-19), avant de venir difficilement à bout des Samoa (9-3) puis de l’emporter facilement contre les Gallois (3-38). En quart, les Australiens battent les Irlandais malgré une belle adversité avant de retrouver leurs voisins néo-zélandais en demie, pour une victoire (16-6) des Wallabies. John Eales et ses coéquipiers affrontent l’Angleterre, qui joue à domicile, en finale. Les Australiens s’imposent à Twickenham après avoir fait le break dès la première mi-temps. Ils soulèvent alors leur première Coupe du monde. John Eales ne marque aucun point pendant la compétition mais est déjà un maillon essentiel dans le jeu des Wallabies.

En 1992, après avoir remporté son premier titre en Super 6 avec les Reds, le néo-champion du monde se blesse à l’épaule lors de la tournée d’automne en Grande-Bretagne. Il est alors éloigné des terrains pendant un an. En 1994, il revient pour remporter un nouveau titre avec Queensland, en Super 10. Performance qu’il réitère en 1995 avant la Coupe du monde en Afrique du Sud. Dans cette compétition, les champions du monde en titre ont plus de difficultés. John Eales est l’un des seuls joueurs australiens à avoir été à son meilleur niveau, malgré la défaite d’entrée face à l’Afrique du Sud et l’élimination subie dès les quarts de finale contre des Anglais revanchards. Il a même suppléé Michael Lynagh au pied levé contre la Roumanie dans sa tâche de buteur, peu habituel pour un deuxième ligne.

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© Planet Rugby

Eales est récompensé de ses performance en s’emparant du capitanat en 1996. Son charisme peut alors s’exprimer pleinement. Buteur sur plusieurs matchs de la sélection, Eales aligne les performances de haut vol et remet les Wallabies sur le chemin du succès. Malgré tout, l’équipe de John Eales ne parvient pas à performer dans les premiers Tri-Nations. Lors des deux premières éditions de 1996 et 1997, l’Australie termine troisième, puis gagne une place au terme des éditions 1998 et 1999.



 

La Coupe du monde 1999 se déroule au Pays de Galles. Au sommet de son art, Eales survole la compétition. Après avoir écrasé la Roumanie (57-9) pour son premier match, l’Australie domine ensuite facilement l’Irlande (23-3) et les Etats-Unis (55-19). Premiers de leur poule, les Wallabies ne font qu’une bouchée des hôtes gallois en quart avant une victoire plus accrochée contre l’Afrique du Sud en demi-finale. Au terme de la compétition, Eales reçoit le trophée William Webb Ellis pour la première fois en tant que capitaine des mains de la reine Elizabeth II au Millennium Stadium de Cardiff, après avoir battu la France (35-12) en finale.

Deux ans plus tard et deux Tri-Nations ajoutés au palmarès, Eales se retire après une dernière victoire dans le Tri-Nations obtenue lors de son dernier match contre les All Blacks à Sydney. Avec la sélection, il a inscrit 173 points en 86 sélections et assumé le capitanat à 55 reprises.

eales coupe du monde
© Radio Sport

Son palmarès

John Eales fait partie des cinq joueurs avec Tim Horan, Jason Little, Phil Kearns et Dan Crowley, à avoir remporté deux Coupes du monde.

Palmarès en club Palmarès en sélection
1 titre en Super 6 avec Queensland (1992)

2 titres en Super 10 avec Queensland (1994 et 1995)

2 titres de Champion du monde (1991 et 1999)

2 titres en Tri-Nations (2000 et 2001)

3 titres en Bledisloe Cup (1998, 2000 et 2001)

Ses distinctions

– En 1995, John Eales a été élu joueur australien de l’année.

– Il a reçu l’Ordre de l’Australie en 1999 pour ses services à la communauté et au rugby.

– En 2001, il reçoit l’IRB Chairman’s Award (aujourd’hui renommé trophée Vernon Pugh), l’une des récompenses les plus prestigieuses remise par l’IRB pour récompenser la carrière des meilleurs joueurs.

– Depuis 2002, Eales a donné son nom à la médaille John Eales, décernée chaque année au meilleur joueur de rugby australien.

– En 2010, John Eales a été nommé au conseil d’administration de l’Australian Rugby Union Board à la suite du départ à la retraite de l’ancien chef des forces de défense, le général Peter Cosgrove.

 

Direction Tokyo pour l’Équipe de France de rugby-fauteuil !

france rugby-fauteuil

Pendant cinq jours, sept équipes se sont disputées les deux billets à gagner pour les Jeux Paralympiques de Tokyo prévus du 25 août au 6 septembre prochain. Après un parcours en phase de poule maîtrisé, les Bleus n’ont pas raté leur toute dernière chance de se qualifier pour les Jeux, en remportant leur match de barrage face à l’Allemagne.

france rugby-fauteuil

© BCWSA – Kevin Bogetti-Smith

Une phase de poule quasi parfaite

Au sein de l’Anneau Olympique de Richmond, au Canada, la France devait affronter les six autres nations en lice et terminer dans les quatre premiers d’une poule unique pour s’offrir un match de barrage. Les hommes d’Olivier Cusin ont entamé leur tournoi mercredi par une victoire 51 à 32 contre l’Allemagne. Ils ont ensuite enchaîné deux nouvelles victoires jeudi, face à la Suède d’abord (48-31), puis contre la Colombie (54-36). Lors du 4ème match de poule, les Bleus ont dominé le Brésil pour l’emporter sur le score de 53 à 36. Tout au long du match, les tricolores ont imposé leur rythme pour creuser un écart suffisant. Un peu plus tard, ce sont les Suisses qui ont fait les frais de la qualité de jeu proposé par l’équipe de France, battus 52 à 36. 

Le dernier match de la phase de poule s’annonçait plus relevé face au pays hôte, également invaincu lors de ses cinq premiers matchs. Malgré trois premiers quart-temps équilibrés, les Bleus ont toujours compté quelques points de retard au tableau d’affichage avant de craquer en fin de match, s’inclinant de 10 points au final (50-40). Toutefois, les Français avaient déjà fait l’essentiel sur les premières rencontres et étaient qualifiés pour le match de barrage.



La France et le Canada au-dessus du lot

Deuxième de la phase de poule, la France retrouvait son premier adversaire du tournoi pour le match de barrage : l’Allemagne. Après un début de match accroché, les Bleus n’ont pas tardé à hausser leur niveau de jeu pour déjà mener de 6 points à la fin du premier quart-temps. Puis, les tricolores ont accentué leur écart, menant de 11 points à la pause. Sérieux jusqu’au bout, les joueurs d’Olivier Cusin n’ont cessé d’accroître leur avance pour au final vaincre facilement les Allemands 54 à 30 et atteindre leur objectif : se qualifier pour les Jeux Paralympiques de Tokyo.

Dans le second match de barrage, les Canadiens ont battu la Colombie 57 à 46, signant ainsi leur septième victoire en autant de match et décrochant le deuxième billet pour Tokyo.

 

Équipes du 6 Nations : l’histoire de l’Écosse

Le Tournoi des 6 Nations 2020 est l’occasion d’en savoir plus sur les équipes qui participent au tournoi. Place au prochain adversaire du XV de France : l’Écosse !

© Icon Sport

Histoire du XV du Chardon

Les débuts de l’équipe écossaise

L’Écosse dispute le premier match international officiel de rugby en 1871 contre l’Angleterre. Elle remporte le match 4 à 1 au stade de Raeburn Place, stade de cricket à Édimbourg. Lors du match retour l’année suivante, l’Écosse s’incline 3 à 8. Après plusieurs matchs entre les Anglais et les Écossais, l’Irlande débute également avec son équipe nationale sur le plan international à partir de 1875. Ainsi l’Écosse joue son premier match contre les irlandais en 1877  et remporte le match 20 à 0. En 1886, l’Écosse remporte pour la première fois le Tournoi britannique, créé quatre ans plus tôt. Le XV du Chardon s’empare de la Triple couronne en battant les trois autres équipes britanniques en 1891, avant de réitérer en 1895.

Lors du Tournoi britannique de 1901, l’Écosse récidive et gagne le tournoi ainsi que la Triple couronne. Elle remporte également les tournois de 1903 et 1904. En 1905, la Nouvelle Zélande présente pour la première fois une équipe “les Originals”. Les Écossais reçoivent cette équipe et s’inclinent 12 à 7. En 1906, les Sud-Africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande. Les Springboks perdent contre les Écossais 0 à 6. En 1907,  l’équipe nationale écossaise remporte à nouveau le Tournoi et une Triple couronne.

En 1910, l’Écosse dispute pour la première fois un match contre l’équipe de France lors du Tournoi des Cinq Nations. Elle remporte le match 27 à 0, l’année suivante c’est au tour de la France de s’imposer 16 à 15. 

L’entre deux guerres

Après la Première Guerre Mondiale, les rencontres internationales reprennent. Jusqu’en 1925, les rencontres internationales de rugby sont disputées à Inverleith. Le premier stade de Murrayfield est inauguré en 1925. Alors que l’Écosse a remporté ses matchs contre la France, le Pays de Galles et l’Irlande, elle rencontre l’Angleterre au stade Murrayfield. L’Écosse remporte son match 14 à 11 et elle obtient son premier Grand Chelem. 

En 1926,  l’Écosse est la première nation européenne à battre les Anglais à Londres, 17 à 9. Elle gagne un second Tournoi consécutif, une victoire partagée avec les irlandais.  En 1929, les écossais s’imposent à nouveau dans le Tournoi avant de connaître des défaites lors des tournois les années suivantes. En 1933, puis en 1938, l’Écosse gagne le Tournoi britannique et la Triple couronne, alors que la France est exclue pendant cette période. Il faudra ensuite attendre 46 ans pour revoir l’équipe nationale écossaise remporter la Triple couronne.



 

La reprise difficile après la Seconde Guerre Mondiale

Après la Seconde Guerre Mondiale, les Écossais connaissent des années difficiles et de nombreuses défaites. Dans les années 60, l’Écosse prend plusieurs fois la deuxième place du Tournoi avant de remporter en 1964 le Tournoi des Cinqs Nations avec les Gallois. Entre 1970 et 1977, le XV du Chardon connaît de nombreuses victoires à domicile. Entre 1977 et 1980, l’Écosse ne s’impose dans aucun de ses matchs. En 1984, elle remporte le deuxième Grand Chelem de son histoire, avant de récolter une cuillère de bois l’année suivante.

En 1986, l’Écosse débute le tournoi en remportant le match contre les Français avant de partager la victoire du Tournoi des Cinqs Nations avec eux. Elle remporte à nouveau en 1990, le tournoi ainsi que le troisième Grand Chelem de son histoire.

En 1996, l’Écosse s’impose à nouveau dans ses trois premiers matchs avant d’affronter les Anglais. Comme en 1995, elle échoue face à l’équipe anglaise. En 1999,  l’Écosse prend sa revanche en remportant le dernier Tournoi des Cinqs Nations avec trois victoires. Depuis 2000, l’équipe écossaise ne connaîtra plus de consécration dans le Tournoi des 6 Nations et termine en 2004, 2012 et 2015 avec la cuillère de bois.

Enfin, les joueurs emblématiques de l’équipe écossaise restent à ce jour Gordon Brown, Gavin Hastings, Andy Irvine, Ian McGeechan et Ian Smith.


© Six Nations Rugby

Blason et hymne

L’emblème de l’équipe nationale d’Écosse est le chardon (l’un des symboles nationaux). Selon la légende, lors d’une attaque nocturne de danois, les Écossais sont sauvés de justesse par les cris de douleurs de leurs ennemis vikings marchant et tombant sur des chardons. 

L’Écosse n’a pas d’hymne national officiel, seul l’hymne du Royaume-Uni a été officialisé. Or  à partir des années 1990 la fédération écossaise de rugby à XV décide que la chanson “The Flower of Scotland” de The Corries sera désormais jouée avant chaque match. “The Flower of Scotland” est l’un des hymnes nationaux officieux de l’Écosse. Trop agressive et jugée vindicative à l’égard des Anglais pour certains, cet hymne a fait l’objet de plusieurs pétitions. Or  “The Flower of Scotland” reste pour les Écossais en tête des hymnes de l’Écosse devant “Scotland the Brave” et “God Save the Queen”.

© Scottish Rugby Union

 

Couleur du maillot

Pas de kilts pour l’équipe nationale écossaise,les joueurs portent un maillot bleu marine et blanc avec un chardon sur le coeur, un short  bleu et des chaussettes bleues. Or, la tenue traditionnelle était composée avec un short blanc. On retrouve également des touches de tartan (tissu avec des rayures horizontales et verticales de différentes couleurs, sur un fond coloré) sur le maillot. En effet  le tartan est notamment utilisé pour fabriquer les kilts.

© Macron

 

Palmarès

Malgré ses 9 participations en Coupe du monde, l’Écosse n’a encore jamais remporté la coupe Webb Ellis. Même si l’équipe nationale écossaise est très souvent qualifiée pour les phases finales. Sa meilleure performance reste à ce jour sa quatrième place en 1991.

Alors que l’Écosse a avec le Pays de Galles et l’Irlande, le plus de participations dans le Tournoi, elle se classe à la 4eme place du palmarès. L’Écosse compte 22 victoires dont 3 Grands Chelems en (1925,1984 et 1990).

 

Sevens Series : Cap sur Vancouver pour la sixième étape masculine

france sevens vancouver

Ce weekend se jouera à Vancouver la deuxième étape nord-américaine, une semaine après le tournoi de Los Angeles. Lors de ce dernier, les Bleus ont terminé à la septième place après s’être inclinés en quart de finale face à la Nouvelle-Zélande (29-14), puis contre les Etats-Unis (24-5) en match de classement. 

france sevens vancouver

A Vancouver, l’Équipe de France tentera de rééditer sa performance de l’année dernière où elle avait atteint la finale de l’étape canadienne. A ce stade de la saison des World Rugby Sevens Series, les tricolores occupent une belle quatrième place au classement général.

Les poules du tournoi de Vancouver

Comme à Los Angeles, la France se retrouve dans la poule des Fidji, qui l’a au passage délogée du podium au classement général. Les deux nations seront accompagnées du pays hôte et du Pays de Galles lors de cette sixième étape du circuit mondial.

Poule A Poule B Poule C Poule D
Afrique du Sud  Fidji Nouvelle-Zélande Australie
Angleterre France Irlande Etats-Unis
Argentine Canada Espagne Samoa
Japon Pays de Galles Kenya Ecosse



Le programme

Les matchs de poule se joueront à partir de samedi à 18h00 et jusque dans la nuit de samedi à dimanche. L’équipe de France débutera à 20h15 contre le Canada. Quant à la phase finale, elle débutera dimanche en fin d’après-midi.

Les matchs de poule des Bleus (heure française)

– Samedi 7 mars à 20h15 : France – Canada

– Samedi 7 mars à 23h27 : France – Pays de Galles

– Dimanche 8 mars à 03h33 : Fidji – France

Les quarts de finale auront lieu dimanche à partir de 17h43, les demies à partir de 23h14 et la finale lundi matin à 02h28.

 

Rugby Fauteuil : la France joue sa place pour les Jeux de Tokyo !

france rugby fauteuil

Du 4 au 8 mars, l’Anneau Olympique de Richmond, au Canada, accueille le tournoi de qualification paralympique de rugby-fauteuil de la IWRF (Fédération Internationale de rugby-fauteuil). L’Équipe de France fait partie des sept équipes qui se disputeront les deux places qualificatives pour les Jeux Paralympiques de Tokyo qui auront lieu du 25 août au 6 septembre prochain. Le Japon, l’Australie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Danemark et la Nouvelle-Zélande ont déjà décroché leur billet.

france rugby fauteuil

© Fédération Française Handisport

Objectif Tokyo pour l’Équipe de France

Le rugby-fauteuil est devenu paralympique aux Jeux de Sydney en 2000 après une démonstration aux Jeux Paralympiques d’Atlanta en 1996. La France a participé pour la première fois aux Jeux Paralympiques à Londres en 2012, où elle a terminé dernière. En 2016, à Rio, les Bleus ont fait mieux en se classant septièmes.

Les hommes d’Olivier Cusin avaient une première chance de se qualifier pour Tokyo 2020 l’été dernier. Ils ont participé au championnat d’Europe au Danemark mais ont terminé à la troisième place après avoir été battue par le Danemark en demi-finale. Malheureusement, seuls les deux équipes finalistes étaient directement qualifiées pour les jeux de Tokyo.

Sept nations pour deux places

Ce tournoi qualificatif est la dernière chance pour la France de se qualifier pour les prochains Jeux Paralympiques. Elle devra atteindre la finale pour décrocher le fameux billet. Face à elle, six pays qui espèrent également se qualifier : le Canada, la Suède, l’Allemagne, la Suisse, le Brésil et la Colombie. A l’origine, le tournoi qualificatif devait être divisé en deux poules de 4 équipes, mais suite au forfait de la Thaïlande pour cause de coronavirus, il n’y aura qu’une poule regroupant les sept équipes. Les quatre meilleures disputeront des barrages et les deux nations gagnantes seront qualifiées pour Tokyo.



 

Le programme du TQP à Vancouver

Suite au forfait de la Thaïlande, un nouveau programme a été dévoilé par l’IWRF. La France affrontera toutes les autres nations, en commençant par l’Allemagne à 21h00 (heure française) mercredi.

 

Jour Heure (française) Equipe 1 Equipe 2
Mercredi 4 mars 21h00 Allemagne France
Mercredi 4 mars 21h00 Brésil Suisse
Mercredi 4 mars 23h00 Suède Colombie
Jeudi 5 mars 01h30 Suisse Canada
Jeudi 5 mars 03h30 Brésil Allemagne
Jeudi 5 mars 19h00 Colombie Canada
Jeudi 5 mars 19h00 France Suède
Jeudi 5 mars 21h00 Allemagne Suisse
Vendredi 6 mars 01h00 Canada Brésil
Vendredi 6 mars 01h30 Colombie France
Vendredi 6 mars 03h00 Suède Suisse
Vendredi 6 mars 19h00 France Brésil
Vendredi 6 mars 19h00 Allemagne Colombie
Vendredi 6 mars 21h00 Canada Suède
Samedi 7 mars 01h00 Suisse France
Samedi 7 mars 03h00 Canada Allemagne
Samedi 7 mars 19h00 Colombie Brésil
Samedi 7 mars 21h00 Suède Allemagne
Samedi 7 mars 23h00 France Canada
Dimanche 8 mars 01h00 Suisse Colombie
Dimanche 8 mars 03h00 Brésil Suède

Le premier match de barrage se jouera dimanche 8 mars à 21h00 (heure française) et le second à 23h00 (heure française).

Pour voir ou revoir les matchs, cliquez ici !

La compo de l’Équipe de France

Numéro Nom Classification*
1 Nicolas Valentim 2.0
2 Nicolas Rioux 2.0
3 Cédric Nankin 1.5
4 Adrien Chalmin 0.5
5 Rodolphe Jarlan 2.5
7 Matthieu Thiriet 1.5
10 Brice Maurel 2.5
13 Christophe Salegui 3.0
14 Jordan Ducret 1.0
21 Jonathan Hivernat 3.0
33 Sébastien Verdin 3.0
44 Corentin Le Guen 0.5

*Les joueurs sont classés en catégories selon leur handicap. Ils reçoivent entre 0,5 et 3,5 points. Sur le terrain, l’équipe est composée de 4 joueurs dont le nombre total de points ne doit pas dépasser 8 points.

 

Zoom sur : le Stade Toulousain

stade toulousain

Depuis le début de la saison de Top 14, RugbyZAP vous a présenté les clubs du championnat. Terminons ce tour d’horizon par le champion de France en titre : le Stade Toulousain !

Les origines du club

En 1890, le football-rugby débarque à Toulouse. Quelques élèves du lycée Pierre de Fermat se passionnent pour ce nouveau sport et jouent leurs premiers matchs à la prairie des Filtres. En 1897, alors qu’ils sont devenus universitaires, ils créent le Stade Olympien des Etudiants Toulousains (SOET). D’autres clubs voient le jour tels que le Sport Athlétique Toulousain (SAT) et l’Union Sportive de l’Ecole Vétérinaire (USEV), qui fusionneront en 1905 pour devenir le Véto-Sport Toulousain. Le SOET et le Véto-Sport tentent alors de se structurer mais leurs installations dans les quartiers Bourrassol et des Récollets demeurent très inconfortables.

En 1907, une association de notables toulousains récolte 60 000 francs nécessaires à l’achat d’un terrain dans le quartier des Ponts-Jumeaux. A l’initiative du projet, Ernest Wallon, doyen de la Faculté de droit, apporte un sixième des actions. La fusion entre le SOET et le Véto-Sport Toulousain donnent alors naissance au Stade Olympien Véto Sport Toulousain, qui devient par raccourci le Stade Toulousain. Cinq ans plus tard, l’équipe du Stade Toulousain, surnommée “la Vierge Rouge” décroche son premier Bouclier de Brennus.

Son palmarès en France

Le Stade Toulousain est le club le plus titré en championnat de France avec 20 Boucliers de Brennus à son actif. Il a notamment connu la gloire dans les années 1920 et les années 1980-1990 (1912, 1922, 1923, 1924, 1926, 1927, 1947, 1985, 1986, 1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001, 2008, 2011, 2012 et 2019). Les Rouge et Noir ont également été vainqueurs de la Coupe de France à 4 reprises (1946, 1947, 1984 et 1998) et ont décrochés 4 titres au Challenge Yves du Manoir (1934, 1988, 1993 et 1995).

Son palmarès en Europe

En 1996, le Stade Toulousain a remporté la première édition de la Coupe d’Europe de rugby. S’en sont suivies trois autres titres dans cette compétition, en 2003, 2005 et 2010. A noter que Toulouse a toujours participé à la Coupe d’Europe, sauf pendant la saison 2017-2018 où le club était engagé en Challenge Européen.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec le ST Nombre d’années au club Nombre de points
Jean Bouilhou 392 14 112
Florian Fritz 380 14 355
Clément Poitrenaud 373 15 343
Vincent Clerc 337 14 660
Romain Millo-Chluski 316 16 15
Maxime Médard* 315 16 525
William Servat 315 14 95
Yannick Jauzion 300 11 317
Fabien Pelous 300 12 60
Cédric Heymans 260 10 435

*Joueur toujours en activité au Stade Toulousain : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Dorian Aldegheri Pilier 4 août 1993 France
Cyril Baille Pilier 15 septembre 1993 France
Clément Castets Pilier 5 mai 1996 France
Charlie Faumuina Pilier 24 décembre 1986 Nouvelle-Zélande
Rodrigue Neti Pilier 28 avril 1995 France
Paulo Tafili Pilier 15 février 1996 France
Maks van Dyk Pilier 21 janvier 1992 Afrique du Sud
Guillaume Marchand Talonneur 5 juin 1998 France
Julien Marchand Talonneur 10 mai 1995 France
Peato Mauvaka Talonneur 10 janvier 1997 France
Rory Arnold 2e ligne 1er juillet 1990 Australie
Bastien Chalureau 2e ligne 13 février 1992 France
Richie Gray 2e ligne 24 août 1989 Ecosse
Iosefa Tekori 2e ligne 17 décembre 1983 Samoa
Florian Verhaeghe 2e ligne 27 avril 1997 France
Carl Axtens 3e ligne 26 août 1991 Nouvelle-Zélande
François Cros 3e ligne 25 mars 1994 France
Rynhardt Elstadt 3e ligne 20 décembre 1989 Afrique du Sud
Gillian Galan 3e ligne 7 août 1991 France
Jerome Kaino 3e ligne 6 avril 1983 Nouvelle-Zélande
Louis-Benoît Madaule 3e ligne 24 septembre 1988 France
Antoine Miquel 3e ligne 20 juin 1994 France
Alban Placines 3e ligne 23 avril 1993 France
Selevasio Tolofua 3e ligne 31 mai 1997 France
Sébastien Bézy Mêlée 22 novembre 1991 France
Antoine Dupont Mêlée 15 novembre 1996 France
Pierre Pagès Mêlée 16 mai 1990 France
Zack Holmes Ouverture 30 mai 1990 Australie
Romain Ntamack Ouverture 1er mai 1999 France
Tristan Tedder Ouverture 17 avril 1996 Afrique du Sud
Pita Ahki Centre 24 septembre 1992 Nouvelle-Zélande
Théo Belan Centre 15 novembre 1992 France
Pierre Fouyssac Centre 17 mars 1995 France
Sofiane Guitoune Centre 27 mars 1989 France
Maxime Mermoz Centre 28 juillet 1985 France
Arthur Bonneval Ailier 31 mai 1995 France
Yoann Huget Ailier 2 juin 1987 France
Cheslin Kolbe Ailier 28 octobre 1993 Afrique du Sud
Lucas Tauzin Ailier 21 mai 1998 France
Matthis Lebel Arrière 25 mars 1999 France
Maxime Médard Arrière 16 novembre 1986 France
Thomas Ramos Arrière 23 juillet 1995 France

 

La saison dernière, le Stade Toulousain a terminé premier de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 21 victoires, 2 nuls et 3 défaites. Les Rouge et Noir ont ensuite décroché le Bouclier de Brennus en s’imposant en finale face à Clermont. Cette année, le club a pour objectif de se qualifier de nouveau pour la phase finale et pourquoi pas remporter son vingt-et-unième titre de champion de France.

 

Equipes du 6 Nations : l’histoire de l’Angleterre

England

Le Tournoi des 6 Nations 2020 est l’occasion d’en savoir plus sur les équipes qui participent au tournoi. Après le Pays de Galles, place à l’Angleterre !

England

© Bath Chronicle

Histoire du XV de la Rose

Lorsqu’on évoque le rugby, on pense forcément à l’Angleterre. En 1823, alors que William Webb Ellis dispute un match de football, il se saisit du ballon à deux mains. C’est ainsi qu’est né le sport au ballon ovale, dans la ville de Rugby dans le centre de l’Angleterre. Et près d’un demi siècle plus tard, les anglais bâtissent leur équipe nationale : le XV de la Rose. L’Angleterre dispute ce qui est le premier match international officiel de rugby en 1871 contre l’Ecosse. Cette dernière remporte le match 4 à 1 au stade de Raeburn Place à Édimbourg. Le match retour a lieu en Angleterre quasiment un an plus tard. Cette fois les anglais s’imposent 8 à 3 et décrochent leur première victoire. 

Il faut attendre 1875 pour que l’Angleterre ait un nouvel adversaire : l’Irlande, puis le Pays de Galles à partir de 1881. Les anglais s’imposent lors de ces deux matchs contre leurs nouveaux adversaires britanniques. L’année 1882 marque ensuite le début du Tournoi britannique entre les quatre équipes. L’Angleterre remporte les deux premières éditions en gagnant tous ses matchs.

Après des victoires partagées avec l’Ecosse en 1886 et 1890, ainsi qu’un nouveau titre en 1892,  le XV de la Rose va connaître une période noire. En effet, elle ne remporte aucun Tournoi britannique entre 1893 et 1909… Cette période est toutefois synonyme de nouveaux adversaires tels que la France, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud.

England_rugby_team_1905

A partir de 1910, l’Angleterre retrouve des couleurs, notamment grâce à de bonnes performances dans son nouveau stade de Twickenham. Pour la première édition du Tournoi des 5 nations, avec l’arrivée de la France, les anglais réalisent le Petit Chelem en faisant match nul contre l’Irlande mais en remportant ses trois autres matchs. Puis, hormis un faux pas en 1911, l’Angleterre enchaîne trois autres titres jusqu’à la Grande Guerre. Elle reprend du service dès 1920 avec une victoire partagée avec le Pays de Galles et l’Ecosse avant de s’imposer à trois reprises entre 1921 et 1924, puis de réaliser le Grand Chelem en 1928.

Le succès continue dans les années 1930 avec cinq tournois gagnés, dont quatre sans jouer contre la France, exclue entre 1932 et 1939. Le tournoi est ensuite logiquement interrompu jusqu’en 1947 pour cause de guerre, année où la France le réintègre, et l’Angleterre s’impose dans le tournoi à égalité avec le Pays de Galles. Dans les années 1950 et au début des années 1960, le XV de la Rose remporte six autres Tournois des 5 Nations (1953, 1954, 1957, 1958, 1960 et 1963. Toutefois, les anglais vont ensuite connaître une longue période de disette, ne gagnant aucun tournoi en seize ans, si on exclue le tournoi de 1973 où les cinq équipes ont fini à égalité.

england rugby 1980

© Colorsport

L’Angleterre renoue avec le titre en 1980, réalisant le Grand Chelem. Mais les blancs retombent vite dans leur travers et sont les seuls à ne pas remporter le Tournoi des 5 Nations jusqu’en 1990. Le XV de la Rose revient ensuite sur le devant de la scène européenne, avec quatre Tournois des 5 Nations glanés dans les années 1990. En Coupe du monde, les anglais réalisent aussi de beaux parcours avec une finale à domicile en 1991, perdue face à l’Australie, et une demi-finale quatre ans plus tard. L’édition 1999 est en revanche moins glorieuse avec une élimination en quart contre l’Afrique du Sud.

Au début des années 2000, l’Angleterre connaît son âge d’or. D’abord avec deux titres d’affilée en 2000 et 2001, dans ce qui est désormais devenu le Tournoi des 6 Nations. Après une deuxième place derrière la France en 2002, les anglais réalisent le Grand Chelem l’année suivante. A l’automne 2003, la Coupe du monde fait son retour en Australie. Le XV de la Rose réalise le sans faute dans la poule C, en s’imposant notamment contre les Springboks, puis éliminent le Pays de Galles en quart de finale. Les hommes de Clive Woodward ont ensuite rendez-vous avec la France en demie, qu’ils battent facilement 24 à 7. Sa victoire en finale face aux Wallabies la propulse au sommet du rugby mondial.

© Sky Sports

L’après Coupe du monde est compliqué pour l’Angleterre qui voit partir à la retraite plusieurs de ses joueurs tels que le capitaine Martin Johnson, Neil Back, Kyran Bracken et Jason Leonard. Elle ne remporte aucun Tournoi des 6 Nations jusqu’à la fin des années 2000. Le XV de la Rose parvient néanmoins à se hisser jusqu’en finale de la Coupe du monde 2007, mais s’incline devant l’Afrique du Sud. 

L’année 2011 est marquée par un nouveau titre en Tournoi des 6 Nations. Quelques mois plus tard, l’Angleterre participe à la septième Coupe du monde et espère accrocher une troisième finale d’affilée. Mais le rêve des anglais s’écroule en quart après avoir été battus par la France 19 à 12 en quart de finale. Puis, malgré de bons résultats au 6 Nations, le XV de la Rose voient s’échapper le titre quatre années de suite, terminant à chaque fois à la deuxième place. Et 2015 s’achève de la pire des manières avec une élimination dès les phases de poule de la Coupe du monde. Une première pour l’Angleterre, qui jouait en plus à domicile. Revanchards, les anglais remportent ensuite le Tournoi des 6 Nations en 2016 puis en 2017. Lors de la Coupe du monde 2019 au Japon, ils atteignent la finale pour la quatrième fois de leur histoire suite à leur victoire sur la Nouvelle-Zélande en demie. Ils s’inclinent cependant pour la troisième fois en finale, la seconde contre l’Afrique du Sud.



 

Origine de son blason

Contrairement aux autres sélections nationales qui ont opté pour le symbole des Trois Lions en référence aux armoiries de l’Angleterre, la Fédération Anglaise de Rugby se démarquer avec sa rose de couleur rouge. C’est en 1871 (dès sa création) que la rose est adoptée comme emblème de l’équipe de rugby. Elle fait référence à la Guerre des deux Roses, une guerre civile qui a opposé la maison royale de Lancastre à celle d’York entre 1453 et 1483. La première avait pour emblème une rose rouge et la seconde un rose blanche, d’où le surnom de cette guerre civile. Henri VII, qui ouvrira la dynastie des Tudors se maria ensuite avec Elisabeth d’York. Cette union aboutit sur la création de la rose Tudor rouge à cœur blanc, souvent associée à l’Angleterre de nos jours.

Couleur du maillot

Le drapeau de l’Angleterre représente la croix de Saint Georges, rouge sur fond blanc, depuis la fin du XIIe siècle. C’est donc tout naturellement que l’équipe de rugby anglaise adopte l’une de ces deux couleurs sur son maillot. Pour l’Angleterre et l’Ecosse, le choix fut simple. Ces deux équipes ayant disputé le premier match officiel opposant deux sélections nationales en 1871, la couleur du maillot fut choisie en fonction des fonds des deux drapeaux, à savoir le blanc pour l’Angleterre et le bleu pour l’Ecosse. Couleurs qui sont toujours d’actualité aujourd’hui.

Palmarès

Seule équipe de l’hémisphère nord championne du monde.

L’Angleterre possède un palmarès bien fourni. Sur le plan international, le XV de la Rose peut se targuer d’avoir remporté une Coupe du monde, en 2003 et disputé trois autres finales en neuf participations. Sur la scène européenne, les anglais en sont déjà à 38 victoires dans le tournoi des Six Nations, dont 13 Grands Chelems (1913, 1914, 1921, 1923, 1924, 1928, 1957, 1980, 1991, 1992, 1995, 2003 et 2016), le record actuel.

Sevens Series : Etape masculine à Los Angeles

Sevens series Los Angeles

Après deux tournois terminés sur le podium à Cape Town et à Hamilton, les Bleus ne sont pas parvenus à faire mieux qu’une neuvième place à Sydney début février. Les hommes de Jérôme Daret entendent bien renouer avec le dernier carré et revenir de Los Angeles avec la médaille. Les français affronteront les Fidji, vainqueurs à Sydney, ainsi que l’Argentine et la Corée du Sud pendant la phase de poule. Ils auront toutes leurs chances de se qualifier avec le retour de la formule traditionnelle comprenant des quarts de finale. Début du tournoi samedi à partir de 18h45 heure française.

Sevens series Los Angeles

Les poules du tournoi de Los Angeles

Troisièmes au classement général, les tricolores se retrouvent dans la poule A avec les Fidji, qui ont remporté le dernier tournoi en Australie. Décevants depuis le début de la saison, il faudra se méfier du retour en force des fidjiens… L’équipe de France affronteront également l’Argentine, huitième au classement et qui a battu les Bleus en match de classement à Sydney, ainsi que la Corée du Sud, invitée à l’occasion du tournoi californien.

Poule A Poule B Poule C Poule D
Fidji Afrique du Sud Etats-Unis Angleterre
Argentine Irlande Australie Nouvelle-Zélande
France Canada Ecosse Pays de Galles
Corée du Nord Kenya Samoa Espagne



Le programme

Les matchs de poule se joueront à partir de samedi à 18h45 et jusque dans la nuit de samedi à dimanche. L’équipe de France débutera à 19h29 contre l’Argentine. Quant à la phase finale, elle se déroulera dimanche à partir de 17h15.

Les matchs de poule des Bleus (heure française)

– Samedi 29 février à 19h29 : Argentine – France

– Samedi 29 février à 22h47 : Fidji – France

– Dimanche 1er mars à 01h43 : France – Corée du Sud

Les quarts de finale auront lieu dimanche à partir de 17h15, les demies à partir de 22h23 et la finale lundi matin à 01h26.

 

Portrait de rugbyman : Martin Johnson

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au colosse anglais Martin Johnson !

Martin Johnson

Ses débuts dans le rugby

Né le 9 mars 1970 à Solihull, au sud-est de Birmingham, Martin Johnson déménage avec sa famille à Market Harborough, non loin de Leicester l’année de ses 7 ans. Il fréquente successivement la Ridgeway Primary School, Welland Park et l’école supérieure Robert Smyth School à Market Harborough. C’est là qu’il s’essaie au rugby, mais également au football américain. Johnson choisit finalement le rugby après avoir joué au football américain pendant une saison avec les Leicester Panthers. En 1987, il rejoint la sélection de rugby à XV  des écoles anglaises. Grâce à sa progression fulgurante, il rejoint l’équipe espoir des Leicester Tigers dès l’année suivante, puis il fait ses premiers pas dans le championnat anglais avec l’équipe fanion en 1989.

Sa carrière professionnelle

Après quelques matchs avec Leicester, Martin Johnson prend la direction de la Nouvelle-Zélande et rejoint l’équipe de King Country, après avoir été convaincu par l’ancien All Black Colin Meads. Il évolue alors en deuxième division du championnat inter-provincial néo-zélandais pendant deux ans. Le jeune anglais impressionne tellement par son niveau qu’il est sélectionné pour une tournée de deux semaines en Australie avec l’équipe des moins de 21 ans de Nouvelle-Zélande en 1991. En septembre de la même année, il fait son retour en Angleterre. Il est alors sélectionné avec l’équipe anglaise des moins de 21 ans pour affronter la Belgique et retrouve les Leicester Tigers pour évoluer de nouveau dans le championnat anglais.

Martin Johnson réalise sa première saison complète avec Leicester en 1991-1992, au terme de laquelle les Tigers terminent sixièmes. En parallèle, le géant anglais dispute deux matchs avec l’équipe d’Angleterre B et connaît ses premières sélections avec les Barbarians. La saison suivante, Johnson remporte son premier titre avec Leicester en décrochant la Coupe d’Angleterre grâce à son essai victorieux en finale face aux Harlequins. Au niveau international, il fait ses débuts avec l’équipe fanion du XV d’Angleterre contre la France lors du Tournoi des Cinq Nations, avant d’effectuer une tournée avec les Lions britanniques et irlandais en juillet 1993.

martin johnson lions

Si la saison 1993-1994 est un échec pour Johnson et Leicester (deuxième du championnat et défaite en finale de Coupe d’Angleterre contre Bath) la saison suivante est plus glorieuse. Le deuxième ligne anglais remporte son premier Tournoi des 5 Nations avec le XV de la Rose en réalisant le Grand Chelem et gagne le championnat avec les Tigers pour la première fois. En juin, il dispute la Coupe du monde qui se joue en Afrique du Sud. Avec l’Angleterre, il termine premier de sa poule et élimine l’Australie en quart de finale. Mais les anglais sont ensuite défaits par la Nouvelle-Zélande en demie et s’inclinent à nouveau en petite finale, contre la France.

Les années qui suivent sont marquées par un nouveau succès au 5 Nations en 1996, puis un second titre en Coupe d’Angleterre en 1997. Malgré une année blanche en 1998, les saisons suivantes vont être couronnées de succès pour Martin Johnson. Après trois ans de disette en Premiership, il remporte quatre titres de champion d’Angleterre consécutifs avec Leicester entre 1999 et 2002. Les Tigers sont également les “rois de l’Europe” en 2001 et 2002 après leurs succès respectifs sur le Stade Français et sur le Munster en finale de Coupe d’Europe.

martin johnson leicester

© BBC

Au niveau international, le capitaine Johnson et l’Angleterre reviennent également sur le devant de la scène en 2001, en décrochant leur premier titre du Tournoi des 6 Nations depuis l’arrivée de l’Italie l’année passée. En 2002, Martin Johnson ne connaît pas le même succès avec le XV anglais qu’avec son club, qui réalise de nouveau le doublé championnat-Coupe d’Europe. L’Angleterre termine deuxième du Tournoi des 6 Nations derrière la France et ne parvient donc pas à conserver son titre. 



Martin Johnson et ses coéquipiers du XV de la Rose connaissent toutefois la gloire en 2003. Si la saison en club est un échec, Johnson vit sa plus belle année en tant que capitaine de la sélection nationale avec la conquête de deux titres majeurs de sa carrière. Il réalise d’abord le Grand Chelem pour la seconde fois avec l’Angleterre dans le Tournoi des 6 Nations après 1995. Puis, à l’automne, il participe à sa troisième Coupe du monde qui se déroule en Australie. Les anglais réalisent le sans faute pendant la phase de poule et se qualifient pour la phase finale. Ils battent d’abord le Pays de Galles en quart, puis la France en demie et rejoignent l’Australie en finale. Johnson et les siens viennent à bout des Wallabies à la toute fin des prolongations grâce à un drop de Jonny Wilkinson. Le capitaine Martin Johnson est alors le premier capitaine anglais à soulever la coupe Webb Ellis.

Après avoir pris sa retraite internationale en janvier 2004 à l’âge de 33 ans, Martin Johnson met un terme à sa carrière de joueur en mai 2005, suite à la finale de championnat perdue avec Leicester face aux London Wasps.

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© The Telegraph

Son palmarès

Martin Johnson a effectué la majorité de sa carrière à Leicester, club avec lequel il a remporté 9 titres. Il est également le seul capitaine anglais à avoir remporté la Coupe du monde.

Palmarès en club Palmarès en sélection
5 titres de champion d’Angleterre avec Leicester (1995, 1999, 2000, 2001 et 2002)

2 titres en Coupe d’Angleterre avec Leicester (1993 et 1997) 

2 titres en Coupe d’Europe avec Leicester (2001 et 2002) 

2 titres en Tournoi des 5 Nations (1995, 1996) dont 1 Grand Chelem (1995)

2 titres en Tournoi des 6 Nations (2001 et 2003) dont 1 Grand Chelem (2003)

1 titre de Champion du monde (2003)

Ses distinctions

Martin Johnson a reçu de nombreuses distinctions individuelles pendant et après sa carrière de rugbyman. Il est nommé membre de l’Empire britannique en 1998, puis meilleur joueur du championnat anglais pour la saison 1998-1999. 

En 2004, Johnson est nommé Commandeur de l’Empire britannique pour avoir mené l’équipe d’Angleterre à la victoire pendant la Coupe du monde.

L’année suivante, il est intégré au Temple international de la renommée du rugby et, dans le cadre des célébrations du centenaire du stade de Twickenham, il est admis au Twickenham Wall of Fame, qui regroupe les cent meilleurs joueurs ayant marqué l’histoire du stade.

Enfin, en 2010, il figure sur la Dream Team européenne de l’European Rugby Cup (ERC), à savoir la meilleure équipe-type des compétitions des clubs européens au cours des quinze premières éditions.

Equipes du 6 Nations : l’histoire du Pays de Galles

pays de galles 6 nations 2019

Le Tournoi des 6 Nations 2020 est l’occasion d’en savoir plus sur les équipes qui participent au tournoi. Après la France, place au Pays de Galles !

pays de galles 6 nations 2019

© The Sun

Histoire du XV du Poireau

Le rugby serait arrivé en terres galloises vers 1850 en provenance des écoles d’élites anglaises. Et c’est trente ans plus tard que l’équipe de rugby à XV du Pays de Galles fait ses premiers pas. Après ses premiers matchs contre des clubs anglais au début des années 1880, le XV gallois est lancé dans le grand bain avec le début du Tournoi britannique (ancêtre du Tournoi des 5 Nations, puis du 6 nations). Mais il n’aura fallu qu’une petite dizaine d’années pour que les Dragons remportent leur première Triple couronne (battant l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande) en 1893.

Puis, les gallois sont entrés dans l’ère d’or au début du XXe siècle, remportant six titres entre 1900 et 1911. Pendant cette période de grand triomphe, le Pays de Galles parvient également à remporter son premier match (3 à 0) contre la Nouvelle-Zélande en 1905. Cette période, pendant laquelle les gallois n’ont perdu que sept matchs, a été décisive pour l’intégration du rugby dans l’histoire culturelle du Pays de Galles.

pays de galles rugby 1905

A partir de 1910, année d’intégration de la France au tournoi, qui devient le 5 Nations, le Pays de Galles connaît des moments plus difficiles. Jusqu’au début de la Seconde Guerre Mondiale en 1939, les Dragons se sont fait dominer dans le tournoi par les anglais, notamment jusqu’en 1924, puis par les écossais et les irlandais à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Pendant cette période, le XV du poireau ne s’est imposé qu’à sept reprises dans le Tournoi des 5 Nations (en 1911, 1920, 1922, 1931, 1932, 1936 et 1939).

L’après-guerre est toutefois plus glorieuse pour le rugby gallois avec six tournois glanés entre 1947 et 1956 notamment grâce aux joueurs de talent comme John Gwilliam, Ken Jones, Lewis Jones, Jack Matthews, Bryn Meredith, Courtenay Meredith, Cliff Morgan, Clem Thomas, Bleddyn Williams ou encore Rhys Haydn Williams.

Pendant les années 1960, la bataille fait rage entre gallois et français. Sur les dix éditions du Tournoi des 5 Nations, la France en remporte cinq et le Pays de Galles quatre. La domination des Bleus va s’arrêter dans les années 1970, tandis que celle des Dragons va s’intensifier. Lors de cette décennie, le rugby gallois connaît la gloire et éblouie le monde entier par la beauté de son rugby, notamment grâce au grand Gareth Edwards. L’équipe remporte sept tournois, dont trois Grands Chelems en 1971, 1976 et 1978.

pays de galles rugby

C’est ensuite le début d’une longue période de disette pour le rugby gallois. Dans les années 1980, les supporters du Pays de Galles n’ont qu’un seul titre (partagé en 1988 avec la France) dans le Tournoi des 5 Nations à se mettre sous la dent… tout comme dans les années 1990 avec un sacre en 1994. Les résultats ne sont pas meilleurs en Coupe du monde pendant cette période, hormis une belle troisième place pour la première édition en 1987 après avoir battu l’Australie 22 à 21 en petite finale.

Le début du nouveau millénaire repart sur de mauvaises bases avec deux quatrièmes places dans le tournoi, qui se joue désormais à six suite à l’arrivée de l’Italie, puis une cinquième place en 2002 et une cuillère de bois en 2003. Mais le Pays de Galles va remonter la pente petit à petit et réaliser notamment deux gros coups en 2005 et en 2008 en réalisant le Grand Chelem. En Coupe du monde, les gallois échouent en quart de finale en 2003, éliminés par l’Angleterre, puis dès les phases de poule lors de l’édition 2007.



 

Le XV du Pays de Galles a retrouvé des couleurs dans les années 2010. En 2011, les Dragons atteignent pour la première fois les demi-finales de la Coupe du monde. Ils sont toutefois défaits 9 à 8 par la France puis s’inclinent 21 à 18 contre les Wallabies en petite finale. L’année suivante, le Pays de Galles réalise le Grand Chelem dans le Tournoi des 6 Nations, avant de conserver son titre en 2013. Après un trou d’air de quelques années, les gallois ont réalisé une très bonne année 2019 en décrochant leur douzième Grand Chelem, puis en atteignant les demi-finales de la Coupe du monde l’automne dernier.

Coupe-du-monde-2019-Le-Pays-de-Galles

© Dico du sport

Origine de son blason

L’équipe de rugby du Pays de Galles est traditionnellement surnommée le XV du poireau. Mais pourquoi le poireau ? Selon la légende, il faut d’abord remonter à une bataille au VIe siècle, qui se serait déroulée dans un champ de poireaux. Saint David, évangélisateur du pays et saint patron du Pays de Galles, aurait alors demandé aux soldats gallois d’accrocher ce légume à leur casque avant de combattre pour se différencier des anglo-saxons, et la victoire fut galloise. Cela aurait également été le cas pour la bataille de Crécy, au XIVe siècle, où les gallois auraient en plus porté un uniforme aux couleurs du poireau, qui sont désormais présentes sur le drapeau du Pays de Galles.

Toutefois, on ne retrouve pas de poireau sur l’emblème gallois mais des plumes d’autruche. Toujours en référence à la bataille de Crécy, Edouard III, roi d’Angleterre, aurait récupéré le heaume de Jean Ier du Luxembourg, orné de trois plumes d’autruche. Il aurait alors transmis cet emblème à son fils Edouard Plantagenêt, le Prince de Galles. Presque 700 ans plus tard, les plumes sont toujours là.

blason pays de galles

Couleur du maillot

Les couleurs du drapeau du Pays de Galles étant le blanc et le vert, ce sont ces couleurs qui auraient dues être retenues. Mais ces couleurs étant déjà utilisées par l’Angleterre et l’Irlande, les gallois ont choisi la couleur rouge du dragon comme couleur de base.

maillot pays de galles

Palmarès

Pour terminer, revenons sur les principaux titres glanés par le XV du poireau.

Les gallois ont remporté au total 38 Tournois (britanniques, 6 ou 5 Nations), dont 11 victoires partagées (1906, 1920, 1932, 1939, 1947, 1954, 1955, 1964, 1970, 1973 et 1988) et 27 victoires seules (1893, 1900, 1902, 1905, 1908, 1909, 1911, 1922, 1931, 1936, 1950, 1952, 1956, 1965, 1966, 1969, 1971, 1975, 1976, 1978, 1979, 1994, 2005, 2008, 2012, 2013 et 2019). Parmi ces victoires, le Pays de Galles a remporté 12 Grands Chelems (1908, 1909, 1911, 1950, 1952, 1971, 1976, 1978, 2005, 2008, 2012 et 2019).

 

Zoom sur : le RC Toulon

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au RC Toulon !

Les origines du club

Le Rugby Club Toulonnais naît en 1908 suite à l’arrivée du rugby sur les côtes méditerranéennes. Il rassemble des joueurs, pour la plupart militaires, provenant du Stade Varois, de la Sélection Maritime et du Sporting Club Télégraphique. Le Stade Toulousain, où le rugby a commencé l’année précédente devient alors le parrain de ce nouveau club qu’est le RCT. Pendant ses premières années, le club toulonnais n’a toutefois pas d’existence officielle. Il faut attendre neuf ans pour que le RCT soit déclaré en sous-préfecture en 1917. Louis Gorlier devient alors le premier président du club toulonnais et Marius Raymond le premier secrétaire général. L’équipe est alors majoritairement composée de marins de la “Royale”.

En 1920, grâce à la générosité de Félix Mayol, chanteur et amateur d’ovalie, le Rugby Club Toulonnais dispose de son propre stade. L’équipe toulonnaise enchaîne les victoires lors de la saison 1928-1929 jusqu’à être finaliste du championnat de France contre Quillan. En 1931, le RCT entre dans l’histoire et remporte son premier Bouclier de Brennus en battant le Lyon Olympique Universitaire. 

Son palmarès en France

Le Rugby Club Toulonnais est quadruple champion de France. Après un premier titre, en 1931 donc, il aura fallu aux toulonnais 56 ans pour soulever à nouveau le Bouclier de Brennus. Le RCT devient ensuite champion de France en 1992, puis en 2014. 

En outre, Toulon a remporté le challenge Yves du Manoir en 1934 et 1970 et fut sacré champion de France de Pro D2 en 2005 et 2008.

Son palmarès en Europe

Après avoir été finaliste du Challenge européen en 2010 et 2012, le RCT a été sur le toit de l’Europe entre 2013 et 2015 en remportant trois Coupes d’Europe d’affilée.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec le RCT Nombre d’années au club Nombre de points
Jocelino Suta 233 10 35
Juan Martín Fernández Lobbe 186 9 63
Mathieu Bastareaud 183 8 105
Xavier Chiocci 177 8 55
Steffon Armitage 158 5 155
Carl Hayman 156 5 0
Sébastien Tillous-Borde 153 7 60
Martin Jágr 145 8 320
Jonny Wilkinson 141 5 1881
Matthew Giteau 120 6 323

 

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Bruce Devaux Pilier 14 novembre 1996 France
Florian Fresia Pilier 17 janvier 1992 France
Beka Gigashvili Pilier 17 février 1992 Géorgie
Jean-Baptiste Gros Pilier 29 mai 1999 France
Emerick Setiano Pilier 19 juillet 1996 France
Sébastien Taofifenua Pilier 21 mars 1992 France
Marcel Van der Merwe Pilier 24 octobre 1990 Afrique du Sud
Anthony Etrillard Talonneur 21 mars 1993 France
Bastien Soury Talonneur 18 mars 1995 France
Christopher Tolofua Talonneur 31 décembre 1993 France
Brian Alainu’uese 2e ligne 19 mars 1994 Samoa
Eben Etzebeth 2e ligne 29 octobre 1991 Afrique du Sud
Swan Rebbadj 2e ligne 15 janvier 1995 France
Romain Taofifenua 2e ligne 14 septembre 1990 France
Corentin Vernet 2e ligne 27 septembre 1996 France
Mamuka Gorgodze 3e ligne 14 juillet 1984 Géorgie
Thomas Hoarau 3e ligne 1er juin 1995 France
Facundo Isa 3e ligne 21 septembre 1993 Argentine
Raphaël Lakafia 3e ligne 28 octobre 1988 France
Liam Messam 3e ligne 25 mars 1984 Nouvelle-Zélande
Charles Ollivon 3e ligne 11 mai 1993 France
Stéphane Onambele 3e ligne 2 décembre 1993 France
Julien Ory 3e ligne 24 août 1996 France
Sergio Parisse 3e ligne 12 septembre 1983 Italie
Florent Vanverberghe 3e ligne 22 juillet 2000 France
Yoan Cottin Mêlée 31 janvier 1998 France
Anthony Meric Mêlée 15 février 1995 France
Baptiste Serin Mêlée 20 juin 1994 France
Anthony Belleau Ouverture 8 avril 1996 France
Louis Carbonel Ouverture 4 février 1999 France
Mathieu Smaili Ouverture 30 août 1999 France
Théo Dachary Centre 26 mars 1997 France
Julien Hériteau Centre 12 septembre 1994 France
Duncan Paia’aua Centre 20 janvier 1995 Australie
Masivesi Dakuwaqa Ailier 14 février 1994 Fidji
Erwan Dridi Ailier 4 juillet 2000 France
Bryce Heem Ailier 18 janvier 1989 Nouvelle-Zélande
Daniel Ikpefan Ailier 18 octobre 1993 France
Simon Moretti Ailier 19 avril 2000 France
Julian Savea Ailier 8 juillet 1990 Nouvelle-Zélande
Gabin Villière Ailier 13 décembre 1995 France
Hugo Bonneval Arrière 19 novembre 1990 France
Gervais Cordin Arrière 10 décembre 1998 France
Ramiro Moyano Arrière 28 mai 1990 Argentine

 

La saison dernière, le RCT a terminé neuvième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 12 victoires et 14 défaites. Cette année, le club a pour objectif de terminer dans le top 6 afin de se qualifier pour la phase finale et pourquoi pas remporter son cinquième titre de champion de France.

 

Equipes du 6 Nations : l’histoire de la France

france 6 nations 2010

Le Tournoi des 6 Nations 2020 est l’occasion d’en savoir plus sur les équipes qui participent au tournoi. Après l’Italie, place à l’autre nation non-britannique : la France !

france 6 nations 2010

© Vice

Histoire du XV de France

Si le rugby est arrivé dans l’Hexagone en 1872, tout droit venu du Royaume-Uni, il faut attendre 1893 pour voir le premier match “amical” du XV de France USFSA (Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques). Cette rencontre se joue contre l’Angleterre, mais les français s’inclinent 2 à 0. En 1906 a lieu le premier match officiel du XV de France face à une équipe de l’hémisphère sud : les Originals (futur All Blacks) de Nouvelle-Zélande. Devant 3 000 spectateurs, les tricolores sont battus 38 à 8. Comme pour toute nouvelle équipe, les premiers matchs sont difficiles pour les français. 

Entre 1906 et 1914, le XV de France ne compte qu’une seule victoire (16 à 15 contre l’Ecosse) pour 28 matchs disputés. C’est pendant cette période, en 1910 précisément, que la France est admise dans un tournoi jusque-là réservé aux équipes britanniques, marquant le début du Tournoi des 5 Nations. La progression des Bleus est ensuite ralentie par la Grande Guerre et le XV de France doit quasiment repartir de zéro en 1919. 

Ce nouveau départ est marqué par la fondation de la Fédération Française de Rugby le 13 mai 1919. Jusqu’en 1930, les succès se font encore rare mais l’équipe de France commence à rivaliser, en remportant d’abord son premier match à l’extérieur en 1920 en Irlande sous le commandement de son capitaine Philippe Struxiano (15 à 7). Puis, avec son nouveau capitaine Adolphe Jauréguy, elle gagne pour la première fois contre l’Angleterre en 1927 (3 à 0) et contre le Pays de Galles le 9 avril 1928 (8 à 3). A cette date, le XV de France a donc enfin réussi à gagner au moins une fois contre ses quatre principaux concurrents européens.

histoire XV de france

© FFR

De 1932 à 1939, la France est exclue du Tournoi des 5 Nations suite à une vague de violence sur le terrain et dans les tribunes ayant eu lieu pendant le France-Pays de Galles de 1930. A cela s’ajoute des cas de paiements et de recrutements inter-clubs de joueurs en France, alors que le professionnalisme est pourtant interdit. Pendant cette période, les tricolores n’affrontent que des nations mineures : Italie, Roumanie et Allemagne (avec un ratio de victoires de plus de 75%).

Après la Seconde Guerre Mondiale, la France commence à se faire un nom sur la scène internationale du rugby. Elle bat pour la première fois l’Australie en 1948, emmenée par Robert Soro, puis la Nouvelle-Zélande en 1954 grâce au jeu “à la lourdaise” de Jean Prat et enfin l’Afrique du Sud en 1958 sous la conduite de Lucien Mias. En 1959, la France remporte seule le Tournoi des 5 Nations pour la première fois (après deux victoires partagées en 1954 et 1955). S’ensuivent trois autres victoires d’affilées en 1960, 1961 et 1962. La France est belle et bien arrivée au niveau des équipes britanniques. Elle réalise le Grand Chelem quelques années plus tard, en 1968.

Dans les années 1970, le XV de France, emmené par son capitaine Jacques Fouroux, joue souvent les premiers rôles, derrière toutefois le Pays de Galles de Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, Gerald Davies et John Taylor, nation dominatrice du rugby européen à cette époque.

Entre 1981 et 1990, la France gagne six tournois dont deux Grands Chelem, sous la houlette de Fouroux, devenu entraîneur. La décennie est également marquée par la première Coupe du monde, qui se déroule en 1987 en Australie et en Nouvelle-Zélande. Les Bleus réalisent un très beau parcours et parviennent à se hisser en finale, après avoir battu les Fidji en quart et l’Australie en demie, mais sont défaits assez largement par les All Blacks (29 à 9).

XV de france années 1980

© FFR

Les années 1990 sont plutôt à l’avantage des anglais qui dominent le rugby européen, mais les français parviennent à rivaliser en remportant trois fois le Tournoi des 5 Nations. Ils réalisent pour la première fois deux Grands Chelem de suite en 1997 et 1998 sous la direction d’Abdellatif Benazzi. En Coupe du monde, le XV de France de Pierre Berbizier termine médaillé de bronze en 1995 en dominant l’Angleterre et l’équipe menée ensuite par Jean-Claude Skrela finit deuxième en 1999, après une défaite en finale face à l’Australie.

Les tricolores sont à l’apogée de leur renommée internationale jusqu’au milieu des années 2000. La France gagne quatre Tournois des 6 Nations, depuis l’arrivée de l’Italie, en 2002, 2004, 2006 et 2007. Lors des Coupes du monde 2003 et 2007, le XV de France atteint par deux fois les demi-finales. Malgré l’élimination des All Blacks en quart de finale, la déception est particulièrement grande pour la Coupe du monde 2007 que la France organise. Elle perd en demie contre l’Angleterre, puis contre l’Argentine lors de la petite finale et termine quatrième. A partir de 2008, les Bleus montrent des signes d’essoufflement et ne gagnent plus qu’un match sur deux en moyenne (entre 2008 et 2011). Malgré tout, les deux faits de gloire de cette époque sont un Grand Chelem en 2010 et une finale de Coupe du monde en 2011, perdue 8 à 7 contre les All Blacks.

Sous l’ère Saint-André, le XV de France régresse pour la première fois depuis 30 ans, avec 14 victoires en 29 matchs, dont 3 succès en 11 rencontres en 2013. A la Coupe du monde 2015, les français sont éliminés dès les quarts, humiliés par la Nouvelle-Zélande 62 à 13. L’arrivée de Guy Novès, puis de Jacques Brunel au poste de sélectionneur n’est pas un franc succès non plus. Les tricolores n’ont plus gagné aucun titre depuis 2010. L’ère Galthié, qui a débuté fin 2019, peut-elle permettre à la France de décrocher de nouveaux titres ? Réponses à suivre…

xv de france

© FFR

La France a longtemps été dans l’ombre des équipes britanniques, pionnières du rugby. Mais au fil des décennies, les tricolores ont réduit l’écart de niveau, jusqu’à équilibrer les débats à partir des années 1950. Ne cessant de progresser, le XV de France rivalise avec les meilleurs à partir des années 1970-1980, jusqu’à devenir l’une des meilleures dans les années 1990-2000.



 

Origine de son blason

Cocorico, le blason de l’équipe de France reprend un symbole fort du pays : le coq gaulois (en latin gaulois = gallus, signifie aussi coq). Mais pourquoi ce coq gaulois ?

Pour avoir la réponse, il faut remonter au Moyen-Âge. A l’époque, les anglais se faisaient un plaisir de jouer sur le mot « Gallus » et de comparer le roi Philippe-Auguste à un coq de basse-cour : arrogant, sot, querelleur et qui chante à tue-tête…

Au fil de l’Histoire de France le coq est devenu à la fois symbole du pouvoir, mais aussi du peuple. Ce coq révolutionnaire ornant la cocarde tricolore, guerrier contre l’aigle lors des deux grandes guerres mondiales est désormais symbole du sport de haut niveau français : un animal fier et combatif.

Il est apparu en 1911 (en blanc et rouge) pour remplacer les deux anneaux rouge et bleu de l’USFSA (blason des années 1900). Il devient multicolore sur un blason doré à partir de 1945, jusqu’en 1970 où il devient doré sur un blason rouge.

Pour la petite anecdote du rugby, les anglais surnommaient l’équipe de France « le XV de la pintade » se moquant de son jeu peu agressif (sans rancune puisque les français les surnomment toujours les rosbif). Dans les années 60, lors d’une fin de match très serrée, le pilier Arnaldo Gruarin a décidé de réveiller l’orgueil des joueurs avec cette phrase : « Ho ! Sur la poitrine, c’est un coq que l’on porte ! Ce n’est pas une pintade ! Alors chantez ! », selon Daniel Herrero dans le Dictionnaire du rugby.

blason XV de france

Couleur du maillot

Pourquoi appelons-nous l’équipe de France “les Bleus” ou “les tricolores” ? Le surnom de l’équipe vient de la tenue officielle qui a toujours un haut bleu (soit nuit, soit royal), avec un short blanc et des bas rouges. Même si des variantes ont déjà eu lieu, où les joueurs portaient une tenue domicile bleue et rouge ou uniquement bleue. Du côté des tenues extérieures, un maillot rouge a remplacé pendant la Coupe du monde 2015 le traditionnel maillot blanc.

maillot xv de france

Palmarès

Pour terminer, revenons sur les principaux titres glanés par le XV de France de rugby.

Les Bleus ont remporté au total 25 Tournois des 6 (ou 5) Nations, dont 8 victoires partagées (1954, 1955, 1960, 1970, 1973, 1983, 1986 et 1988) et 17 victoires seules (1959, 1961, 1962, 1967, 1968, 1977, 1981, 1987, 1989, 1993, 1997, 1998, 2002, 2004, 2006, 2007 et 2010). Parmi ces victoires, la France a remporté 9 Grands Chelems (1968, 1977, 1981, 1987, 1997, 1998, 2002, 2004 et 2010) ainsi que 2 Petits Chelems – sans défaite mais avec un match nul – en 1960 et 1961.

Au niveau international, le XV de France a été champion olympique en 1900. Enfin, malgré trois finales, la France n’a toutefois (encore) jamais remporté la Coupe du monde.

 

Top 14 : Nouvelle programmation TV sur les chaînes du groupe Canal+ pour la saison 2020/2021

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La Ligue Nationale de Rugby et Canal+ ont annoncé la nouvelle programmation TV du Top 14 pour la saison 2020/2021, avec de nouveaux rendez-vous pour les matchs comme pour les magazines.

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Deux matchs diffusés en prime time

À partir de la saison 2020/2021, deux matchs du Top 14 seront diffusés en prime time sur les chaînes du groupe Canal+. La meilleure affiche de chaque journée du championnat sera programmée le dimanche à 21h. Une case qui était jusqu’ici réservée à la Ligue 1 de football. Mais n’ayant plus les droits pour le match du dimanche soir, la chaîne cryptée a donc décidé de miser sur le rugby pour remplir cette case. Le deuxième prime se tiendra quant à lui le vendredi à 20h45.

Les cinq autres matchs du Top 14 seront programmés le samedi, avec une première rencontre à 15h15 suivie d’un multiplex sur Canal+Sport à 18h15 (horaire à confirmer). Rassurez-vous, les quatre matchs concernés par le multiplex seront toujours diffusés en intégralité sur Rugby+.



 

Le planning de diffusion pour la saison 2020/2021

Vendredi

20h45 – Prime Time – Match sur Canal+Sport 

 Samedi

15h15 – Match sur Canal+

18h15 (à confirmer) – Multiplex sur Canal+Sport / Les 4 matchs en intégralité sur Rugby+

20h30 – Jour de Rugby sur Canal+Sport (rediffusion à 23h40 sur Canal+)

 Dimanche

20h10 (*) / 20h55 – Canal Rugby Club sur Canal+ (en clair)

21h – Prime Time – Match sur Canal+

22h55 / 23h10 – Canal Rugby Club le debrief sur Canal+

 

A noter que la prochaine saison de Top 14 débutera le 5 septembre 2020 et que la finale aura lieu le samedi 26 juin 2021.

 

Portrait de rugbyman : Brian O’Driscoll

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place à l’ancien centre irlandais Brian O’Driscoll !

Brian O'Driscoll

Ses débuts dans le rugby

Né le 21 janvier 1979 à côté de Dublin, Brian O’Driscoll est un enfant pour qui le rugby est une histoire de famille. Son père, Frank, ancien médecin tout comme sa femme, était en effet un ancien bon joueur du ballon ovale qui lui a inculqué dès son plus jeune âge les valeurs du rugby. Tout comme Frank, deux cousins de Brian ont porté le maillot de l’équipe nationale irlandaise. La carrière du jeune Brian était donc toute tracée… Avant d’atteindre le statut de joueur professionnel, Brian a débuté le rugby au Blackrock College de Dublin où il montre déjà tout son talent : un superbe coup de reins, des qualités de passes admirables, une vision de jeu exceptionnelle, un jeu au pied d’une grande justesse et une indéfectible passion pour ce jeu. Avec l’équipe senior de Blackrock, il remporte la Coupe des écoles irlandaises deux années de suite, en 1996 et 1997. 

Il quitte ensuite cette école pour rejoindre l’University College Dublin et intègre d’abord l’équipe des moins de 20 ans, puis l’équipe première en 1998 avec laquelle il dispute le championnat d’Irlande. Jusqu’ici, O’Driscoll évoluait en temps que demi d’ouverture, mais son entraîneur John McClean le convainc de passe au poste de centre. En 1998, il mène le XV du trèfle au seul et unique titre de champion du monde des moins de 19 ans. Ensuite, tout s’accélère pour le jeune Brian.

o driscoll

© Irish Rugby

Sa carrière professionnelle

Alors que Brian O’Driscoll n’a pas encore joué le moindre match en tant que professionnel, il est appelé en sélection pour la première fois en avril 1999, face à l’Italie. S’il ne prend pas part au match, il marque déjà les esprits des sélectionneurs Warren Gatland et Philip Danaher, impressionnés par ses séances d’entraînement. Quelques mois plus tard, il est de nouveau retenu dans l’équipe pour la tournée en Australie. Il fait ses grands débuts avec le XV irlandais le 12 juin 1999 contre les Wallabies, mais l’équipe subit une lourde défaite 46 à 10.

Brian O’Driscoll, “BOD” comme il était souvent surnommé, débute sa carrière professionnelle en club avec la province de Leinster à l’été 1999. Il dispute son premier match sous ses nouvelles couleurs le 7 août contre le Munster (défaite 31-20). A la fin de l’année, O’Driscoll participe à sa première Coupe du monde. A domicile, ses partenaires et lui débutent la compétition par une large victoire sur les Etats-Unis (53-8). Il en profite pour inscrire son premier essai. Le parcours de l’Irlande s’arrête en match de barrage, après la phase de poule, après sa défaite contre l’Argentine. 



Après la Coupe du monde, BOD vit ses premiers matchs en Coupe d’Europe avec le Leinster, puis participe au premier Tournoi des 6 Nations au début de l’an 2000. Malgré des débuts difficiles lors du premier match contre l’Angleterre (défaite 50-18), il se rattrape lors des deux rencontres suivantes en inscrivant ses deux premiers essais dans le tournoi contre l’Ecosse et l’Italie. Mais c’est surtout à l’occasion de son passage au Stade de France que Brian O’Driscoll se révèle en inscrivant trois essais, donnant ainsi la victoire aux siens 27 à 25 et permettant de mettre fin à une série de 15 défaites contre les Bleus. En décembre, il fait sa première apparition sous le maillot des Barbarians face à l’Afrique du Sud, inscrivant un essai lors de cette rencontre remportée 41 à 31 par les Springboks.

En 2001-2002, il participe à la première saison de la Celtic League, compétition regroupant les quatre provinces irlandaises, neuf équipes galloises et deux équipes écossaises et remporte son premier titre avec le Leinster. A partir de fin 2002, Brian O’Driscoll prend du galon et devient pour la première fois capitaine du XV irlandais, suite à l’absence de Keith Wood, blessé. BOD participe à la Coupe du monde 2003, mais ne parvient pas à donner la victoire aux siens en quart de finale face à la France malgré ses deux essais (défaite 43 à 21). Les années qui suivent ne sont pas récompensées par des titres, hormis la Triple couronne remise à la meilleure équipe britannique pendant le Tournoi des 6 Nations. L’Irlande remporte cette dernière trois fois en quatre ans (2004, 2006 et 2007). Dans un groupe relevé pour la Coupe du monde 2007, les Irlandais ne passeront pas les poules, dominés par la France et l’Argentine.

o driscoll leinster

© Irish Mirror

Après plusieurs années d’échecs avec le Leinster, O’Driscoll va connaître une période faste avec sa province en remportant d’abord la Celtic League pour la seconde fois en 2008. Le Leinster va ensuite atteindre les sommets en remportant la Coupe d’Europe en 2009, 2011 et 2012 et en réalisant le doublé Pro12/Challenge européen en 2013, grâce notamment aux excellentes performances de BOD. Avant de mettre un terme à sa carrière, Brian O’Driscoll remporte une dernière Celtic League en 2014.

Entre temps, le capitaine irlandais a aussi fait parler son talent avec l’équipe nationale en propulsant l’Irlande au rang des meilleurs. Sous son impulsion, le XV du Trèfle a réalisé le Grand Chelem au terme de l’édition 2009 du Tournoi des 6 Nations et remporté un second titre avec O’Driscoll en 2014 suite à sa victoire sur la France 22 à 20 lors du dernier match. C’est sur cette dernière victoire que BOD met un terme à sa carrière internationale.

o driscoll irlande

© The Telegraph

Son palmarès

Malgré des débuts difficiles avec le Leinster, avec un seul titre entre 1999 et 2008, Brian O’Driscoll a ensuite permis à sa province d’être sur le toit de l’Europe pendant plusieurs années. Il a également permis à l’Irlande de revenir au sommet en 2009 avec un titre dans le Tournoi des 6 Nations alors que les irlandais n’avaient plus gagné le tournoi depuis 1985…

Palmarès en club Palmarès en sélection
4 titres de champion en Celtic League (Pro 12, puis Pro14 désormais) avec le Leinster (2001, 2008, 2013 et 2014)

3 titres en Coupe d’Europe avec le Leinster (2009, 2011 et 2012)

1 titre en Challenge européen avec le Leinster (2013)

2 titres en Tournoi des 6 Nations (2009 et 2014) dont 1 Grand Chelem (2009)

4 Triple couronne (2004, 2006, 2007 et 2009)

Ses records et distinctions

Au delà de ses nombreux titres collectifs, Brian O’Driscoll a reçu plusieurs distinctions :

– Meilleur joueur du Tournoi des 6 Nations (2006, 2007 et 2009)

– Meilleur marqueur d’essais du Tournoi des 6 Nations 2009 (4 essais)

– Meilleur marqueur d’essais de la coupe d’Europe 2008-2009 (5 essais)

– Membre de l’équipe type des 15 premières années de la coupe d’Europe (2010)

– Nominé pour le titre de meilleur joueur du monde (2001, 2002 et 2009)

– Plus bel essai de l’année en 2008 (contre l’Australie)

– Meilleur joueur irlandais de l’année 2009

– Prix IRPA du mérite en 2015 (avec l’australien Nathan Sharpe)

 

Il a aussi établit plusieurs records tels que le plus grand nombre de matchs disputés avec l’Irlande en Coupe du monde (17), le plus grand nombre de matchs d’un joueur irlandais dans le Tournoi des 6 Nations (65) et le meilleur marqueur d’essais au cours des différents 6 Nations (26).

 

Equipes du 6 Nations : l’histoire de l’Italie

italie rugby

Le Tournoi des 6 Nations 2020 est l’occasion d’en savoir plus sur les équipes qui participent au tournoi. Commençons par la dernière arrivée, l’équipe d’Italie !

italie rugby

© On Rugby

Histoire de la Squadra Azzurra

Ce weekend, le XV de France reçoit l’Italie pour la deuxième journée du Tournoi des 6 Nations. A cette occasion, revenons sur l’histoire de la dernière arrivée dans le tournoi. 

L’équipe nationale d’Italie voit le jour suite à la création de la Fédération Italienne de Rugby à XV (FIR) en septembre 1928. Elle dispute son premier match en mai 1929 contre l’Espagne, à Barcelone, au terme duquel elle perd 9 à 0. En 1935, l’Italie affronte pour la première fois l’équipe de France au stade Flaminio, lors du premier Tournoi européen de la Fédération internationale de rugby amateur. Sous les ordres du français Julien Sabaly, elle s’incline toutefois 44 à 6.

Dans l’après-guerre, l’Italie commence à se faire un nom dans le rugby européen. Elle domine des nations comme l’Espagne, l’Allemagne de l’ouest, la Roumanie ou encore la Tchécoslovaquie, mais ne parvient toujours pas à s’imposer face à la France. Quant aux équipes britanniques, la Squadra Azzura patientera encore quelques années avant de s’y frotter.

Dans les années 60, l’Italie participe à la nouvelle formule de la Coupe européenne et termine deuxième de la division A, toujours derrière la France. La fin de la décennie est compliquée pour les italiens, qui se retrouvent dans le groupe B de la Coupe européenne en raison de ses mauvais résultats.

Au début des années 1970, l’Italie effectue ses premières tournées en Afrique. Grâce à de meilleurs résultats, les italiens commencent à rencontrer des sélections britanniques, australiennes et néo-zélandaises.

L’évolution du rugby italien permet aux Azzurri d’affronter pour la première fois en 1983 une équipe de haut niveau de l’hémisphère sud : l’Australie. En 1987, l’Italie fait partie des seize équipes qui participent à la première Coupe du monde de rugby qui a lieu en Nouvelle-Zélande et en Australie. L’Italie joue le match d’ouverture face aux All Blacks mais s’incline lourdement 70 à 6. Après une nouvelle défaite face à l’Argentine (25-16), les italiens terminent la Coupe du monde par une victoire face aux Fidji (18-15).



 

L’Italie participe ensuite à la Coupe du monde 1991 qui a lieu en Angleterre, se trouvant dans une poule très relevée, avec l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Elle démarre cette compétition par une victoire face aux États-Unis (30-9), avant de perdre contre les anglais et les néo-zélandais.

En 2000, l’Italie intègre le Tournoi des 5 Nations qui devient donc le Tournoi des 6 Nations. Les italiens terminent les trois premières éditions à la dernière place. En 20 éditions, elle a achevé 14 fois le tournoi à la dernière place (dont 9 cuillères de bois). Son meilleur résultat est une quatrième place en 2007 et 2013. L’Italie reste sur quatre éditions d’affilée à la dernière place, série en cours.

Origine de son blason

L’Italie a choisi pour emblème la couronne de lauriers. Elle symbolise la grandeur de l’histoire romaine et les victoires de Jules César dans l’Antiquité. La couronne de lauriers était portée par les empereurs romains. Elle était aussi octroyée aux généraux en récompense de victoires militaires.

La couronne de lauriers est l’emblème de l’Italie depuis la fin du 19e siècle. Elle figure sur le maillot italien depuis 1928, année de naissance de l’équipe nationale et de la Fédération Italienne de Rugby.

embleme italie rugby

Couleur du maillot

Vous vous êtes sûrement déjà demandé pourquoi le maillot de l’équipe d’Italie était bleu alors que les couleurs de son drapeau national sont vert, blanc et rouge ? Pour avoir la réponse, il faut remonter à un match de football de janvier 1911. Jusque là, l’équipe nationale italienne jouait en blanc, mais ce jour là elle dispute un match contre la Hongrie avec un maillot bleu, en l’honneur de la famille royale issue de la Maison de Savoie, dont la couleur « officielle » est le bleu, d’où son surnom de « Squadra Azzurra ». Depuis cette date, la majorité des équipes nationales d’Italie joue en bleu, dont le rugby.

maillot italie rugby

Palmarès

Malgré l’ascension de l’Italie dans le rugby mondial, son palmarès reste encore maigre. Les italiens doivent pour le moment se contenter de deux titres en Championnat européen des nations (pour les équipes qui ne participent pas au Tournoi des 5 nations) en 1995-1997 et 1997-1998. Ainsi que deux trophées Giuseppe-Garibaldi, traditionnellement remis depuis 2007 au vainqueur du match comptant pour le Tournoi des Six Nations entre la France et l’Italie, glanés en 2011 et 2013.

 

Zoom sur : le Stade Français Paris

ZOOM SUR LE STADE FRANCAIS

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au Stade Français Paris !

Les origines du club

Le Stade Français Paris est né en 1995 de la fusion de deux clubs parisiens, le Stade Français et le CASG Paris.

Le Stade Français est fondé en 1883 par quelques élèves du lycée Saint-Louis, dans le 6e arrondissement de Paris, alors qu’ils se retrouvaient au café Procope à Saint-Germain-des-Prés. Le projet était d’organiser des activités athlétiques telles que la course à pied, mais certains lycées s’intéressent rapidement au “rugby-football” pratiqué par les étudiants britanniques de Paris. A ses débuts, le Stade Français est plutôt réservé à la bourgeoisie et à l’aristocratie. Georges Pastre, historien du rugby, attribue aussi cet intérêt des jeunes lycéens au fait que le rugby « leur parut bientôt le plus intellectuel de tous les sports ».

Le CASG (Club Athlétique de la Société Générale) a été créé vingt ans plus tard, en 1903, au moment où le sport commençait à prendre son essor et où se fixaient les règles des principaux sports. Club corporatif de cette banque française, une des plus ancienne, le CASG a changé de statuts le 1er juillet 1919 tout en conservant ses initiales. Il est devenu le Club Athlétique des Sports Généraux. Dès sa création, le CASG a affirmé sa vocation de club omnisports. Il comptait alors de nombreuses disciplines telles que le football, l’athlétisme, le cross country, le tennis, le hockey-sur-gazon, le basket-ball, le cyclisme, la natation, la lutte, la pelote basque mais aussi le rugby.

Le Stade Français Paris est donc né en 1995 suite à l’avènement du rugby professionnel. Max Guazzini, dirigeant du Stade Français depuis 1992, devient le premier propriétaire et président du Stade Français.

Son palmarès en France

Avant 1992, le Stade Français a remporté 8 titres de champion de France (1893, 1894, 1895, 1897, 1898, 1901, 1903 et 1908). Par ailleurs, le CASG Paris a été champion de France de deuxième division en 1950. Le Stade Français Paris a ensuite glané 6 nouveaux titres en 1998, 2000, 2003, 2004, 2007 et 2015. Le club francilien a également gagné la Coupe de France en 1999.

Son palmarès en Europe

Sur la scène européenne, le Stade Français Paris a été deux fois finaliste de la Coupe d’Europe en 2001 et 2005. S’il n’a jamais remporté la plus importante des coupes européennes, le club francilien est toutefois sorti vainqueur du Challenge européen en 2017 après avoir échoué deux fois en finale en 2011 et 2013.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec le SFP Nombre d’années au club Nombre de points
Julien Arias 327 15 500
Pierre Rabadan 312 14 135
Sergio Parisse 265 14 238
Antoine Burban* 216 13 100
Jules Plisson 195 9 1 168
Rodrigo Roncero 194 7 70
Pascal Papé 192 10 100
Rabah Slimani 187 8 25
Djibril Camara 183 12 215
Julien Dupuy 180 8 773

*Joueurs toujours en activité au Stade Français Paris

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Paul Alo-Emile Pilier 22 décembre 1991 Australie
Quentin Bethune Pilier 25 septembre 1995 France
Stéphane Clément Pilier 3 septembre 1987 France
Thierry Futeu Pilier 23 juin 1995 Cameroun
Sami Mavinga Pilier 25 mai 1993 France
Giorgi Melikidze Pilier 24 mai 1996 Géorgie
Luke Tagi Pilier 23 juin 1997 France
Sione Anga’aelangi Talonneur 7 novembre 1988 Tonga
Rémi Bonfils Talonneur 26 septembre 1988 France
Lucas Da Silva Talonneur 19 décembre 1997 France
Silatolu Latu Talonneur 23 février 1993 Tonga
Laurent Panis Talonneur 23 avril 1993 France
Pierre-Henri Azagoh 2e ligne 25 juillet 1998 France
Mathieu De Giovanni 2e ligne 10 janvier 1994 France
Paul Gabrillagues 2e ligne 3 juin 1993 France
Yoann Maestri 2e ligne 14 janvier 1988 France
Hugh Pyle 2e ligne 21 septembre 1988 Australie
Antoine Burban 3e ligne 22 juillet 1987 France
Ryan Chapuis 3e ligne 12 décembre 1997 France
Charlie Francoz 3e ligne 3 juin 1998 France
Loïc Godener 3e ligne 13 août 1995 France
Talalelei Gray 3e ligne 28 février 1990 Nouvelle-Zélande
Joketani Koroi 3e ligne 20 août 1992 Fidji
Sekou Macalou 3e ligne 20 avril 1995 France
Pablo Matera 3e ligne 18 juillet 1993 Argentine
Arthur Coville Mêlée 4 février 1998 France
Clément Daguin Mêlée 25 mai 1992 France
James Hall Mêlée 2 janvier 1996 Afrique du Sud
Nicolas Sanchez Ouverture 26 octobre 1988 Argentine
Joris Segonds Ouverture 6 avril 1997 France
Alex Arrate Centre 24 juin 1997 France
Jonathan Danty Centre 7 octobre 1992 France
Julien Delbouis Centre 4 août 1999 France
Gaël Fickou Centre 26 mars 1994 France
Lionel Mapoe Centre 13 juillet 1988 Afrique du Sud
Lester Etien Ailier 21 juin 1995 France
Adrien Lapegue Ailier 21 octobre 1998 France
Sefanaia Naivalu Ailier 7 janvier 1992 Fidji
Waisea Nayacalevu Ailier 26 juin 1990 Fidji
Ruan Combrinck Arrière 10 mai 1990 Afrique du Sud
Kylan Hamdaoui Arrière 15 avril 1994 France

 

La saison dernière, le Stade Français Paris a terminé huitième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 14 victoires et 12 défaites. Dernier du championnat à la mi-saison, les franciliens devront déjà assurer le maintien cette année avant d’espérer mieux.

 

Retour sur le premier Supersevens de l’histoire

supersevens 2020

“A jamais les premiers”. Le Racing pouvait déjà se vanter d’être le premier champion de France de rugby à XV… il peut désormais aussi l’affirmer à 7 ! Au terme d’une rencontre haletante, les Ciel et Blanc ont dominé la Section Paloise en finale et sont devenu les premiers champions de France de rugby à 7.

supersevens 2020

© In Extenso Supersevens

Le Racing titré au terme d’un bel événement

Seize équipes étaient en lice pour remporter le premier Supersevens organisé par la Ligue Nationale de Rugby le samedi 1er février. Au final, ce sont donc les Racingmen qui ont décroché le premier titre de la discipline dans leur antre, Paris La Défense Arena, dans une ambiance conviviale et devant 25 000 spectateurs. La logique aura été respectée puisque c’est le club francilien qui alignait le plus grand nombre de professionnels au sein de son groupe de joueurs pour la compétition. Le demi d’ouverture habituel du Racing, Antoine Gibert, a d’ailleurs été élu meilleur joueur du tournoi.

Avant de venir à bout des palois en finale (28-12), le Racing avait d’abord pris le meilleur sur le LOU en huitième (26-0) et les Barbarians français en quart (19-5). Dans une première demi-finale très parisienne, les Ciel et Blanc ont battu le Stade Français (19-14), avant que Pau ne se défasse de Toulon de justesse (22-21) dans la deuxième demie.



 

Les résultats du Supersevens

Huitièmes de finale

Barbarians – Clermont : 35-28

Lyon – Racing 92 : 0-26

Brive – Monaco : 12-17

Montpellier – Stade Français : 12-21

Toulouse – Agen : 24-26

Pau – Bordeaux-Bègles : 42-7

Castres – Toulon : 12-19

La Rochelle – Bayonne : 35-14

Quarts de finale

Barbarians – Racing 92 : 5-19

Monaco – Stade Français : 19-26

Agen – Pau : 17-33

Toulon – La Rochelle : 31-14

Demi-finales

Racing 92 – Stade Français : 19-14

Pau – Toulon : 22-21

Finale

Racing 92 – Pau : 28-12

Le classement final

1 Racing 92
2 Pau
3 Toulon
4 Stade Français
5 Barbarians
6 La Rochelle
7 Monaco
8 Agen
9 Montpellier
10 Bordeaux-Bègles
11 Clermont
12 Castres
13 Toulouse
14 Lyon
15 Brive
16 Bayonne

 

Sevens Series : La France toujours au top à Sydney ?

Une semaine après leurs excellents résultats au tournoi d’Hamilton en Nouvelle-Zélande, les équipes de France de seven posent leurs valises à Sydney pour une nouvelle étape des Sevens Series. Il faudra une nouvelle fois être matinal pour suivre la compétition en raison du décalage horaire.

Garder la dynamique du tournoi d’Hamilton

Après leur première médaille – en bronze – de la saison en décembre au Cap, les hommes de Jérôme Daret ont de nouveau été médaillés à Hamilton, en argent cette fois. Même si ce ne fut pas simple en phase de poule avec deux petites victoires contre l’Espagne (21-17) et l’Irlande (17-7) et un match nul face au Canada (12-12) les Bleus se sont hissés en demi-finale grâce à une meilleure différence de points que les canadiens. Un essai de Teddy Bouhraoua a ensuite permis aux français de venir à bout de l’Angleterre (10-5) et ainsi s’assurer une médaille. Mais face aux hôtes du tournoi, les Bleus n’ont rien pu faire et s’inclinent finalement 27-5.

Après avoir battu les espagnoles (31-7) et les irlandaises (35-7), l’équipe de France féminine s’est quant à elle inclinée contre le Canada (19-21). Elle s’est toutefois qualifiée pour les demies en tant que meilleur deuxième. Face à l’ogre néo-zélandais, les Bleues se sont inclinées (7-19) en demi-finale mais ont trouvé les ressources nécessaires pour battre l’Australie (19-14) dans le match pour la troisième place. Les françaises ont ainsi décroché leur première médaille de la saison. 

Au classement général, les garçons rejoignent l’Afrique du Sud grâce à leur deuxième place à Hamilton. Et les françaises conservent leur cinquième place mais creusent l’écart avec les nations derrières elles.

Comment voir les tournois ?

Comme le weekend dernier pour le tournoi d’Hamilton, les hostilités débuteront dès vendredi pour le tournoi féminin. Mais les Bleues ne joueront leur premier match contre l’Irlande que samedi à 1h20, heure française. Le tournoi des hommes commencera quant à lui samedi à 1h57 heure française avec le match Etats-Unis-Ecosse. Il faudra veiller jusqu’au petit matin pour assister aux matchs en direct sur le site du World Rugby Sevens Series. A la télévision, Canal+ Sport diffusera les matchs à partir de 7h20 samedi matin.



 

Les poules du tournoi de Sydney

Tableau Masculin

L’équipe de France masculine aura une poule très compliquée pour le tournoi de Sydney. Ils héritent de l’Argentine, des Samoa, mais surtout de l’Afrique du Sud qui a complètement raté son tournoi à Hamilton en terminant dixième. Surtout qu’à Sydney, il y aura une nouvelle fois que les premiers de chaque poule qui seront qualifiés. 

Poule A Poule B Poule C Poule D
Nouvelle-Zélande France Australie Angleterre
Kenya Argentine Etats-Unis Canada
Fidji Afrique du Sud Ecosse Irlande
Pays de Galles Samoa Japon Espagne

Tableau féminin

Du côté du tournoi féminin, les Bleues retrouveront l’Espagne et l’Irlande dans la poule C; mais aussi les australiennes, qui auront une revanche à prendre… Le premier de chaque poule et le meilleur deuxième seront qualifiés directement pour les demies finales.

Poule A Poule B Poule C
Nouvelle-Zélande Canada France
Angleterre Etats-Unis Australie
Russie Fidji Espagne
Japon Brésil Irlande

Les matchs des équipes de France

Les matchs des Bleus (heure française)

  • Samedi 1er février à 3h03 : France – Samoa
  • Samedi 1er février à 8h30 : France – Afrique du Sud
  • Dimanche 2 février à 2h13 : France – Argentine

Les matchs des Bleues (heure française)

  • Samedi 1er février à 1h20 : France – Irlande
  • Samedi 1er février à 6h58 : France – Espagne
  • Dimanche 2 février à 0h35 : France – Australie

 

Les demi-finales hommes auront lieu dimanche à partir de 6h20 et la finale à 10h56. Les demi-finales femmes se dérouleront quant à elles dimanche à partir de 5h36 et la finale à 10h26.

 

Tournoi des 6 Nations : la France 10 ans après ?

L’arrivée de Fabien Galthié à la tête du XV de France après la dernière Coupe du monde au Japon marque le début d’une nouvelle ère pour l’équipe nationale. Le Tournoi des 6 Nations qui débute ce weekend sera la première étape d’une longue préparation afin de bâtir une équipe compétitive en vue de la Coupe du monde 2023 qui aura lieu en France. Mais c’est avant tout l’occasion pour les Bleus de glaner un 26ème titre dans le tournoi, 10 ans après le dernier. 

© Inpho

Priorité à la nouvelle génération

Dans la logique d’avoir la meilleure équipe pour 2023, Galthié et son staff n’ont pas perdu de temps en intégrant 19 nouveaux – jeunes – joueurs en équipe de France parmi une liste de 42 sélectionnés pour le Tournoi des 6 Nations 2020, première compétition internationale post-Coupe du monde. Parmi eux, on retrouvait cinq toulonnais (Anthony Etrillard, Jean-Baptiste Gros, Louis Carbonel, Julien Hériteau et Gervais Cordin), quatre montpelliérains (Mohamed Haouas, Arthur Vincent, Gabriel Ngandebe et Anthony Bouthier), trois bordelais (Cyril Cazeaux, Cameron Woki et Maxime Lucu), deux lyonnais (Killian Geraci et Dylan Cretin), deux stadistes (Lester Etien et Kylan Hamdaoui), ainsi que le racingman Boris Palu, le clermontois Alexandre Fischer et le toulousain Selevasio Tolofua.

Toutefois, cinq joueurs de la liste des 42 ont déclaré forfait : Anthony Etrillard (remplacé par Peato Mauvaka), Dorian Aldegheri (remplacé par Wilfrid Hounkpatin), Dylan Cretin (remplacé par Yvan Reilhac), Kylan Hamdaoui (remplacé par Alexandre Roumat) et Camille Chat (remplacé par Teddy Baubigny).



 

La France parmi les favoris

Selon le dernier sondage d’Odoxa pour RTL et Groupama, 33% des français voient le XV de France remporter l’édition 2020 du Tournoi des 6 Nations, devant l’Angleterre (30%) et le Pays de Galles (18%). Toutefois, pour les amateurs de rugby, le grand favori de la compétition est l’Angleterre (41%), finaliste de la dernière Coupe du monde. La France arrive après (28%), mais devant le Pays de Galles (15%), l’Irlande (10%) et l’Écosse (4%).

Le crunch de dimanche sera déjà un match capital pour les Bleus dans la course au titre. S’il a l’avantage de recevoir, le nouveau groupe de Fabien Galthié devra jouer son meilleur rugby pour espérer battre l’Angleterre. En effet, le finaliste de la Coupe du monde au Japon reste un gros morceau, notamment avec ses cadres Farrell, Itoje, Youngs ou encore Marler reconduits par Eddie Jones.

Il ne faudra pas non plus compter sans le Pays de Galles, vainqueur du tournoi 2019 en réalisant le Grand Chelem. Ces gallois, qui ont battu le XV de France en quart de finale de la dernière Coupe du monde, arriveront avec un nouveau sélectionneur, le néo-zélandais Wayne Pivac, qui succède à son compatriote Warren Gatland. Les Bleus auront donc fort à faire lors de leur déplacement à Cardiff à l’occasion de la troisième journée.

Depuis son titre de 2018, l’Irlande connaît une période délicate. Troisièmes du dernier Tournoi des 6 Nations, les irlandais ont également déçu pendant la Coupe du monde. En terminant deuxième de sa poule derrière le Japon, le XV du trèfle a hérité de la Nouvelle-Zélande et a sombré en quart avec une lourde défaite 46-14. Le nouveau sélectionneur Andy Farrell, le père d’Owen Farrell, s’est pourtant appuyé sur une ossature déjà présente au Japon pour le Tournoi des 6 Nations 2020. Emmenés par Jonathan Sexton, il faudra tout de même se méfier de ces irlandais qui pourraient bien renaître de leurs cendres.

Sans oublier l’Ecosse et l’Italie, la concurrence s’annonce féroce pour le XV de France qui espère soulever son 26ème trophée après 10 ans de disette.

Le calendrier des Bleus

Pour cette édition 2020, le XV de France débutera par le crunch au Stade de France avant de recevoir l’Italie. Les Bleus se déplaceront ensuite au Pays de Galles, puis en Ecosse, et termineront par la réception de l’Irlande.

France – Angleterre : dimanche 2 février à 16h00 

France – Italie : dimanche 9 février à 16h00

Pays de Galles – France : samedi 22 février à 17h45

Ecosse – France : dimanche 8 mars à 16h00

France – Irlande : samedi 14 mars à 21h00

 

Retrouvez le calendrier du tournoi pour les équipes de France féminine et U20 en cliquant ici.

 

Portrait de rugbyman : Dan Carter

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place à Dan Carter, élu joueur de la décennie 2010 !

Dan carter

Ses débuts dans le rugby

Dan Carter est né en 1982 à Leeston et a grandi dans le petit village de Southbridge, situé au sud-ouest de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Actif et sportif de nature, il a commencé à jouer au rugby dès son plus jeune âge sous l’impulsion de son père. A l’âge de 5 ans, il débute le rugby en club dans son village de Southbridge en tant que demi de mêlée. Et lorsque Dan ne jouait pas il accompagnait souvent son père, qui était entraîneur, pour assister à des matchs de Southbridge. A peine deux ans plus tard, il marquait déjà en bottant à 35 ou 40 mètres. L’obsession du tir au but a très vite pris de l’importance dans sa vie à partir du moment où son père lui a offert une paire de poteaux de rugby professionnels pour son huitième anniversaire.

Après avoir fréquenté le collège Ellesmere, où il jouait plutôt au poste de centre, Carter a intégré la Christchurch Boys High School. A cette époque, il n’envisageait pas une carrière sportive dans le rugby, pensant n’avoir pas spécialement le niveau. A 18 ans, il arrête ses études, enchaîne les petits boulots et reprend le rugby dans une division inférieure pour s’amuser. Mais ses performances ne passent pas inaperçues. Marquant pas mal d’essais et de pénalités, il est sélectionné chez les U19 de Canterbury à sa grande surprise. C’est à ce moment que les choses se sont accélérées. 

A l’été 2002, l’équipe des Crusaders Development le prend à l’essai. Grâce à ses bonnes performances, il est sélectionné l’hiver suivant avec l’équipe espoir de Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde des moins de 21 ans en Afrique du Sud. Après une défaite en demi-finale face au pays hôte, les jeunes Blacks remportent facilement le match pour la troisième place. Dan Carter réalise de belles performances et commence alors sa carrière professionnelle en signant dans l’équipe provinciale de Canterbury.

Sa carrière professionnelle

Dan Carter débute sa carrière professionnelle en 2002 avec Canterbury. L’année suivante, il participe pour la première fois au Super 12 avec la franchise des Crusaders et remporte son premier titre face aux Brumbies, une franchise australienne. En 2003, il est également sélectionné pour la première fois avec les All Blacks et gagne le Tri-Nations. Quelques mois plus tard, il joue sa première Coupe du monde, mais au poste de centre. Les néo-zélandais terminent troisièmes du tournoi après leur victoire sur la France en petite finale.

Le jeune Carter va alors enchaîner les titres avec ses différentes équipes. En 2004, il sacré champion des provinces de Nouvelle-Zélande avec Canterbury et devient réellement un membre important des All Blacks lors de la tournée d’automne 2004 au Royaume-Uni et en France. L’année qui suit, Carter se révèle encore un peu plus et prend rapidement la place d’Andrew Mehrtens au poste de demi d’ouverture avec les Crusaders. C’est à ce poste qu’il gagne le Super 12 avec sa franchise. Cette même saison, il bat le record du nombre de points marqués en un match (33 points contre l’équipe des Lions) et gagne le Tri-Nations avec les All Blacks. A la fin de l’année 2005, Dan Carter reçoit deux titres individuels : celui de Meilleur Joueur du Monde décerné par la Fédération internationale de rugby et celui de Joueur de l’année par l’association internationale des joueurs de rugby. 

En 2006, le néo-zélandais remporte le Super 14 et fait face à un nombre impressionnant de propositions de la part de clubs, notamment en Europe. Après deux années de réflexion et de nouveaux titres, Dan Carter se décide à partir pour un club européen et signe à Perpignan à l’été 2008. L’ouvreur All Black ne tarde pas à faire parler son talent en Top 14 et en Coupe d’Europe mais se blesse au tendon d’Achille, l’éloignant des terrains pendant six mois. Il lève tout de même le Bouclier de Brennus après la finale gagnée par l’USAP contre Clermont.

Son aventure française aura été courte puisqu’il retourne en Nouvelle-Zélande à l’été 2009. Malgré une belle offre d’Auckland, Carter fait son retour à Canterbury, avec qui il remporte un deuxième titre de champion des provinces, et reste chez les Crusaders.



 

Après un nouveau sacre avec son pays au Tournoi des Tri-Nations en 2010, Dan Carter prépare la Coupe du monde 2011 qui se déroule à domicile. Il débute alors le tournoi mais se blesse aux adducteurs pendant la phase de poule, mettant un terme à sa Coupe du monde, toutefois remportée par les All Blacks. En 2012, il est une nouvelle fois élu meilleur joueur IRB, titre qu’il avait déjà reçu sept ans auparavant. En 2014, Dan Carter annonce qu’il rejoindra le club parisien du Racing à la suite de la Coupe du monde 2015. Pendant cette Coupe du monde en Angleterre, Carter est l’un des artisans du second titre d’affilé de son équipe en inscrivant 82 points, dont 19 lors de la finale remportée 34-17 face à l’Australie.

Élu pour la troisième fois joueur de l’année par le World Rugby, il met dans la foulée un terme à sa carrière internationale et rejoint donc le Racing 92. Avec les Ciel et Blanc, Dan Carter remporte son deuxième titre de champion de France, en participant cette fois-ci à la phase finale. En 2018, il quitte le club francilien pour rejoindre les Kobelco Steelers en Top League au Japon et remporte ce championnat en s’imposant 55-5 en finale face aux Suntory Sungoliath, champions en titre.

© Libération

Son palmarès

Aussi bien en club qu’en sélection, Dan Carter affiche un palmarès impressionnant. Il compte plusieurs titres en Nouvelle-Zélande avec Canterbury et les Crusaders mais aussi en France avec deux titre de champion, l’un avec l’USAP, l’autre avec le Racing, et au Japon. Il est également l’un des rares joueurs à être deux fois champion du monde.

Palmarès en club Palmarès en sélection
2 titres de champion des provinces de Nouvelle-Zélande avec Canterbury (2004 et 2009)

2 titres en Super 12 avec les Crusaders (2002 et 2005)

2 titres en Super 14 avec les Crusaders (2006 et 2008)

1 titre de champion de France avec Perpignan (2009)

1 titre de champion de France avec le Racing 92 (2016)

1 titre de champion du Japon avec les Kobelco Steelers (2019)

6 titres en Tournoi des Tri-Nations (2003, 2005, 2006, 2007, 2008 et 2010)

2 titres en Rugby Championship (2012 et 2013)

2 titres de Champion du monde (2011 et 2015)

Ses records et distinctions

Dan Carter a été élu meilleur joueur du monde à trois reprises, en 2005, 2012 et 2015. Il a aussi été récompensé du titre de meilleur joueur de l’année en 2005 par l’association internationale des joueurs de rugby.

© RugbyCleek

Plus récemment, les électeurs de World Rugby ont élu Dan Carter comme étant le meilleur joueur de la décennie parmi tous les joueurs ayant marqué l’histoire du rugby entre 2010 et 2019.

Par ailleurs, le légendaire ouvreur néo-zélandais est le quatrième meilleur marqueur de l’histoire de la Coupe du monde avec 191 points marqués.

 

Rugby à XIII : La Super League est de retour !

dragons catalans

La saison 2020 de Super League, compétition phare du rugby à XIII dans l’hémisphère nord, est de retour à partir de jeudi. Elle verra s’affronter le gratin européen du rugby à XIII avec une nouveauté cette année, l’arrivée du club canadien des Toronto Wolfpack. Les Dragons Catalans seront encore la seule franchise française engagée cette saison.

dragons catalans

© Dragons Catalans

Présentation de la Super League

Pour ceux qui ne connaissent pas bien la Super League, cette compétition de rugby à XIII créée en 1996 regroupe 12 équipes de l’hémisphère nord (10 anglaises, 1 française et 1 canadienne). La compétition se déroule en deux phases. Tout d’abord, une saison régulière qui verra toutes les équipes s’affronter pour établir un classement général, puis une phase finale qui regroupe les cinq meilleures équipes. Le championnat commence cette année le 30 janvier et la grande finale aura lieu en octobre, au stade Old Trafford de Manchester.

Super_League_2020_logo

Une équipe française : les Dragons Catalans

Fondée en 2005, la franchise des Dragons Catalans est l’unique représentant français en Super League depuis 2006. Elle est née de la fusion de deux clubs français historiques de rugby à XIII : le XIII catalan (fondé en 1934) et l’AS Saint-Estève (fondée en 1965). Cette fusion prend alors le nom d’Union Treiziste Catalane. Elle est renommée Dragons Catalans lors de son introduction en Super League. Le meilleur résultat du club de Perpignan en Super League est une place en demi-finale en 2009 et en 2014.

Cette année, les Dracs débuteront leur saison à domicile le samedi 1er février contre les Huddersfield Giants. Comme la saison dernière avec la disparition du Super 8, il y aura 29 journées et donc plusieurs doubles confrontations. En 2020, les Dragons se déplaceront à deux reprises à Huddersfield, Hull FC, Castleford et Wigan alors qu’ils recevront deux fois Toronto, Leeds et Warrington.

calendrier dragons catalans

© Dragons Catalans

Les favoris de la Super League 2020

Les Saints de St Helens, vainqueurs l’an dernier de la Super League seront favoris à leur propre succession. Malgré le départ de leur entraîneur Justin Holbrook pour l’hémisphère sud, remplacé par l’australien Kristian Woolf, les Saints conservent l’armature de leur effectif de l’an dernier. Emmené par le demi français Théo Fages et le rugueux pilier anglais Luke Thompson, le club de la banlieue de Liverpool est une équipe offensive, pratiquant un jeu spectaculaire et efficace.

Après 2016 et 2018, les Wigan Warriors peuvent décrocher un troisième titre en cinq ans. Et on peut dire que les Warriors se sont donné les moyens d’atteindre cet objectif en recrutant le demi Jackson Hastings, nommé meilleur joueur de la saison passée, alors qu’il évoluait à Salford et le pilier international anglais George Burgess, en provenance du club australien des South Sydney Rabbitohs. De plus, la franchise pourra toujours compter sur les français Morgan Escaré et Romain Navarrette.



 

Les Warrington Wolves peuvent aussi prétendre au titre cette année grâce à leur bon mercato. En effet, après 11 ans passés en Australie, la star anglaise Gareth Widdop est de retour chez les Wolves. Le centre Anthony Gelling va lui aussi poser ses valises à Warrington. Les Wolves disposent donc désormais d’un effectif complet, avec des internationaux à chaque ligne. Cette année pourrait bien être la bonne pour Warrington, après quatre finales perdues en 2012, 2013, 2016 et 2018.

Enfin, n’oublions pas les Rhinos de Leeds, franchise la plus titrée de Super League depuis 1996 avec huit titres sur dix finales disputées. Après une saison 2019 décevante, achevée à la 8ème place, Leeds a une revanche à prendre. A l’intersaison, les Rhinos ont été très actifs en faisant venir Luke Gale, meilleur joueur 2017, en provenance des Castleford Tigers, le pilier australien Matt Prior, ainsi que les deux jeunes anglais d’Huddersfield Alex Mellor et Kruise Leeming. L’effectif 2020 de Leeds est un mélange d’expérience (Luke Gale, Stevie Ward, Adam Cuthbertson) et de jeunesse (Jack Walker, Harry Newman, Mikolaj Oledzki). Si les recrues s’intègrent rapidement, les Rhinos seront de solides outsiders.

dragons catalans

© FFR 13

Les Dragons Catalans sans diffuseur TV ?

Coup dur pour les supporters des Dragons Catalans. Après cinq années avec beIN SPORTS entre 2015 et 2019, les Dragons Catalans n’auront peut-être pas de diffuseur en 2020. Malgré des contacts avec de nombreuses chaînes françaises, aucun accord n’a encore été trouvé. La bonne nouvelle est que Sky Sports a promis de produire 5 matchs des Dragons Catalans à Brutus en 2020, ce qui n’en laissera que 9 à la charge d’un potentiel diffuseur. S’il est de moins en moins probable que le premier match de samedi face à Huddersfield soit diffusé un accord pourrait être trouvé en cours de saison… espérons !

 

Les Sevens Series H et F à Hamilton (NZ) ce weekend

france sevens femmes

Après la trêve de fin d’année, les Sevens Series sont de retour pour une étape à Hamilton, en Nouvelle-Zélande, les 25 et 26 janvier. Un peu plus d’un mois après le tournoi du Cap, les équipes de France masculine et féminine espèrent bien réitérer leurs bonnes performances, respectivement 3ème et 4ème du dernier tournoi en Afrique du Sud. Vous avez demandé le programme ? Le voici…

france sevens femmes

Un format sur deux jours

Contrairement aux tournois de décembre qui s’étalaient sur trois jours, celui d’Hamilton se jouera seulement sur deux. Le format de compétition change également. Chez les hommes, seul le premier de chaque poule sera directement qualifié en demi-finales, tandis que les trois premières équipes de chaque poule ainsi que la meilleure deuxième accèdera au dernier carré du côté des femmes. Les deux premiers matchs de poule auront lieu samedi alors que le troisième match de poule et les phases finales se joueront dimanche (heure locale).

Comment voir les tournois ?

Attention, décalage horaire oblige, les hostilités débuteront dès vendredi soir avec le match de l’équipe de France féminine face à l’Espagne, à 21h30 heure française. Le tournoi des hommes commencera quant à lui à 23h57 heure française avec le match Irlande-Canada. Il faudra veiller jusqu’au petit matin pour assister aux matchs en direct sur le site du World Rugby Sevens Series. A la télévision, Canal+ Sport diffusera les matchs à partir de 7h00 samedi matin.



 

Les poules du tournoi d’Hamilton

Tableau Masculin

Médaillés de bronze en décembre dernier au Cap et troisièmes au classement général, les Bleus ont une poule abordable avec l’Irlande (10e), le Canada (12e) et l’Espagne (14e). 

Poule A Poule B Poule C Poule D
Nouvelle-Zélande Afrique du Sud France Fidji
Ecosse Kenya Irlande Argentine
Etats-Unis Angleterre Canada Australie
Pays de Galles Japon Espagne Samoa

Tableau féminin

Du côté du tournoi féminin, Hamilton est la quatrième étape du circuit mondial après Glendale, Dubaï et le Cap. La Nouvelle-Zélande, première au général espère accentuer son avance en s’imposant à domicile. Quant aux françaises, cinquièmes au classement et quatrièmes du tournoi du Cap, elles affronteront exactement les mêmes équipes que les garçons : le Canada (4e), l’Espagne (7e) et l’Irlande (10e). Pour se qualifier en demies, les Bleues devront finir premières de la poule C ou meilleures deuxièmes.

Poule A Poule B Poule C
Nouvelle-Zélande Australie Canada
Fidji Etats-Unis France
Angleterre Russie Espagne
Chine Brésil Irlande

Les matchs des équipes de France

Comme en Afrique du Sud, les deux équipes de France 7 débuteront le tournoi d’Hamilton contre l’Espagne. Les Bleues ouvriront le bal vendredi à 21h30 (heure française), tandis que le France-Espagne des hommes débutera à 0h19.

Les matchs des Bleus (heure française)

  • Samedi 25 janvier à 0h19 : France – Espagne
  • Samedi 25 janvier à 5h46 : France – Canada
  • Samedi 25 janvier à 23h29 : France – Irlande

Les matchs des Bleues (heure française)

  • Vendredi 24 janvier à 21h30 : France – Espagne
  • Samedi 25 janvier à 3h08 : France – Irlande
  • Samedi 25 janvier à 21h07 : Canada – France

Les demi-finales hommes auront lieu dimanche à partir de 4h20 et la finale à 8h56. Les demi-finales femmes se dérouleront quant à elles dimanche à partir de 3h36 et la finale à 8h26.

 

Zoom sur : le Racing 92

ZOOM SUR LE RACING

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au Racing 92 !

Les origines du club

Le Racing 92 est fondé en 1882 sous le nom de Racing Club. A l’origine, le club parisien est omnisport, mais plutôt destiné à l’athlétisme et plus particulièrement à la course à pied. Il est créé entre autre pour que les élèves du lycée Fontanes, devenu aujourd’hui le lycée Condorcet, aient un lieu propice à l’activité sportive autre que le hall de la gare Saint-Lazare. 

A partir de 1885, l’association est renommée le Racing Club de France. Elle ajoute alors régulièrement de nouvelles sections, dont le rugby en 1890. A peine deux ans plus tard, le RCF participe au premier “championnat” de France de rugby à XV, plus exactement le premier championnat interclubs pour des associations non scolaires. Disons plutôt que ce championnat est un simple match puisqu’il n’y a que deux équipes en compétition : le Racing Club de France et le Stade Français. 

Dans ce match historique arbitré par le baron Pierre de Coubertin, le Racing s’impose 4 à 3 et devient ainsi le premier club champion de France à brandir le bouclier de Brennus le 20 mars 1892.

Son palmarès en France

Premier champion de France en 1892, le Racing a ensuite remporté cinq autres boucliers de Brennus. D’abord en 1900 et 1902 face au Stade Bordelais, puis en 1959 en s’imposant en finale contre le Stade Montois. Enfin, depuis que le rugby s’est professionnalisé, le Racing a glané le titre de champion de France en 1990 contre Agen et en 2016 face à Toulon.

Outre ses six titres de champion de France, le Racing a gagné la coupe de l’Espérance en 1918 et a remporté trois fois le championnat de France de deuxième division en 1926, 1998 et 2009.

Son palmarès en Europe

Malgré un beau palmarès en France, le Racing ne possède aucun titre dans les compétitions européennes. Le meilleur résultat du club est une place de finaliste en Coupe d’Europe en 2016 et en 2018.

Cette saison, le Racing 92 est engagé en Champions Cup. Dans la poule 4, les Ciel et Blanc étaient opposés aux Saracens (ANG), au Munster (IRL) et aux Ospreys (PdG). Ils se sont qualifiés pour les quarts de finale en terminant premier de leur poule.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec le Racing Nombre d’années au club Nombre de points
Henry Chavancy* 302 13 250
François Van der Merwe 212 9 65
Eddy Ben Arous* 184 6 25
Maxime Machenaud* 158 6 794
Bernard Le Roux* 156 6 50
Luc Ducalcon 152 6 20
Dimitri Szarzewski 151 7 90
Julien Brugnaut 150 7 0
Juan Imhoff* 146 8 365
Jonathan Wisniewski 146 7 1 276

*Joueurs toujours en activité au Racing

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Eddy Ben Arous Pilier 25 août 1990 France
Georges-Henri Colombe Reazel Pilier 9 avril 1998 France
Guram Gogichaishvili Pilier 4 septembre 1998 Géorgie
Cedate Gomes Sa Pilier 7 août 1993 France
Vasil Kakovin Pilier 1er décembre 1989 Géorgie
Hassane Kolingar Pilier 6 mars 1998 France
Ali Oz Pilier 28 mai 1995 France
Ben Tameifuna Pilier 30 août 1991 Tonga
Teddy Baubigny Talonneur 2 septembre 1998 France
Camille Chat Talonneur 18 décembre 1995 France
Kevin Le Guen Talonneur 17 novembre 1990 France
Dominic Bird 2e ligne 9 avril 1991 Nouvelle-Zélande
Boris Palu 2e ligne 4 février 1996 France
Donnacha Ryan 2e ligne 11 décembre 1983 Irlande
Baptiste Chouzenoux 3e ligne 7 août 1993 France
Antonie Claassen 3e ligne 20 septembre 1984 France
Ibrahim Diallo 3e ligne 26 janvier 1998 France
Johnny Dyer 3e ligne 6 février 1992 Fidji
Jordan Joseph 3e ligne 31 juillet 2000 France
Wenceslas Lauret 3e ligne 28 mars 1989 France
Bernard Le Roux 3e ligne 4 juin 1989 France
Fabien Sanconnie 3e ligne 21 février 1995 France
Yoan Tanga Mangene 3e ligne 29 novembre 1996 France
Teddy Iribaren Mêlée 25 septembre 1990 France
Maxime Machenaud Mêlée 30 décembre 1988 France
Antoine Gibert Ouverture 31 décembre 1997 France
Finn Russell Ouverture 23 septembre 1992 Ecosse
François Trinh-Duc Ouverture 11 novembre 1986 France
Ben Volavola Ouverture 13 janvier 1991 Fidji
Henry Chavancy Centre 22 mai 1988 France
Olivier Klemenczak Centre 1er juin 1996 France
Léonard Paris Centre 20 mars 1996 France
Anatole Pauvert Centre 23 mai 1997 France
Virimi Vakatawa Centre 1er mai 1992 France
Louis Dupichot Ailier 23 septembre 1995 France
Juan Imhoff Ailier 11 mai 1988 Argentine
Dorian Laborde Ailier 30 septembre 1996 France
Baptiste Lafond Ailier 23 mai 1998 France
Teddy Thomas Ailier 18 septembre 1993 France
Brice Dulin Arrière 13 avril 1990 France
Simon Zebo Arrière 16 mars 1990 Irlande

 

La saison dernière, le Racing 92 a terminé quatrième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 15 victoires, 1 nul et 10 défaites. Cette année, le club a pour objectif de se qualifier de nouveau pour la phase finale du championnat et pourquoi pas remporter son septième titre de champion de France.

 

Six clubs français poursuivent l’aventure en coupes européennes

quarts de finale

Sur les 14 clubs françaises engagés dans les compétitions européennes, 6 se sont qualifiés pour les quarts de finale : 3 en Champions Cup (Toulouse, Clermont et le Racing) et 3 autres en Challenge Cup (Toulon, Castres et Bordeaux). Parmi eux, le Stade Toulousain et l’ASM ainsi que le RCT et l’UBB auront l’avantage du terrain puisqu’ils recevront pour leur quart au mois d’avril.

quarts de finale

© Crédit photo : France TV Sport

Toulouse et Clermont en leader, le Racing loupe le coche

Déjà qualifiés pour les quarts de finale avant l’entame de la sixième journée de Champions Cup, Toulouse, Clermont et le Racing jouaient ce weekend pour terminer dans les quatre meilleurs premiers afin de recevoir pour les quarts au mois d’avril. Grâce à leurs victoires respectives sur Gloucester et les Harlequins, le Stade Toulousain et l’ASM Clermont ont rempli leur mission. La partie fut plus compliquée pour le Racing 92 qui s’est incliné sur la pelouse des Saracens, classant les Ciel et Blanc en moins bon premier des cinq poules.

Il y aura forcément une équipe tricolore dans le dernier carré. En effet, suite à sa première défaite européenne de la saison, le Racing 92 a donc hérité d’un autre club français, Clermont, pour les quarts de finale. Ce n’est pas forcément un cadeau pour l’ASM qui s’était fait éliminer au même stade de la compétition il y a deux ans par le club francilien… au Stade Marcel Michelin. 

Quant aux toulousains, qui ont réalisé le sans faute dans la poule 5, ils accueilleront les irlandais d’Ulster qui ont terminé deuxièmes de la poule 3 derrière l’ASM. Mais malgré sa victoire sur Gloucester (35-14), Toulouse n’est pas parvenu à dépasser Exeter comme deuxième meilleur qualifié à cause d’une différence de points défavorable (+77 contre +81). Le champion de France en titre ne recevra donc pas en cas de demi-finale face à Exeter.

Pour le LOU (3e de la poule 1), le Stade Rochelais (3e de la poule 2) et Montpellier (4e de la poule 5), le parcours en Coupe d’Europe s’arrête donc aux phases de poule.

Le tableau des quarts en Champions Cup

Leinster (IRL) – Saracens (ANG)

Clermont (FRA)Racing 92 (FRA)

Exeter (ANG) – Northampton (ANG)

Toulouse (FRA) – Ulster (IRL)



Trois clubs français parmi les huit qualifiés en Challenge Cup

C’est un de plus que l’année dernière et autant que l’édition d’il y a deux ans. Sur les huit clubs engagés en Challenge Cup, trois défendront les couleurs tricolores en quarts. Il s’agit de Toulon, de l’UBB et de Castres. Les deux premiers joueront à domicile, tandis que les castrais se déplaceront outre-Manche.

Avec 28 points engrangés sur 30 possibles, le RCT est la meilleure équipe des phases de poule de Challenge Cup. Les toulonnais recevront donc en quart de finale à Mayol, mais également en demie s’ils parviennent à battre les Scarlets, qui étaient déjà dans leur poule. Un avantage qui pourra se poursuivre jusqu’en finale puisque cette dernière aura lieu… au Stade Vélodrome de Marseille, à quelques dizaines de kilomètres.

L’UBB aura également l’avantage du terrain en se classant troisième meilleur premier. Et comme pour Toulon, les bordelais retrouveront Edimbourg en quart qui figurait avec eux dans la poule 3. Les hommes de Christophe Urios avaient facilement battu les écossais à Chaban-Delmas (32-17) après avoir concédé le match nul une semaine plus tôt à Murrayfield (16-16).

Le Castres Olympique a quant à lui terminé moins bon premier avec ses 23 points (5 victoires, 1 défaite et 3 points de bonus), à égalité avec Leicester. Mais ce sont bien les Tigers qui recevront le CO grâce à la différence de points (+86 pour Leicester contre +56 pour Castres).

Bayonne (4e de la poule 2), Agen (4e de la poule 3), Brive (2e de la poule 4), le Stade Français (4e de la poule 4) et la Section Paloise (2e de la poule 5) sont éliminés de la Challenge Cup.

Le tableau des quarts en Challenge Cup

Toulon (FRA) – Scarlets (PdG)

Leicester (ANG) – Castres (FRA)

Bristol (ANG) – Newport (PdG)

UBB (FRA) – Edimbourg (ECO)

 

Portrait de rugbyman : Gareth Edwards

Portrait de rugbyman Gareth Edwards

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place à la légende galloise Gareth Edwards !

Fiche du joueur Gareth Edwards

Ses débuts dans le rugby

Gareth Edwards est né le 12 juillet 1947 près de Pontardawe au Pays de Galles. Issu d’une famille modeste de mineurs, le jeune gallois joue d’abord dans l’équipe de football de son village. En 1961, lorsqu’il intègre l’école secondaire de Pontardawe, Gareth Edwards prend conscience de ses qualités sportives grâce à Bill Samuel, éducateur dans son école. Il s’essaie alors à plusieurs sports tels que la gymnastique, le saut en longueur et la musculation. Mais rien de tout ça ne lui convient. A côté de cela, Edwards signe à 16 ans dans le club de football de Swansea et évolue avec l’équipe de jeunes. Il hésite toutefois entre le football, sport de son enfance, et le rugby, sport national au Pays de Galles. Malgré le contrat proposé par les recruteurs du club professionnel de Swansea, Gareth Edwards suit les conseils de Bill Samuels qui sent que la vitesse et la vision de jeu du jeune homme le destinent à devenir un demi de mêlée de talent. Il refuse alors le contrat et intègre l’école anglaise de Millfield, réputée en matière de formation rugbystique. Talentueux et travailleur acharné, il parvient à se faire une place parmi les meilleurs espoirs du rugby malgré son petit gabarit. En 1966, alors âgé de 19 ans, il signe pour le club de Cardiff RFC.

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© Cardiff Rugby Museum

Sa carrière professionnelle

Gareth Edwards fait ses débuts avec Cardiff le 17 septembre 1966 contre Coventry. Pendant ses 12 saisons avec le club de la capitale galloise, il a disputé 195 matchs et marqué 426 points, dont 69 essais. Ce n’est malheureusement pas en club qu’Edwards s’est démarqué malgré son immense talent. En effet, il n’a remporté aucun titre avec Cardiff. Ses meilleurs résultats sont deux finales de coupe du Pays de Galles, perdues face à Llanelli en 1973 et Newport en 1977.

En revanche, Gareth Edwards a été l’une des légendes du rugby gallois qui a connu son âge d’or à la fin des années 1960 et dans les années 1970. Tout commence pour lui le 1er avril 1967 avec le XV du poireau. Alors âgé de 19 ans, il connaît sa première sélection face à la France mais débute par une défaite face aux Bleus. Le 20 février 1968 il est capitaine du Pays de Galles pour la première fois à seulement 20 ans. 

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© Presse Sports

Pendant les dix années suivantes, les Diables Rouges sont devenus la plus enthousiasmante équipe de l’ovalie, s’offrant le luxe de rivaliser avec les invincibles All Blacks ou les rugueux Sud-Africains. Dans l’hémisphère nord, les gallois ont été un véritable rouleau compresseur en rafflant avec Gareth Edwards 7 Tournois des 5 Nations (1969, 1970, 1971, 1973, 1975, 1976 et 1978) et en réalisant 3 Grands Chelems lors des éditions 1971, 1976 et 1978. Pendant cette décennie, Edwards était l’homme à maîtriser pour espérer l’emporter. Ballon en main, il était inarrêtable avec ses chevauchées fantastiques et ses passes millimétrées. 

Durant sa carrière de joueur de rugby, Gareth Edawrds a remporté avec le Pays de Galles 33 matchs, en a perdu 15 et fait 5 matchs nuls. Il a atteint les 53 sélections en équipe nationale, réalisé 20 essais, 2 transformations, 3 drops, 1 pénalité. Il a également joué 10 matchs avec les Lions britanniques entre 1971 et 1974. Le gallois est connu pour avoir été à la conclusion de ce qui est considéré comme l’essai du siècle en 1973 face aux All Blacks.

Gareth Edwards met un terme à sa carrière en mars 1978 après la victoire du XV du poireau sur la France lors du dernier match du Tournoi des 5 Nations, leur permettant de réaliser le Grand Chelem.



 

Son palmarès

Gareth Edwards n’a remporté aucun titre avec son club de Cardiff mais possède un très beau palmarès avec l’équipe nationale du Pays de Galles.

Palmarès en club Palmarès en sélection
Aucun titre                                                                                                                                                                             7 titres en Tournoi des 5 Nations (1969, 1970, 1971, 1973, 1975, 1976 et 1978) dont 3 Grands Chelem (1971, 1976 et 1978) et 5 Triple couronne (1969, 1971, 1976, 1977 et 1978)

Ses records et distinctions

Gareth Edwards a reçu de nombreuses distinctions pour l’ensemble de sa carrière.

En 1969, il a été nommé joueur de l’année au Pays de Galles. Puis, personnalité BBC Sport Pays de Galles de l’année en 1974. Il a suivi ce succès en étant fait Membre de l’Ordre de l’Empire Britannique en 1975.

Gareth Edwards possède une statue à son effigie dans le centre de Cardiff depuis 1982 et il est honoré dans le « Rugby Hall of Fame » en 1997 parmi les plus grands joueurs de rugby à XV.

Le 21 novembre 2001, Gareth Edwards est désigné « meilleur joueur gallois de tous les temps ».

Gareth Edwards

© Walesonline

 

Véritable légende dans les années 1970, Gareth Edwards est par son talent l’un des plus grands joueurs de l’histoire du Pays de Galles et du monde. Après sa carrière sportive il a été capitaine de l’équipe du quiz télévisé A Question of Sports de 1978 à 1982 et  commentateur de rugby pour les matchs de la BBC et S4C. Il a occupé également des fonctions de dirigeant au sein du club des Cardiff Blues jusqu’en 2019.

 

6 Nations : La liste des 42 Bleus sélectionnés par Fabien Galthié

galthie liste tournoi

Le nouveau sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a annoncé ce mercredi sa première liste de 42 joueurs pour préparer le Tournoi des 6 Nations qui débutera le 1er février prochain. Parmi les joueurs retenus, 19 n’ont jamais porté le maillot Bleu. Galthié et Ibanez, nouveau manager du XV de France, ont mis l’accent sur la jeunesse avec notamment six champions du monde U20 et une moyenne d’âge de 24 ans. Un seul trentenaire figure sur la liste, le racingman Bernard Le Roux.

Le RCT et le Stade Toulousain bien représentés

Le RC Toulon et le Stade Toulousain sont les clubs les plus représentés avec huits joueurs retenus pour chaque club. Suivent ensuite le Racing, le MHR et l’UBB avec cinq joueurs, puis le Stade Français avec quatre joueurs. Trois joueurs du LOU et deux du Stade Rochelais et de Clermont rejoignent également les rangs de Fabien Galthié pour la préparation du tournoi. En revanche, aucun joueur de Brive, Pau, Bayonne, Castres et Agen n’a été appelé.

Plusieurs absents de marque

Des cadres de renom sont absents de cette première liste de l’ère Galthié. L’arrière Maxime Médard, l’ailier Yoann Huget, le troisième ligne Wenceslas Lauret et le pilier Rabah Slimani, tous titulaires lors du dernier match des Bleus face au Pays de Galles en quart de finale de la dernière Coupe du monde au Japon sont les grands absents de cette liste. A ces joueurs s’ajoutent d’autres grands absents comme Sofiane Guitoune, Camille Lopez, Maxime Machenaud, Arthur Iturria, Alivereti Raka ou encore Yacouba Camara. Plusieurs joueurs du mondial sont toutefois reconduits, que ce soit devant (Alldritt, Baille, Chat, Lauret, Le Roux, Ollivon, Poirot) ou derrière (Dupont, Fickou, Ntamack, Penaud, Serin, Vakatawa…).



 

La liste des 42 sélectionnés

 

Poste Joueur Club
Première ligne Dorian ALDEGHERI Stade Toulousain
Cyril BAILLE Stade Toulousain
Demba BAMBA Lyon OU
Camille CHAT Racing 92
Anthony ETRILLARD RC Toulon
Jean-Baptiste GROS RC Toulon
Mohamed HAOUAS Montpellier HR
Julien MARCHAND Stade Toulousain
Jefferson POIROT Union Bordeaux-Bègles
Deuxième ligne Cyril CAZEAUX Union Bordeaux-Bègles
Killian GERACI Lyon OU
Bernard LE ROUX Racing 92
Boris PALU Racing 92
Romain TAOFIFENUA RC Toulon
Paul WILLEMSE Montpellier HR
Troisième ligne Grégory ALLDRITT Stade Rochelais
Dylan CRETIN Lyon OU
François CROS Stade Toulousain
Alexandre FISCHER ASM Clermont
Sekou MACALOU Stade Français
Charles OLLIVON RC Toulon
Selevasio TOLOFUA Stade Toulousain
Cameron WOKI Union Bordeaux-Bègles
Demi de mêlée Antoine DUPONT Stade Toulousain
Maxime LUCU Union Bordeaux-Bègles
Baptiste SERIN RC Toulon
Demi d’ouverture Louis CARBONEL RC Toulon
Matthieu JALIBERT Union Bordeaux-Bègles
Romain NTAMACK Stade Toulousain
Centre Gaël FICKOU Stade Français
Julien HERITEAU RC Toulon
Virimi VAKATAWA Racing 92
Arthur VINCENT Montpellier HR
Ailier Gervais CORDIN RC Toulon
Lester ETIEN Stade Français
Gabriel NGANDEBE Montpellier HR
Damian PENAUD ASM Clermont
Vincent RATTEZ Stade Rochelais
Teddy THOMAS Racing 92
Arrière Anthony BOUTHIER Montpellier HR
Kylan HAMDAOUI Stade Français
Thomas RAMOS Stade Toulousain

Avec seulement 11 sélections à son actif, Charles Ollivon a été nommé capitaine du XV de France pour le prochain Tournoi des 6 Nations. Le premier rassemblement des Bleus se fera à Nice pour un stage du 19 au 31 janvier. La compétition débutera quant à elle pour les tricolores le 2 février au Stade de France face à l’Angleterre.

 

Rugby à 7 : Les affiches du premier Supersevens sont connues

Le rugby à 7 se déploie encore un peu plus en France avec l’arrivée d’une toute nouvelle compétition : l’In Extenso Supersevens. Ce championnat professionnel sera lancé le 1er février prochain à la Paris Défense Arena, terre du Racing 92. Il verra s’opposer les 14 clubs de Top 14 ainsi que Monaco et les Barbarians français, invités pour l’occasion. Le tirage au sort de la première édition avait lieu hier soir.

Le programme de l’In Extenso Supersevens

La première édition de l’In Extenso Supersevens se déroulera sur une seule journée, de 10h à 22h le samedi 1er février, avec 28 matchs au programme. La compétition débutera directement par les huitièmes de finale, où les vainqueurs continueront leur parcours dans le tableau principal et les équipes éliminées seront reversées dans le tableau secondaire. Elle ne manquera pas de reprendre les codes du rugby à 7 : spectacle et rapidité avec des matchs lancés toutes les 22 minutes. Les organisateurs espèrent ainsi que cet événement sera une belle vitrine pour que ce sport olympique continue de se développer dans l’Hexagone et suscite des vocations.

Programme

Programme

Tableau

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Des stars du Top 14 pour le spectacle

Pour l’occasion, plusieurs joueurs de Top 14 fouleront la pelouse de la Paris Défense Arena. Parmi eux, Alexis Palisson (Lyon), Charlie Cassang (Clermont), Juan Imhoff (Racing 92), Lucas Tauzin (Toulouse), Julien Caminati (Castres) ou encore Clément Daguin (Stade Français). Quant à l’ancien toulonnais et briviste Benjamin Lapeyre et l’ancien joueur du Stade Français Titouan Cazedepats, ils représenteront les clubs invités, respectivement le Monaco Rugby 7 et les Barbarians français. Avec ces têtes connues, Paul Goze vise une affluence d’au moins 17 000 personnes à l’Arena. Le président de la LNR espère également que des talents français vont se révéler pour représenter la France aux Jeux Olympiques de Paris 2024.



 

Le tirage au sort des huitièmes de finale

Hier soir avait lieu le tirage au sort de ce premier In Extenso Supersevens en présence des organisateurs et de plusieurs joueurs. Les huitièmes de finale débuteront donc par une affiche entre les Barbarians et l’ASM Clermont et la matinée se clôturera par le match entre le Stade Rochelais et l’Aviron Bayonnais.

tirage supersevens

A l’issue de cette journée, nous connaîtrons donc le premier Champion de France de rugby à 7. La prochaine saison de l’In Extenso Supersevens prendra ensuite une autre forme. Elle se disputera sous la forme de trois étapes les 15, 22 et 29 août avant la finale le 7 novembre 2020. 

 

Zoom sur : la Section Paloise

ZOOM SUR LA SECTION PALOISE

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place à la Section Paloise !

Les origines du club

La Section Paloise voit le jour en avril 1902 sous le nom de “Section Paloise de la ligue girondine”. Ce club omnisport est alors présidé par le docteur Pelizza-Duboué. Les disciplines pratiquées à la création son l’athlétisme et la barrette (ancêtre du rugby). Dès 1905, la référence à la ligue girondine disparaît des statuts de l’association et on ne parle plus que de Section Paloise. En parallèle, la pratique de la barrette est délaissée pour faire place au rugby. Cette activité sportive se développe rapidement puisque dès janvier 1906 on note l’existence d’une seconde équipe de rugby. Connue pour sa tenue verte et blanche, la section était pourtant vêtue de bleu et de noir à sa création. Ce n’est qu’en 1912 que le club décide d’adopter définitivement les couleurs emblématiques que sont aujourd’hui le vert et le blanc.

Son palmarès en France

Triple championne de France, la Section Paloise a remporté son premier titre en 1928. Pendant cette saison, les Vert et Blanc remportent le titre de champion de côte basque puis terminent premier d’un mini championnat à cinq, puis d’un autre à quatre, composé du Stade Français, de Perpignan et de Lyon. Vainqueur de Toulouse en demi-finale, la Section remporte ensuite le championnat de France en battant le club de Quillan. Le second titre de champion de France a été glané durant la saison 1945-1946. Enfin, le troisième titre de la Section a été remporté en 1964 avec une victoire contre Béziers en finale.

Plus récemment, Pau a été champion de France de Pro D2 en 2015. Depuis ce titre, les palois n’ont plus quitté l’élite du rugby français.

Son palmarès en Europe

Sur la scène européenne, la Section a gagné le Challenge Européen en 2000 en s’imposant en finale face à Castres. En Coupe d’Europe, son meilleur résultat est une place de demi-finaliste en 1998.

Cette saison, la Section Paloise est engagé en Challenge Cup. Dans la poule 5, Pau est opposé à Leicester (ANG), Cardiff (PdG) et Calvisano (ITA).



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec la Section Nombre d’années au club Nombre de points
Julien Fumat* 294 14 185
Julien Jacquot 240 10 25
Mickaël Drouard 177 10 60
Peni Fakalelu 155 9 35
André Hough 140 6 754
Paul Dearlove 138 6 5
Damien Traille 134 8 120
Matthieu Dourthe 126 6 150
Loïc Charlon 122 5 15
Sylvain Charlet 118 6 5

*Joueurs toujours en activité à la Section : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Lourens Adriaanse Pilier 5 février 1988 Afrique du Sud
Mohamed Boughanmi Pilier 27 octobre 1991 France
Nicolas Corato Pilier 7 octobre 1997 France
Siegfried Fisi’ihoi Pilier 8 juin 1987 Tonga
Malik Hamadache Pilier 17 octobre 1988 France
Geoffrey Moïse Pilier 20 août 1991 France
Omar Odishvili Pilier 2 juillet 1997 Géorgie
Lucas Pointud Pilier 18 janvier 1988 France
Rayne Barka Talonneur 5 février 1999 France
Ignacio Calles Talonneur 24 octobre 1995 Argentine
Quentin Lespiaucq Talonneur 16 février 1995 France
Lucas Rey Talonneur 27 avril 1997 France
Julien Delannoy 2e ligne 15 juin 1995 France
Denis Marchois 2e ligne 5 février 1994 France
Fabrice Metz 2e ligne 23 janvier 1991 France
Daniel Ramsay 2e ligne 1er juin 1984 Nouvelle-Zélande
Antoine Erbani 3e ligne 7 février 1990 France
Clément Fournier 3e ligne 6 mai 2000 France
Pierrick Gunther 3e ligne 16 octobre 1989 France
Giovanni Habel-Kuffner 3e ligne 9 janvier 1995 Samoa
Baptiste Pesenti 3e ligne 3 juillet 1997 France
Martin Puech 3e ligne 14 décembre 1988 France
Lekima Tagitagivalu 3e ligne 4 décembre 1995 Fidji
Matthieu Ugena 3e ligne 25 juillet 1995 France
Dominiko Waqaniburotu 3e ligne 20 avril 1986 Fidji
Luke Whitelock 3e ligne 29 janvier 1991 Nouvelle-Zélande
Thibault Daubagna Mêlée 20 mai 1994 France
Clovis Lebail Mêlée 29 novembre 1995 France
Samuel Marques Mêlée 8 décembre 1988 France
Antoine Hastoy Ouverture 4 juin 1997 France
Colin Slade Ouverture 10 octobre 1987 Nouvelle-Zélande
Tom Taylor Ouverture 11 mars 1989 Nouvelle-Zélande
Baptiste Couchinave Centre 25 janvier 1998 France
Alexandre Dumoulin Centre 24 août 1989 France
Julien Fumat Centre 26 mars 1987 France
Florian Nicot Centre 30 septembre 1986 France
Pierre Nueno Centre 15 mai 1996 France
Atila Septar Centre 2 juin 1996 France
Jale Vatubua Centre 30 août 1991 Fidji
Eoghan Barrett Ailier 31 mai 1999 Irlande
Marvin Lestremau Ailier 19 juillet 1996 France
Vincent Pinto Ailier 10 avril 1999 France
Bastien Pourailly Ailier 31 janvier 1994 France
Ben Smith Ailier 1er juin 1986 Nouvelle-Zélande
Watisoni Votu Ailier 25 mars 1985 Fidji
Charly Malié Arrière 5 novembre 1991 France
Jesse Mogg Arrière 8 juin 1989 Australie

 

La saison dernière, la Section Paloise a terminé onzième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 9 victoires et 17 défaites. Cette année, le club a pour objectif de se maintenir dans un premier temps et pourquoi pas accrocher le top 6 synonyme de qualification pour la phase finale.

 

Portrait de rugbyman : Thierry Dusautoir

Thierry Dusautoir

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place à l’international français Thierry Dusautoir !

Thierry Dusautoir

Ses débuts dans le rugby

Thierry Dusautoir est né à Abidjan le 18 novembre 1981. Son père est français et sa mère ivoirienne. Il vit jusqu’à ses dix ans à Divo, en Côte d’Ivoire. Ses parents décident alors de vivre en France, à Périgueux. Au lycée Bertran-de-Born de Périgueux, il découvre le rugby. Alors que Thierry Dusautoir pratique le judo, ses camarades de classe le conduisent vers le rugby à XV. Il intègre alors le club de Trélissac avant de débuter en Pro D2 au CA Périgueux. Après l’obtention de son baccalauréat, il fait Maths sup’ et intègre l’École nationale supérieure de chimie et physique de Bordeaux. Les allers-retours entre Bordeaux et Périgueux deviennent trop coûteux. Thierry Dusautoir décide donc de quitter le CA Périgueux et intègre le CA Bordeaux-Bègles en 2001.

thierry dusautoir 2001 bordeaux

Sa carrière professionnelle

Thierry Dusautoir commence sa carrière en championnat de France avec le club du CA Bordeaux-Bègles en 2001. Suite à une rétrogradation financière en Pro D2 du club bordelais à la fin de la saison 2002-2003, il rejoint l’US Colomiers. Avec le club de Haute-Garonne, il s’impose vite au niveau national et européen. Malheureusement, cette saison est pour le jeune joueur marquée par de nombreuses blessures. Coup de grâce, l’US Colomiers est frappé par une double relégation financière. Thierry Dusautoir quitte alors le club après une seule saison.

La saison suivante, il intègre le club du Biarritz Olympique. À 23 ans, il inscrit son premier essai avec son nouveau club face à Béziers. Cette première saison se conclut avec 17 titularisations en championnat et deux rencontres en Coupe d’Europe en tant que remplaçant. Pour sa deuxième saison au club, il dispute 26 rencontres de championnat et marque trois essais. Le club conserve son titre de champion de France en s’imposant face au stade Toulousain. En Coupe d’Europe, il joue 7 rencontres. Le BO échoue en finale face aux irlandais du Munster (23 à 19). 

Bernard Laporte le convoque alors pour la tournée d’été de l’équipe de France. Lors du premier match de l’équipe de France contre la Roumanie, Thierry Dusautoir inscrit son premier essai sous le maillot tricolore.

À l’été 2006, Dusautoir rejoint le Stade Toulousain. Lors de cette saison, il joue avec son club 24 matchs en championnat et 5 en Coupe d’Europe. Il termine la saison avec deux essais marqués en Top 14. Pour la Coupe du monde de 2007, Thierry Dusautoir est dans un premier temps non retenu par le sélectionneur Bernard Laporte. Suite au forfait d’Elvis Vermeulen, le sélectionneur de l’équipe de France décide de faire appel au joueur. Pour son premier match de Coupe de monde contre la Namibie, Thierry Dusautoir marque un essai. Malgré ses 38 plaquages face aux All Blacks en quart de finale, la France s’incline 20 à 18. L’équipe de France n’atteint pas le podium et termine quatrième. 

stade toulousain

En 2008, il participe à son premier Tournoi des Six Nations avec le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Marc Lièvremont. La France finit le tournoi à la 3eme place. Au niveau national, il contribue à la victoire de son club en championnat. En Coupe d’Europe, les joueurs du Stade Toulousain s’inclinent en finale face aux irlandais du Munster. Pour la tournée d’automne, le sélectionneur de l’équipe de France confie le rôle de vice capitaine à Thierry Dusautoir. Le forfait de Lionel Nallet lui permet d’obtenir sa première titularisation en tant que capitaine de l’équipe de France face aux All Blacks. La saison 2008-2009 s’achève difficilement pour le joueur et son club avec une élimination en quart de finale en Coupe d’Europe et en demi finale du championnat de France.

En octobre 2009, il devient officiellement capitaine de l’équipe de France. Lors du tournoi des Six Nations de 2010,  la France de Thierry Dusautoir réalise le Grand Chelem. Pour la saison 2009-2010, il devient par intermittence capitaine de son équipe. L’entraîneur du club Guy Novès mise alors cette saison sur la Coupe d’Europe. Titulaire pour les 9 matchs européens, Dusautoir et son équipe remportent le titre européen.

Lors du Tournoi des Six Nations de 2011, la France s’incline et termine à la deuxième place. En championnat, Thierry Dusautoir remporte avec son équipe la finale contre Montpellier. Pour sa deuxième Coupe du monde, il inscrit en finale l’unique essai français contre les All Blacks.

Les All Blacks remportent le match 8 à 7. Cette rencontre lui permet d’être élu homme du match par l’IRB, puis d’être élu le 24 octobre joueur de l’année 2011.

dusautoir france

En 2012,  il termine avec la France à la quatrième place du Tournoi des Six Nations. En Coupe d’Europe, le Stade Toulousain s’incline en quart de finale. Lors de la finale du championnat de France, l’équipe de Thierry Dusautoir remporte le match 18  à 12 face aux toulonnais et s’empare du titre.

Blessé lors des phases de poule de la Coupe d’Europe de 2012-2013,  il ne participe pas au Tournoi des Six Nations de 2014. En janvier 2015, Thierry Dusautoir prolonge pour deux saisons supplémentaires son contrat avec le club toulousain. Lors de la Coupe du monde de 2015, il subit avec l’équipe de France une lourde défaite en quart de finale contre la Nouvelle-Zélande (62 à 13). Le 4 décembre 2015, Thierry Dusautoir annonce sa retraite internationale. Après une saison 2016-2017 difficile avec son club, le joueur annonce la fin de sa carrière sportive.



 

Son palmarès

Thierry Dusautoir brille à la fois en club et en sélection nationale. Il compte 80  sélections en équipe de France. Il participe au cours de sa carrière à 3 Coupes du monde et 7 Tournois des Six Nations.

 

Palmarès en club Palmarès en sélection
1 coupe d’Europe avec le Stade Toulousain (2010).

2  titres de champion de France avec le Biarritz Olympique (2005, 2006).

3 titres de champion de France avec le Stade Toulousain (2008,2011, 2012).

Grand Chelem au Tournoi des Six Nations (2010).

Ses records et distinctions

Thierry Dusautoir a été élu meilleur joueur du monde en 2011 par l’International Rugby Board. Il obtient également en 2009, lors de la Nuit du Rugby, le titre de meilleur international. Il détient également le record de plaquages en un seul match (38 plaquages contre la Nouvelle-Zélande en 2007).

 

Thierry Dusautoir met fin à sa carrière sportive en 2017. Lors de la tournée de l’équipe de France en Nouvelle-Zélande en juin 2018, il est consultant sur Canal+ aux côtés de Sébastien Chabal et Marc Lièvremont. Il profite désormais de sa retraite sportive pour s’investir dans ses sociétés, une société d’import-export alimentaire et une autre dans le marketing mobile.

 

Zoom sur : le Montpellier Hérault Rugby

ZOOM SUR MONTPELLIER

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au Montpellier Hérault Rugby !

Les origines du club

Le Montpellier Hérault Rugby, auparavant appelé Montpellier Rugby Club, est né de la fusion de deux clubs montpelliérains en 1986 : le Stade Montpelliérain et le Montpellier Université Club.

A Montpellier, le “football rugby” apparaît dès 1895. Il est pratiqué principalement au lycée de la ville par l’équipe étudiante du Stade Montpelliérain. Il faut ensuite attendre 1907 pour que la pratique du rugby se démocratise et ne soit plus réservée aux étudiants. Le Stade Montpelliérain devient alors le premier club civil de la ville. Le Montpellier Université Club est quant à lui un club omnisport créé en 1921 qui comprenait une section rugby.

Les deux principaux clubs de la ville, le Stade Montpelliérain et le Montpellier Université Club, fusionnent donc en 1986 pour former le Montpellier Rugby Club. Cette mise en synergie des moyens a pour objectif de progresser petit à petit vers l’élite. C’est chose faite dès 1988 lorsque le club atteint le groupe B de l’élite française.

Son palmarès en France

Depuis sa création, le MRC, devenu aujourd’hui le MHR, a conquis un titre national. A savoir le titre de champion de France de Pro D2 en 2003.

Son palmarès en Europe

Au niveau européen, Montpellier a d’abord décroché le Bouclier européen en 2004 avant de remporter le Challenge européen en 2016.

Cette saison, le MHR est engagé en Champions Cup. Dans la poule 5, Montpellier est opposé à Connacht (IRL), Gloucester (ANG) et Toulouse (FRA).



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec le MHR Nombre d’années au club Nombre de points
Fulgence Ouedraogo* 265 15 95
Benoît Paillaugue* 233 10 1230
Drikus Hancke 209 8 5
François Trinh-Duc 201 12 607
Timoci Nagusa* 179 9 427
Julien Thomas 179 9 85
Michel Macurdy 174 8 35
Mikheil Nariashvili* 173 8 5
Mamuka Gorgodze 168 9 135
Yvan Watremez 158 7 10

*Joueurs toujours en activité au MHR : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Luka Azariashvili Pilier 30 novembre 1999 Géorgie
Akim Bouzhir Pilier 21 février 1999 France
Daniel Brennan Pilier 23 septembre 1998 France
Levan Chilachava Pilier 17 août 1991 Géorgie
Grégory Fichten Pilier 13 août 1990 France
Antoine Guillamon Pilier 4 juin 1991 France
Mohamed Haouas Pilier 9 juin 1994 France
Mikheil Nariashvili Pilier 25 mai 1990 Géorgie
Ushangi Tcheishvili Pilier 29 août 1997 Géorgie
Youri Delhommel Talonneur 6 mars 1996 France
Bismarck Du Plessis Talonneur 22 mai 1984 Afrique du Sud
Vincent Giudicelli Talonneur 25 juin 1997 France
Guilhem Guirado Talonneur 17 juin 1986 France
Valentin Seille Talonneur 7 avril 1999 France
Mathias Bastide 2e ligne 5 juin 1998 France
Jacques Du Plessis 2e ligne 12 août 1993 Afrique du Sud
Théo Grégeois 2e ligne 2 janvier 1998 France
Julien Le Devedec 2e ligne 4 juin 1986 France
Jimi Maximin 2e ligne 3 avril 1999 France
Konstantine Mikautadze 2e ligne 1er juillet 1991 Géorgie
Nicolaas Janse Van Rensburg 2e ligne 6 mai 1994 Afrique du Sud
Paul Willemse 2e ligne 13 novembre 1992 France
Julien Bardy 3e ligne 3 avril 1986 France
Yacouba Camara 3e ligne 2 juin 1994 France
Lucas De Coninck 3e ligne 15 janvier 1996 France
Martin Devergie 3e ligne 26 juin 1995 France
Kélian Galletier 3e ligne 18 mars 1992 France
Kévin Kornath 3e ligne 27 décembre 1996 France
Samuel Maximin 3e ligne 30 avril 2001 France
Fulgence Ouedraogo 3e ligne 21 juillet 1986 France
Louis Picamoles 3e ligne 5 février 1986 France
Caleb Timu 3e ligne 22 février 1994 Australie
Gela Aprasidze Mêlée 14 janvier 1998 Géorgie
Kahn Fotualii Mêlée 22 mai 1982 Nouvelle-Zélande
Benoît Paillaugue Mêlée 17 novembre 1987 France
Enzo Sanga Mêlée 19 mai 1995 France
Thomas Darmon Ouverture 12 mai 1998 France
Handre Pollard Ouverture 11 mars 1994 Afrique du Sud
Johannes Goosen Ouverture 27 juillet 1992 Afrique du Sud
Vincent Martin Centre 4 septembre 1992 France
Yvan Reilhac Centre 9 juin 1995 France
Jan Serfontein Centre 15 avril 1993 Afrique du Sud
François Steyn Centre 14 mai 1987 Afrique du Sud
Arthur Vincent Centre 20 août 1999 France
Nemani Nadolo Ailier 31 janvier 1988 Fidji
Timoci Nagusa Ailier 14 juillet 1987 Fidji
Gabriel Ngandebe Ailier 30 mars 1997 France
Calum Randle Ailier 18 janvier 2000 France
Pierre Tournebize Ailier 25 septembre 1997 France
Anthony Bouthier Arrière 19 juin 1992 France
Benjamin Fall Arrière 3 mars 1989 France
Henry Immelman Arrière 26 mai 1995 Afrique du Sud

 

La saison dernière, le MHR a terminé sixième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 14 victoires, 1 nul et 11 défaites. Lors de la phase finale, les montpelliérains ont été battus dès les barrages par le LOU. Cette année, le club a pour objectif de se qualifier de nouveau pour la phase finale et pourquoi pas remporter le premier titre de champion de France de son histoire.

 

Portrait de rugbyman : Jonah Lomu

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au néo-zélandais Jonah Lomu !

Jonah Lomu
Ses débuts dans le rugby

Jonah Lomu est né le 12 mai 1975 à Auckland en Nouvelle-Zélande. D’origine tongienne, wallisienne, samoane et maorie, il passe une partie de son enfance aux Tonga avant de retrouver Auckland. Il grandit dans les quartiers sud de la ville et pratique le rugby à XIII jusqu’à l’âge de 14 ans. Lomu est ensuite scolarisé au Wesley College qui possède une excellente école de rugby à XV. C’est dans cette école que le jeune Jonah fait ses premiers pas en tant que quinziste, sous la houlette de son entraîneur Chris Grinterce. Grâce à ses performances remarquées, Jonah Lomu est rapidement sélectionné dans les équipes régionales. Il rejoint alors la fédération des Counties Manukau, lui permettant d’intégrer régulièrement les équipes jeunes de Nouvelle-Zélande entre 1991 et 1994. En mars 1994, Lomu il s’essaie au rugby à VII au niveau international. En effet, il participe au tournoi de Hong Kong et le remporte avec les néo-zélandais. Il rejoint ensuite le XV de l’équipe fanion de Nouvelle-Zélande et devient à 19 ans et 45 jours le plus jeune joueur à porter le maillot des All Blacks. Après deux tests matchs face à la France et une deuxième victoire à Hong Kong avec l’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à VII, Jonah Lomu est sélectionné pour la première Coupe du monde de rugby à XV en 1995 alors qu’il ne compte que deux capes sous le maillot orné de la fougère. 

jonah lomu 1995

Sa carrière professionnelle

L’année 1995 marque le début du rugby professionnel, notamment après le succès de la Coupe du monde de rugby à XV en Afrique du Sud. Cette troisième édition est illuminée par les performances du jeune Jonah Lomu. En effet, l’ailier All Black retient l’attention de tous les spectateurs et devient un véritable phénomène en marquant sept essais en cinq matchs, dont quatre lors de la demi-finale contre l’Angleterre. Lomu et les siens se hissent alors en finale mais échouent contre l’Afrique du Sud après prolongation. 

En 1996, deux nouvelles compétitions sont créées : le Super 12 et le Tri-Nations. Evoluant toujours avec la province des Counties Manukau, Jonah Lomu est alors sélectionné avec la franchise des Auckland Blues. A l’issue de cette première édition du Super 12, Lomu remporte son premier titre avec les Blues. Il est un adepte des première puisqu’il gagne la même année la première édition du Tri-Nations (Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud) avec les All Blacks. Mais l’avenir prometteur de l’ailier néo-zélandais va s’assombrir lorsqu’une maladie génétique qui touche les reins lui est diagnostiquée à la fin de l’année. Ce soucis de santé va l’écarter une première fois des terrains pendant un an.



 

Pour son retour en 1998, il remporte la médaille d’or aux épreuves de rugby à VII aux Jeux du Commonwealth à Kuala Lumpur. Lors de la Coupe du monde 1999, Jonah Lomu établit un nouveau record avec un total de 8 essais marqués. Même si les All Blacks perdent face à la France en demi-finale, Lomu, aussi appeler “l’autobus”, affirme son style de jeu.

Après la Coupe du monde, il rejoint la franchise des Chiefs. Mais après seulement huit rencontres jouées, le joueur natif d’Auckland, rejoint les Hurricanes pour quatre saisons de 2000 à 2003. Cette même année, il remporte le National Provincial Championship avec Wellington et marque deux essais dont l’un à l’issue d’une course de plus de 50 mètres lors de la finale remportée 48-23 contre Auckland. En 2001, il prend part à la victoire de la Nouvelle-Zélande à la Coupe du monde de rugby à VII. Il marque notamment trois essais en finale. 

lomu wellington

A partir de 2003, les dialyses auxquelles il doit s’astreindre plusieurs fois par semaine mettent un frein à sa carrière. Il ne participe donc pas à la Coupe du monde en Australie. Greffé d’un rein en 2004, il revient sur les terrains sans toutefois pouvoir retrouver son niveau d’autrefois. En grand passionné, il continuera cependant d’essayer de se relever en jouant notamment avec les Cardiff Blues en 2005-2006, puis à North Harbour en 2006. Mais ses espoirs de participer à la Coupe du monde 2007 en France s’envole rapidement. Après avoir mis un terme à sa carrière en 2007, Jonah Lomu s’engage à la surprise générale avec Marseille-Vitrolles, qui évolue en Fédérale 1 de 2009 à 2010. A la fin de la saison, il raccroche définitivement les crampons.

Le mercredi 18 novembre 2015, Jonah Lomu décède d’un arrêt cardiaque à Auckland. Une destinée tragique pour ce joueur hors norme qui a marqué l’histoire du rugby, sans toutefois parvenir à remporter une Coupe du monde avec les All Blacks.

lomu

Son palmarès

Malgré son énorme talent, Jonah Lomu n’a jamais remporté la Coupe du monde de rugby à XV, mais son palmarès reste toutefois honorable.

Palmarès en club Palmarès en sélection
1 titre de champion des provinces de Nouvelle-Zélande avec Wellington (2000)

2 titres en Super 12 avec les Auckland Blues (1996 et 1997)

3 titres en Tournoi des Tri-Nations (1996, 1999, 2002)

1 titre en Coupe du monde de rugby à VII (2001)

Ses records et distinctions

Jonah Lomu détient le record du plus grand nombre d’essais inscrits par un joueur sur une Coupe du monde, avec 8 réalisations lors de l’édition 1999. Il possède également le record d’essais en Coupe du monde avec 15 essais inscrits au total.

En 2007, il est l’un des dix grands joueurs internationaux de rugby à XV du passé introduits au Temple international de la renommée du rugby (International Rugby Hall of Fame).

Il est considéré comme le meilleur joueur de la Coupe du monde 1995, même s’il n’a pas reçu de distinction.

 

Sevens Series : Le programme du tournoi au Cap

Sevens Series Le Cap

Une semaine après le tournoi de Dubaï, les nations du Sevens Series débarquent au Cap, en Afrique du Sud. Les tournois de rugby à 7 masculin et féminin se dérouleront du vendredi 13 au dimanche 15 décembre. RugbyZAP vous donne le programme complet pour ne rien manquer.

Les poules du tournoi de Cape Town

Tableau masculin

Pour la deuxième étape des Sevens Series, les poules sont établies en fonction du classement du premier tournoi, à Dubaï. La France se retrouve dans la poule C avec l’Angleterre, l’Espagne et l’Ecosse.

Poule A Poule B Poule C Poule D
Afrique du Sud Nouvelle-Zélande Angleterre Samoa
Etats-Unis Argentine France Australie
Fidji Canada Espagne Irlande
Japon Pays de Galles Ecosse Kenya

Tableau féminin

Du côté du tournoi féminin, Le Cap est la troisième étape du circuit mondial après Glendale et Dubaï. La Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis sont pour l’instant en tête devant l’Australie et le Canada. La France, cinquième au classement, affrontera ce weekend le Canada, l’Espagne et le Brésil dans la poule B.

Poule A Poule B Poule C
Nouvelle-Zélande Canada Etats-Unis
Russie France Australie
Fidji Espagne Angleterre
Afrique du Sud Brésil Irlande



Les matchs des équipes de France

Les premiers matchs de poule se joueront vendredi pour l’ensemble des équipes et les deux autres auront lieu samedi. La phase finale se déroulera dimanche. Les équipes de France 7 débuteront toutes les deux le tournoi du Cap contre l’Espagne.

Les matchs des Bleus (heure française)

– Vendredi 13 décembre à 16h21 : France – Espagne

– Samedi 14 décembre à 11h01 : France – Ecosse

– Samedi 14 décembre à 17h13 : Angleterre – France

Les matchs des Bleues (heure française)

– Vendredi 13 décembre à 13h44 : France – Espagne

– Samedi 14 décembre à 8h29 : France – Brésil

– Samedi 14 décembre à 14h41 : Canada – France

 

Les quarts de finale hommes auront lieu dimanche à partir de 8h50, les demies à partir de 12h55 et la finale à 17h26.

Les quarts de finale femmes se dérouleront quant à eux dimanche à partir de 10h18, les demies à partir de 13h39 et la finale à 17h56.

 

Zoom sur : le LOU Rugby

ZOOM SUR LE LOU

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au LOU Rugby !

Les origines du club

En 1890 est créée l’Union Sportive du lycée Ampère, qui permet aux étudiants de découvrir la pratique du rugby. L’histoire du LOU débute en 1896 avec la création du Rugby Club de Lyon et du Racing Club de Vaise, par des étudiants de l’Union Sportive. Les deux clubs fusionnent deux ans plus tard et donnent naissance au Racing Club de Lyon. En 1902, le club change de nom et devient le Lyon Olympique, qui arbore les couleurs Rouge et Noir.  Au fil des années, le Lyon Olympique devient de plus en plus un club d’étudiants, notamment après sa fusion avec l’association sportive de l’Ecole centrale de Lyon. C’est ainsi qu’en 1910, le LO devient le LOU (Lyon Olympique Universitaire).

Son palmarès en France

Le début des années 1930 a été très prolifique pour le LOU, aboutissant à deux titres consécutifs de champion de France en 1932 et 1933, après que le club ait été vice-champion de France en 1931. L’année 1933 a également été couronnée d’un trophée au Challenge Yves du Manoir. Plus récemment, Lyon a été sacré trois fois champion de France de Pro D2, en 2011, 2014 et 2016 en faisant “l’ascenseur” entre la Pro D2 et le Top 14.

Son palmarès en Europe

Au niveau européen, le LOU n’a jamais remporté de titre. Le club évolue en Champions Cup pour la deuxième année consécutive. Cette saison, le LOU se retrouve dans la poule 1 avec le Leinster, Northampton et Trévise.



Les 10 joueurs les plus capés depuis 1980

Nom Nombre de matchs avec le LOU Nombre d’années au club Nombre de points
Xavier Fiard 235 12 15
Toby Arnold* 151 6 295
Gérald Gambetta 140 9 80
Romain Loursac 137 10 636
Mosese Ratuvou 121 6 170
Julien Puricelli* 120 5 30
Enrico Januarie 104 4 50
Deon Fourie 91 5 60
Lionel Nallet 75 3 35
Félix Lambey* 68 3 10

*Joueurs toujours en activité au LOU Rugby

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Demba Bamba Pilier 17 mars 1998 France
Raphaël Chaume Pilier 24 avril 1989 France
Xavier Chiocci Pilier 13 février 1990 France
Vivien Devisme Pilier 23 mars 1992 France
Francisco Gomez-Kodela Pilier 7 juillet 1985 Argentine
Hamza Kaabeche Pilier 23 septembre 1996 France
Clément Ric Pilier 18 juillet 1988 France
Kevin Yameogo Pilier 19 mai 1997 France
Sami Zouhair Pilier 21 février 1999 France
Badri Alkhazashvili Talonneur 31 juillet 1995 Géorgie
Mickaël Ivaldi Talonneur 20 février 1990 France
Jérémie Maurouard Talonneur 23 septembre 1992 France
Virgile Bruni 2e ligne 6 février 1989 France
Kilian Geraci 2e ligne 25 mars 1999 France
Félix Lambey 2e ligne 15 mars 1994 France
Etienne Oosthuizen 2e ligne 22 décembre 1992 Afrique du Sud 
Martial Rolland 2e ligne 17 août 1998 France
Hendrick Roodt 2e ligne 6 novembre 1987 Afrique du Sud
Dylan Cretin 3e ligne 4 mai 1997 France
Carl  Fearns 3e ligne 28 mai 1989 Géorgie
Liam Gill 3e ligne 8 juin 1992 Australie
Loann Goujon 3e ligne 23 avril 1989 France
Tanginoa Halaifonua 3e ligne 3 août 1996 Tonga
Julien Puricelli 3e ligne 1er août 1981 France
Patrick Sobela 3e ligne 12 août 1992 France
Baptiste Couilloud Mêlée 22 juillet 1997 France
Jonathan Pélissié Mêlée 6 juin 1988 France
Jean-Marc Doussain Ouverture 12 février 1991 France
Patricio Fernandez Ouverture 11 octobre 1994 Argentine
Jonathan Wisniewski Ouverture 16 juillet 1985 France
Pierre-Louis Barassi Centre 22 avril 1998 France
Mathieu Bastareaud Centre 17 septembre 1988 France
Charlie Ngatai Centre 17 août 1990 Nouvelle-Zélande
Thibaut Regard Centre 6 août 1993 France
Rudi Wulf Centre 2 février 1984 Nouvelle-Zélande
Toby Arnold Ailier 11 septembre 1987 Nouvelle-Zélande
Xavier Mignot Ailier 27 janvier 1994 France
Noa Nakaitaci Ailier 11 juillet 1990 France
Alexis Palisson Ailier 9 septembre 1987 France
Josua Tuisova Ailier 4 février 1994 Fidji
Jean-Marcellin Buttin Arrière 16 décembre 1991 France
Cléments Laporte Arrière 7 janvier 1998 France

 

La saison dernière, le LOU a terminé troisième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 17 victoires, 1 nul et 8 défaites. Lors de la phase finale, les lyonnais ont battu le MHR en barrages avant d’échouer en demi-finale face à l’ASM Clermont. Cette année, le club a pour objectif de se qualifier de nouveau pour la phase finale et pourquoi pas remporter le titre de champion de France pour la troisième fois de son histoire.

 

Sevens Series : Retour sur le tournoi de Dubaï

sevens series dubai

Le weekend dernier, les Sevens Series faisaient étape à Dubaï. C’était le premier tournoi pour les hommes et le deuxième pour les femmes, après Glendale (USA) début octobre. Le tournoi masculin a été remporté par l’Afrique du Sud, tandis que la Nouvelle-Zélande s’est imposée du côté féminin.

L’Afrique du Sud sans trembler chez les hommes

Au Sevens Stadium de Dubaï, les sud-africains ont réussi le sans faute. Victorieuse face au Kenya (17-12), à l’Espagne (35-5) et à l’Angleterre (19-14) en poules, l’Afrique du Sud s’est qualifiée directement pour les quarts. Les “Blitzboks” sont venus à bout des argentins (12-5), puis des samoans (38-7), avant de retrouver les néo-zélandais en finale. Avec un match dominé et sans encaisser de point (15-0), les sud-africains se sont donc imposés dans le premier tournoi de la saison. Ils remportent pour la septième fois le tournoi de Dubaï et succèdent à la Nouvelle-Zélande, gagnante l’année dernière aux Emirats.

Quant aux Bleus, ils ont terminé premiers de leur poule à égalité de points avec l’Argentine et les Fidji grâce à un goal average favorable. La course des français s’est toutefois terminée dès les quarts suite à leur défaite 19-12 contre l’Angleterre. Ils se classent 6ème du tournoi.

Le classement masculin après la première étape

Classement Equipe Points
1 Afrique du Sud 22
2 Nouvelle-Zélande 19
3 Angleterre 17
4 Samoa 15
5 Australie 13
6 France 12
7 Argentine 11
8 Etats-Unis 10
9 Fidji 8
10 Canada 7
11 Espagne 6
12 Irlande 5
13 Kenya 4
14 Ecosse 3
15 Pays de Galles 2
16 Japon 1


 

Les néo-zélandaises au finish

La Nouvelle-Zélande se retrouvait dans la poule C avec la France, l’Angleterre et le Japon. Après leurs deux larges victoires sur le Japon (48-0) et l’Angleterre (40-12), les quintuples championnes du Women’s Sevens Series ont été battues par les Bleues lors du troisième match. La France a alors terminé première invaincue de la poule devant la Nouvelle-Zélande, deuxième. Mais le parcours des françaises s’est arrêté dès les quarts, tandis que celui des néo-zélandaises fut un sans faute avec une victoire en quart sur les Fidji (24-10), en demie sur les Etats-Unis (24-7) et en finale sur le Canada (17-14), grâce à un essai en toute fin de match.

Au classement général, la Nouvelle-Zélande rejoint les Etats-Unis, vainqueurs lors de la première étape à Glendale, à la première place. La France, cinquième à Dubaï, passe également à la cinquième place au général.

Le classement féminin après la deuxième étape

Classement Equipe Points
1 Nouvelle-Zélande 36
2 Etats-Unis 36
3 Australie 32
4 Canada 28
5 France 26
6 Russie 18
7 Espagne 18
8 Fidji 10
9 Irlande 9
10 Angleterre 8
11 Japon 4
12 Brésil 3

 

Prochaine étape du Sevens Series au Cap (Afrique du Sud), du 13 au 15 décembre.

 

Portrait de rugbyman : Bryan Habana

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au sud-africain Bryan Habana !

Bryan Habana

Ses débuts dans le rugby

Bryan Gary Habana est né le 12 juin 1983, à Benoni, non loin de Johannesbourg, en Afrique du Sud. Il doit ses deux prénoms à Bryan Robson et Gary Bailey, deux stars de l’équipe de football de Manchester United, dont ses parents sont fans. C’est donc tout naturellement que Bryan Habana s’intéresse au football dès son enfance. Mais en 1995, l’année de ses douze ans, il décide finalement de se tourner vers le rugby après avoir assisté au match d’ouverture et à la finale de la Coupe du monde, remportée par les Springboks devant leur public. Il débute alors le rugby à l’école, prend goût au ballon ovale et progresse d’années en années.

Sa carrière professionnelle

En club

Bryan Habana signe son premier contrat professionnel en 2002 chez les Golden Lions, club de Johannesbourg. Après des débuts au poste de demi de mêlée, l’entraîneur des Golden Lions l’essaie au poste de centre, mais c’est au poste d’ailier que Habana va s’imposer grâce à sa vitesse et à la qualité de ses appuis. 

En 2005, il s’engage avec les Blue Bulls, club de Pretoria. Dès lors, il signe en même temps un contrat chez les Bulls, franchise sud-africaine participant au Super 12 (appelé Super Rugby aujourd’hui). Pour sa première compétition avec les Bulls, l’ailier et sa franchise sont éliminés en demi-finale par la franchise australienne des Waratahs. Avec son club des Blue Bulls, il atteint la finale de la Currie Cup, principale compétition sud-africaine de rugby à XV, mais échoue face aux Free State Cheetahs. L’année suivante, il remporte son premier trophée suite au match nul en finale de Currie Cup avec les Blue Bulls. En 2007, Habana gagne le Super 14 (qui remplace le Super 12) avec la franchise des Bulls avant de connaître une année noire en 2008 à cause d’une blessure à l’épaule. Il joue tout de même la demi-finale, puis la finale de Currie Cup avec les Blue Bulls mais ne gagne pas le titre. Il se rattrapera lors de la finale 2009, en inscrivant deux essais en finale, offrant ainsi le trophée aux Blue Bulls. Avant cela, Habana a décroché un deuxième titre avec les Bulls en Super 14. 

habana blue bulls

© ESPN

A la fin de la saison, Bryan Habana rejoint la Western Province pour jouer la Currie Cup et les Stormers en Super 14. Avec ces deux équipes, l’ailier sud-africain atteint plusieurs finales mais ne remporte aucun trophée jusqu’en 2013. 

Il décide alors de tenter l’aventure en Europe, en signant au RC Toulon. Il fait ses débuts au Stade Mayol lors de la rencontre face à Bordeaux-Bègles mais se blesse lors de la troisième journée de Coupe d’Europe. Il participe toutefois à la victoire face au Munster en demi-finale de la Coupe d’Europe, puis à la finale de celle-ci face aux Saracens. Une semaine plus tard, il réalise le doublé avec Toulon en remportant la finale du championnat face à Castres. En 2014-2015, il gagne une nouvelle fois la Coupe d’Europe avec le RCT. Habana raccroche les crampons à la fin de la saison 2017-2018, après un passage réussi dans l’hexagone.

habana toulon

© Zimbio

En sélection

En sélection nationale, Habana a également brillé. Il débute avec l’équipe d’Afrique du Sud de rugby à 7 lors de la saison 2003-2004 en participant aux IRB World Sevens Series. A l’âge de 21 ans, il est sélectionné pour la première fois en équipe nationale sud-africaine à XV. Dès son premier match avec les Springboks, Bryan Habana inscrit un essai contre l’Angleterre. Puis, il en inscrit deux autres lors du match suivant contre l’Écosse. En signant chez les Bulls en 2005, il devient un élément essentiel de son club et des Springboks. 



 

En 2007, il permet à l’Afrique du Sud de remporter la deuxième Coupe du monde de son histoire en inscrivant huit essais lors de la compétition, une performance lui permettant d’égaler le record de Jonah Lomu. Deux ans plus tard, Habana participe à la victoire des Springboks lors du Tri-Nations. En 2011, il n’inscrit que deux essais en Coupe du monde, et ne peut empêcher son équipe de s’incliner dès les quarts de finale face à l’Australie. La Coupe du monde 2015 en Angleterre est sa dernière avec le XV sud-africain. Pendant la phase de poule de la compétition, il égale le record de quinze essais inscrit en coupe du monde détenu par Jonah Lomu. Cependant, il ne la bat pas en phase finale malgré trois autres matchs (quart face au Pays de Galles, demie contre la Nouvelle-Zélande et petite finale face à l’Argentine).

Bryan Habana porte une dernière fois le maillot des Springboks, mais en rugby à 7. En effet, il revient au sources avec ce “tour d’honneur” en février 2016 où il dispute deux tournois des World Rugby Sevens Series aux Etats-Unis et au Canada, inscrivant deux essais.

habana coupe du monde rugby

© Dreamstime

Son palmarès

Bryan Habana possède un beau palmarès en club (et en franchise avec les Bulls). En sélection, son plus beau trophée restera la Coupe du monde remportée en 2007 avec les Springboks.

Palmarès en club Palmarès en sélection
2 titres de champion d’Afrique du Sud avec les Blue Bulls (2006 et 2009)

2 titres en Super Rugby avec les Bulls (2007 et 2009)

1 titre de champion de France avec Toulon (2014)

2 titres de champion d’Europe avec Toulon (2014 et 2015)

1 titre de champion du monde (2007)

1 titre en Tournoi des Tri-Nations (2009)

Ses records et distinctions

Bryan Habana détient le record du plus grand nombre d’essais inscrits par un joueur sur une Coupe du monde, avec 8 réalisations lors de l’édition 2007. Il égalise ainsi le néo-zélandais Jonah Lomu. Lors du Mondial 2015 en Angleterre, Habana égale aussi le record de Jonah Lomu de quinze essais en Coupe du monde (marqués en trois éditions pour Habana, seulement deux pour Lomu).

Habana est également recordman du nombre d’essais inscrits sous le maillot des Springboks avec 67 essais marqués, loin devant Joost van der Westhuizen. Au niveau des capes avec l’Afrique du Sud, il se classe deuxième avec 124 sélections, juste derrière Victor Matfield.

Suite à son titre de champion du monde avec l’Afrique du Sud, Bryan Habana est élu meilleur joueur du monde en 2007 par l’IRB (désormais World Rugby).

 

Quiz RugbyZAP x MHR : Tentez de gagner une écharpe de Montpellier !

Visuel quiz site

Jusqu’au vendredi 13 décembre, RugbyZAP vous offre la possibilité de gagner l’une des 5 écharpes du Montpellier Hérault Rugby en jeu ! Pour jouer, rien de plus simple… il vous suffit de :

1) Répondre aux 10 questions du quiz sur le MHR

2) Remplir le formulaire à la fin du quiz

3) Attendre patiemment le tirage au sort des 5 gagnants le vendredi 13 décembre

 

Alors, serez-vous incollable sur l’histoire du Montpellier Hérault Rugby ? Amis supporters du MHR (ou non), à vous de jouer en CLIQUANT ICI



 

 

RugbyZAP tient à remercier le MHR pour la mise à disposition des écharpes.

 

Bonne chance à toutes et à tous ! 

 

N’hésitez pas à partager le quiz ainsi que vos résultats sur les réseaux sociaux !

Facebook : https://bit.ly/2qWtjuU

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Zoom sur : le Stade Rochelais

ZOOM SUR LA ROCHELLE

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au Stade Rochelais !

Les origines du club

Le Stade Rochelais est créé le 8 avril 1896, sous la forme d’une société de sports athlétiques et avec comme président Louis Sagot. Il faut toutefois attendre 1898 pour que le Stade Rochelais soit officiellement reconnu, sous l’impulsion et la responsabilité de son nouveau président Charles Guarrigues. Quatre ans plus tard, George Henry Jackson développe la section rugby, avant de devenir le président du club de 1904 à 1911. Le premier match officiel du Stade se joue le 21 décembre 1902, sur le Champ de Mars. La Rochelle remporte la rencontre 3-0 face à l’Union Sportive Cognaçaise. En 1906, les Maritimes décrochent leur premier titre en devenant champions de l’Atlantique. Grâce aux bons résultats des Jaune et Noir, la ferveur commence à se développer autour du club, qui ne cessera ensuite de grandir.

Son palmarès en France

Titré à plusieurs reprises au niveau régional, le Stade Rochelais n’a cependant pas encore remporté de titre majeur au niveau national. Les Rochelais ont néanmoins gagné deux années de suite la Coupe de la Ligue, en 2002 et en 2003. Le club de Charente-Maritime est également sorti vainqueur de deux finales d’accession au Top 14, en 2010 et 2014.

Son palmarès en Europe

Sur le plan européen, les meilleurs résultats du Stade Rochelais sont un quart de finale en Champions Cup en 2018 et une finale en Challenge Cup en 2019.

Cette saison, le Stade Rochelais est engagé en Champions Cup. Dans la poule 2, la Rochelle affronte Glasgow (ECO), Exeter (ANG) et Sale (ANG).



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 1980

Nom Nombre de matchs avec le SR Nombre d’années au club Nombre de points
Nicolas Djebaïli 307 14 65
Robert Mohr 288 10 40
Franck Jacob 275 10 55
Benjamin Ferrou 274 11 170
Romain Sazy* 248 9 40
Laurent Albinet 234 9 150
Uini Atonio* 202 8 45
Cobus Grobler 179 7 15
Kevin Gourdon* 175 7 100
Florian Ninard 166 7 175

*Joueurs toujours en activité au Stade Rochelais

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Léo Aouf Pilier 25 février 1997 France
Uini Atonio Pilier 26 mars 1990 Nouvelle-Zélande
Mike Corbel Pilier 9 avril 1992 France
Ramiro Herrera Pilier 14 février 1989 Argentine
Arthur Joly Pilier 20 février 1988 France
Vincent Pelo Pilier 22 avril 1988 France
Dany Priso Pilier 2 janvier 1994 France
Sila Puafisi Pilier 15 avril 1988 Tonga
Reda Wardi Pilier 2 août 1995 France
Facundo Bosch Talonneur 8 août 1991 Argentine
Pierre Bourgarit Talonneur 12 septembre 1997 France
Samuel Lagrange Talonneur 23 janvier 1997 France
Jean-Charles Orioli Talonneur 9 août 1989 France
Thomas Jolmes 2e ligne 8 octobre 1995 France
Jone Qovu 2e ligne 26 juillet 1985 Fidji
Romain Sazy 2e ligne 14 octobre 1986 France
Mathieu Tanguy 2e ligne 5 juin 1996 France
Lopeti Timani 2e ligne 28 septembre 1990 Tonga
Grégory Alldritt 3e ligne 23 mars 1997 France
Rémi Bourdeau 3e ligne 27 février 1992 France
Kevin Gourdon 3e ligne 23 janvier 1990 France
Zeno Kieft 3e ligne 2 novembre 1991 Pays-Bas
Wiaan Liebenberg 3e ligne 31 août 1992 Afrique du Sud
Victor Vito 3e ligne 27 mars 1987 Nouvelle-Zélande
Alexi Bales Mêlée 30 mai 1990 France
Tawera Kerr-Barlow Mêlée 15 août 1990 Nouvelle-Zélande
Brock James Ouverture 22 octobre 1981 Australie
Maxime Lafage Ouverture 1er septembre 1994 France
Ihaia West Ouverture 16 janvier 1992 Nouvelle-Zélande
Pierre Aguillon Centre 27 mars 1987 France
Levani Botia Centre 14 mars 1989 Fidji
Geoffrey Doumayrou Centre 16 septembre 1989 France
Jules Favre Centre 22 mars 1999 France
Brieuc Plessis Centre 19 mars 1994 France
Vincent Rattez Centre 24 mars 1992 France
Eliott Roudil Centre 30 octobre 1996 France
Marc Andreu Ailier 27 décembre 1985 France
Gabriel Lacroix Ailier 19 octobre 1993 France
Arthur Retiere Ailier 1er août 1997 France
Kini Murimurivalu Arrière 15 mai 1989 Fidji
Jérémy Sinzelle Arrière 2 juillet 1990 France

 

La saison dernière, le Stade Rochelais a terminé cinquième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 16 victoires et 10 défaites. Les Maritimes ont ensuite échoué en demi-finale face au Stade Toulousain dans la course au titre. Cette année le club a pour objectif de se qualifier de nouveau pour la phase finale et pourquoi pas remporter son premier titre de champion de France.

 

Les lauréats de la 16ème Nuit du Rugby sont…

kolbe nuit du rugby

La semaine dernière, nous vous présentions les nommés des différentes catégories à l’occasion de la 16ème Nuit du Rugby. Ce lundi 25 novembre toute la famille de l’ovalie était réunie à l’Olympia afin de récompenser les joueurs, joueuses, staffs et arbitres qui ont marqué la saison 2018-2019. 

© Crédit photo : Le Parisien

Le Stade Toulousain (champion de France de Top 14) et l’Aviron Bayonnais (champion de France de Pro D2) ont logiquement été récompensés à plusieurs reprises suite à leurs performances. Le sud-Africain Cheslin Kolbe (Toulouse) a raflé les trois trophées pour lesquels il était engagé (meilleur joueur du Top 14, meilleur joueur du Top 14 à la Coupe du monde et plus bel essai). Du côté des français, Damian Penaud (Clermont) et Pauline Bourdon (Bayonne) ont été respectivement élus meilleur joueur et meilleure joueuse tricolore.

Au total, 12 trophées ont été remis par plusieurs personnalités telles que Clarisse Agbegnenou, Julian Alaphilippe, Thierry Godard, Wendy Renard, Nikola Karabatic ou encore Arsène Wenger.



 

Les lauréats

Meilleur joueur du Top 14 2018-2019 : Cheslin Kolbe (Stade Toulousain)

Meilleur joueur de Pro D2 2018-2019 : Filimo Taofifenua (Aviron Bayonnais)

Révélation de la saison : Pierre-Louis Barassi (Lyon OU)

Meilleur international français : Damian Penaud (ASM Clermont Auvergne)

Meilleure internationale française : Pauline Bourdon (Aviron Bayonnais)

Meilleur arbitre : Jérôme Garcès

Meilleur staff Top 14 : Stade Toulousain

Meilleur staff Pro D2 : Aviron Bayonnais

Meilleur joueur du Top 14 à la Coupe du monde : Cheslin Kolbe (Stade Toulousain)

Prix du plus bel essai : Cheslin Kolbe (Stade Toulousain)

Prix du fair-play : Jérôme Kaino (Stade Toulousain)

Prix du meilleur public : CA Brive

Nuit du Rugby 2019 : la liste des nommés

nuit du rugby 2019

Chaque année, la Nuit du Rugby récompense celles et ceux qui ont marqué la saison passée au niveau national (Top 14 et Pro D2) et international (Equipes de France). La 16ème édition aura lieu le lundi 25 novembre à l’Olympia. La cérémonie sera diffusée en direct et en clair sur Canal + à partir de 19h30.

nuit du rugby 2019

Deux nouveautés pour les récompenses

La Nuit du Rugby réunie tous les ans les plus grands représentants du rugby français. A l’occasion de cette cérémonie présentée par Isabelle Ithurburu, 12 trophées seront remis pour mettre à l’honneur ceux qui font du championnat de France de rugby une référence. Astrid Bard et Guilhem Garrigues recueilleront les impressions des invités. Pour la première fois, le trophée de meilleur joueur du Top 14 à la Coupe du monde de rugby sera remis, tandis que le trophée de la meilleure joueuse sera désormais attribué à la meilleure internationale tricolore.

Les nommés de la 16ème Nuit du Rugby

 

Meilleur joueur du TOP 14 (vote des joueurs)

Antoine DUPONT (Stade Toulousain Rugby)

Cheslin KOLBE (Stade Toulousain Rugby)

Damian PENAUD (ASM Clermont Auvergne)

 

Meilleur joueur de PRO D2 (vote des joueurs)

Stuart OLDING (Club Athlétique Brive Corrèze Limousin)

Josaia RAISUQE (USON Nevers Rugby)

Filimo TAOFIFENUA (Aviron Bayonnais Rugby Pro)

 

Révélation de la saison (vote des joueurs)

Pierre-Louis BARASSI (Lyon Olympique Universitaire Rugby)

Louis CARBONEL (Rugby Club Toulonnais)

Baptiste DELAPORTE (Castres Olympique)

 

Meilleur joueur international français (vote des joueurs)

Antoine DUPONT (Stade Toulousain Rugby)

Arthur ITURRIA (ASM Clermont Auvergne)

Damian PENAUD (ASM Clermont Auvergne)

 

Meilleure joueuse internationale française (vote des joueuses)

Pauline BOURDON (Association Sportive Bayonnaise)

Céline FERER (Stade Toulousain Rugby)

Romane MENAGER (Montpellier Rugby Club)



 

 

Meilleur arbitre (vote des joueurs, des entraîneurs et des arbitres)

Jérôme GARCES

Pascal GAUZERE

Romain POITE

 

Meilleure staff de TOP 14 (vote des entraîneurs)

ASM Clermont Auvergne

Lyon Olympique Universitaire Rugby

Stade Toulousain Rugby

 

Meilleur staff de PRO D2 (vote des entraîneurs)

Aviron Bayonnais Rugby Pro

Club Athlétique Brive Corrèze Limousin

Rugby Club Vannes

 

Meilleur joueur du TOP 14 à la Coupe du monde (vote du grand public)

Cheslin KOLBE (Stade Toulousain Rugby)

Damian PENAUD (ASM Clermont Auvergne)

Semi RADRADRA (Union Bordeaux-Bègles)

 

Plus bel essai (vote du grand public en direct pendant la cérémonie)

Cheslin KOLBE (Stade Toulousain Rugby) – J24 – Cliquez ici pour voir l’essai de Cheslin KOLBE

Arthur RETIERE (Stade Rochelais) – Barrage – Cliquez ici pour voir l’essai d’Arthur RETIERE

Watisoni VOTU (Section Paloise Béarn Pyrénées) – J23 – Cliquez ici pour voir l’essai de Watisoni VOTU

 

Fair-play (vote du grand public)

Piula FAASALELE (Stade Toulousain Rugby) – J5

Jérôme KAINO (Stade Toulousain Rugby) – Finale

Peceli YATO (ASM Clermont Auvergne) – J24

 

Meilleur public (vote du grand public)

Tous les clubs sont nommés

 

Portrait de rugbyman : Serge Blanco

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au français Serge Blanco !

Serge Blanco

Ses débuts dans le rugby

Serge Blanco est né le 31 août 1958 à Caracas, au Venezuela, d’une mère d’origine basque et d’un père vénézuélien. Suite au décès de son père en 1960, le jeune garçon âgé de seulement 2 ans s’installe avec sa mère à Biarritz. Scolarisé au Collège Immaculée Conception de Biarritz, Serge Blanco est brillant en sport. Il reçoit une proposition pour rejoindre le Football Club de Nantes. Une offre qu’il décline, ne souhaitant pas quitter le Pays Basque. Il commence alors à jouer au rugby à XV et débute dans les équipes jeunes de Saint-Jean-de-Luz.

Sa carrière professionnelle

Il débute sa carrière en 1975 dans le club Biarritz Olympique, et ne jouera pour aucun autre club de toute sa carrière. Malgré ses qualités techniques et physiques, il n’a jamais remporté de titre de Champion de France ou de Coupe d’Europe. Le seul fait marquant avec son club n’arrive que pour sa dernière saison, en 1992, où le BO atteint la finale du championnat de France. Mais l’équipe de Serge Blanco est battue 19-14 par les Toulonnais, malgré une pénalité de 60 mètre du “Pelé du rugby”, comme il était souvent appelé. Serge Blanco jouera également plusieurs matchs sous les couleurs des Barbarians français. 

Serge Blanco 1992

© LNR

C’est surtout avec l’équipe de France que Serge Blanco fait sensation et qu’il laissera une empreinte sur le plan international. Il est en effet aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs joueurs français de l’histoire. Blanco débute sa carrière en équipe de France en 1980 par une tournée en Afrique du Sud. Il participe en 1981 à son premier Tournoi des Cinq Nations. Lors du match d’ouverture contre l’Ecosse, Serge Blanco inscrit le premier essai pour la France. L’équipe de France réalise le Grand Chelem en battant toutes les équipes du tournoi. Deux ans plus tard, l’équipe de Jacques Fouroux et Serge Blanco débute en beauté le tournoi en battant l’Angleterre. La France remporte ex aequo avec les Irlandais le Tournoi des Cinqs Nations de 1983. En 1986, Serge Blanco remporte avec l’équipe de France son troisième Tournoi des Cinqs Nations, ex aequo avec l’Ecosse avec un total de 6 points.

L’année 1987 restera une année d’anthologie pour l’arrière de l’équipe de France. Lors du Tournoi des Cinqs Nations, l’équipe de France et Serge Blanco réalise un Grand Chelem et remporte de nouveau le Tournoi des Cinqs Nations. En 1987, a également lieu la première Coupe du monde de rugby, en Nouvelle-Zélande. La demi-finale contre l’Australie restera mythique. Alors que l’Australie mène 24-21 à quelques minutes de la fin du match, Didier Camberabero égalise sur une pénalité. Dans les tout derniers instants, Serge Blanco inscrit l’essai de la victoire après une action collective légendaire. Cette victoire permet à l’équipe de France de disputer sa première finale de Coupe du monde. Malheureusement les All Blacks sont plus fort et remportent le titre. La France est alors vice-championne du monde. Serge Blanco marque 16 points pendant cette Coupe du monde.



 

En 1988, la France se présente aux Cinqs Nations en tant que double tenante du titre. L’équipe de France prive les Gallois du Grand Chelem en s’imposant 10-9 au Pays de Galles. Les français remportent à nouveau, ex aequo avec le Pays de Galles, le Tournoi des Cinqs Nations. En 1989 pour la soixantième édition du Tournoi des Cinqs Nations, la France remporte sa quatrième victoire consécutive. L’équipe de Serge Blanco connaît une seule défaite contre les Anglais 11-0. Serge Blanco finit meilleur marqueur du tournoi avec 4 réalisations. En 1991, Serge Blanco participe à son dernier Tournoi des Cinqs Nations. Philippe Saint-André réalise lors du dernier match de l’équipe de France contre l’Angleterre l’essai du siècle. Malheureusement, l’Angleterre remporte le match et le tournoi. La France prend la deuxième place. 

Lors de la coupe du monde en 1991, la France brille dans les matchs de poule. En quart de finale, la France rencontre l’Angleterre et s’incline 19 à 10. Cette coupe du monde sera la dernière pour Serge Blanco.

© Quinze Mondial

Son palmarès

Serge Blanco restera fidèle toute sa carrière au Biarritz Olympique. Il connaît toutefois la consécration avec l’équipe de France.

Palmarès en club Palmarès en sélection
Vice champion de France en 1992 Vice champion du Monde en 1987

6 Tournoi des Cinq Nations (1981, 1983, 1986, 1987, 1988, 1989) dont deux Grands Chelems

Ses records et distinctions

Serge Blanco possède de nombreux records en équipe de France. Son record le plus connu est sans conteste celui de meilleur marqueur d’essais.

Effectivement Serge Blanco est le meilleur marqueur d’essais de l’histoire de l’équipe de France avec 38 réalisations. Il totalise 233 points en sélection nationale en 93 sélections. Il est actuellement le quatrième joueur le plus capé sous le maillot du XV de France et le dixième meilleur marqueur des Bleus.

serge blanco

© Rugbyrama

Serge Blanco met fin à sa carrière en 1992. Il reste fidèle au rugby et à son club de coeur, le Biarritz Olympique. Il occupe la présidence du club de 1995 à 1998 puis de 2008 à 2015. Il profitera de la fin de sa carrière de joueur pour créer une ligne de vêtements à son nom : Serge Blanco. Ce joueur d’exception, surnommé le “Pelé du Rugby” restera incontestablement l’un des plus grands joueurs du rugby français.

 

Challenge Cup : le programme des clubs français

challenge cup

Le Top 14 laisse la place aux compétitions européennes pour les deux prochains week-end. La Challenge Cup débute dès ce vendredi soir pour quatre clubs français. L’hexagone sera d’ailleurs bien représenté dans cette compétition avec huit équipes engagées : Castres, le Stade Français, Toulon, Bordeaux, Pau, Agen, Bayonne et Brive. L’un d’eux succèdera-t-il à l’ASM Clermont Auvergne ?

challenge cup

Depuis sa création en 1996, la Challenge Cup a été remportée à neuf reprises par un club français : trois fois par Clermont et une fois par Bourgoin, Colomiers, Pau, Biarritz, Montpellier et le Stade Français. Cette année sera peut être une deuxième fois d’affilée celle d’un club du Top 14, d’autant plus que la finale aura lieu le 23 mai 2020 au Stade Vélodrome de Marseille. Cette année, France Télévision diffusera une affiche avec des clubs français à chaque journée de Challenge Cup.



 

Les poules de l’édition 2019-2020

La phase de poule est composée de cinq groupes et chaque groupe est composé de quatre équipes. La première équipe de chaque groupe et les trois meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour les quarts de finale. A propos des clubs français, Castres est dans la poule 1, Toulon et Bayonne dans la poule 2, Bordeaux et Agen dans la poule 3, le Stade Français et Brive dans la poule 4 et Pau dans la poule 5.

Poule 1 Poule 2 Poule 3 Poule 4 Poule 5
Castres Olympique Scarlets London Wasps Stade Français Cardiff
Worcester Warriors RC Toulon Edimbourg Bristol Leicester
Newport Dragons London Irish UBB Zebre Section Paloise
Enisey-STM Aviron Bayonnais SU Agen CA Brive Calvisano

Les matchs retransmis sur France 4 (journées 1 à 4)

Journée 1
Samedi 16 novembre 21h00 UBB London Wasps
Journée 2
Vendredi 22 novembre 21h00 Toulon Scarlets
Journée 3
Samedi 7 décembre 21h00 Bayonne Scarlets
Journée 4
Samedi 14 décembre 21h00 Stade Français Bristol

 

La journée 5 aura lieu les 10,11 et 12 janvier et la journée 6 se déroulera les 17, 18 et 19 janvier 2020. Les quarts de finale commenceront quant à eux début avril.

 

Champions Cup : le programme des clubs français

champions cup rugby

Après la Coupe du monde de rugby, les compétitions européennes reprennent leurs droits à partir du vendredi 15 novembre. Toulouse, Clermont, Lyon, La Rochelle, le Racing et Montpellier sont les six clubs français engagés en Coupe d’Europe. L’un d’eux succèdera-t-il aux Saracens ?

La Champions Cup n’a plus été entre les mains d’un club français depuis 2015, remporté pour la troisième fois consécutive par Toulon. Il faut dire que les Saracens ont gagné trois des quatre dernières éditions. Cette année sera peut être celle d’un club du Top 14, d’autant plus que la finale aura lieu le 23 mai 2020 au Stade Vélodrome de Marseille. Cette année, France Télévision diffusera deux affiches avec des clubs français à chaque journée de Champions Cup.

Les poules de l’édition 2019-2020

La phase de poule est composée de cinq groupes et chaque groupe est composé de quatre équipes. La première équipe de chaque groupe et les trois meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour les quarts de finale. A propos des clubs français, le LOU est dans la poule 1, La Rochelle dans la poule 2, Clermont dans la poule 3, le Racing dans la poule 4 et Toulouse et Montpellier dans la poule 5.

Poule 1 Poule 2 Poule 3 Poule 4 Poule 5
Leinster Glasgow Warriors ASM Clermont Saracens Stade Toulousain
Northampton Saints Exeter Chiefs Ulster Munster Gloucester
Lyon OU Stade Rochelais Harlequins Racing 92 Connacht
Benetton Trévise Sale Sharks Bath Rugby Ospreys Montpellier HR



Les matchs retransmis sur France 2 (journées 1 à 4)

Journée 1
Samedi 16 novembre 16h15 Stade Rochelais Exeter
Dimanche 17 novembre 16h15 Racing 92 Saracens
Journée 2
Samedi 23 novembre 14h00 Stade Toulousain Connacht
Samedi 23 novembre 16h15 Lyon OU Leinster
Journée 3
Samedi 7 décembre 16h15 Stade Rochelais Glasgow
Dimanche 8 décembre 16h15 Stade Toulousain Montpellier HR
Journée 4
Samedi 14 décembre 16h00 Montpellier HR Stade Toulousain
Dimanche 15 décembre 16h15 ASM Clermont Bath

 

La journée 5 aura lieu les 10,11 et 12 janvier et la journée 6 se déroulera les 18 et 19 janvier 2020. Les quarts de finale commenceront quant à eux début avril.

 

Zoom sur : l’ASM Clermont Auvergne

ZOOM SUR CLERMONT

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place à l’ASM Clermont Auvergne !

Les origines du club

L’histoire de l’ASM débute le 11 octobre 1911. C’est à cette date qu’est fondé le club par un groupe de jeunes passionnés de sport, dont Marcel Michelin, personnage emblématique de Clermont-Ferrand dans la première moitié du XXème siècle. Il est le premier président de l’Association Sportive Michelin, déclarée à la Préfecture du Puy-de-Dôme le 10 mai 1912 et agréée par le ministère de la guerre le 29 juillet 1912. L’ASM a été créée dans le but de distraire et de communiquer le goût de l’effort physique au personnel de la Manufacture Michelin. Trois sports ont d’abord été les fers de lance du club, à savoir le cross-country, le football et le rugby. A ces trois sections s’ajoutent rapidement l’escrime, le cyclisme, le tennis et le boulisme. En 1922, l’Association Sportive Michelin devient l’Association Sportive Montferrandaise afin de respecter la loi fédérale anti-publicitaire qui interdit que le nom d’une entreprise soit utilisé dans le nom d’un club sportif.

Son palmarès en France

L’ASM Clermont Auvergne a longtemps été le club “maudit” des finales du championnat de France. En effet, le club auvergnat a atteint à 13 reprises la finale du championnat de France de première division mais a décroché “seulement” deux fois le Bouclier de Brennus, en 2010 et 2017. L’ASM a échoué en 1936, 1937, 1970, 1978, 1994, 1999, 2001, 2007, 2008, 2009 et 2015.

Clermont a également remporté trois fois le Challenge Yves du Manoir en 1938, 1976 et 1986, ainsi qu’une Coupe de la Ligue en 2001.

Son palmarès en Europe

En Coupe d’Europe, l’ASM connait un peu le même sort qu’en championnat de France avant les années 2010 avec trois défaites en finale, en 2013, 2015 et 2017. Le club est toutefois triple champion du Challenge Européen en 1999, 2007 et 2019.

Cette saison, Clermont est engagé en Champions Cup. Dans la poule 3, l’ASM affrontera Ulster (IRL), les Harlequins (ANG) et Bath (ANG).



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 1980

Nom Nombre de matchs avec l’ASM Nombre d’années au club Nombre de points
Aurélien Rougerie 418 19 673
Eric Nicol 401 16 1826
Alexandre Audebert 334 13 205
Elvis Vermeulen 327 13 185
Davit Zirakashvili* 316 16 95
Brock James 286 10 2485
Gérald Merceron 273 10 2704
Eric Lecomte 268 14 110
Jean-Marc Lhermet 256 12 110
Alexandre Lapandry* 246 11 115

*Joueurs toujours en activité à l’ASM Clermont Auvergne : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Etienne Falgoux Pilier 19 janvier 1993 France
Beqa Kakabadze Pilier 7 septembre 1995 Géorige
Rabah Slimani Pilier 18 octobre 1989 France
Loni Uhila Pilier 7 avril 1989 Tonga
Davit Zirakashvili Pilier 10 octobre 1983 Géorgie
Yohan Beheregaray Talonneur 29 mai 1996 France
Mike Tadjer Talonneur 10 mars 1989 France
John Ulugia Talonneur 17 janvier 1986 Australie
Paul Jedrasiak 2e ligne 6 février 1993 France
George Merrick 2e ligne 4 octobre 1992 Angleterre
Sitaleki Timani 2e ligne 19 septembre 1986 Tonga
Sébastien Vahaamahina 2e ligne 21 octobre 1991 France
Jacobus Van Tonder 2e ligne 3 mars 1998 Afrique du Sud
Judicaël Cancoriet 3e ligne 25 avril 1996 France
Arthur Iturria 3e ligne 13 mai 1994 France
Alexandre Lapandry 3e ligne 13 avril 1989 France
Fritz Lee 3e ligne 29 août 1988 Samoa
Julien Ruaud 3e ligne 7 décembre 1997 France
Peceli Yato 3e ligne 17 janvier 1993 Fidji
Charlie Cassang Mêlée 8 février 1995 France
Greig Laidlaw Mêlée 12 octobre 1985 Ecosse
Morgan Parra Mêlée 15 novembre 1988 France
Camille Lopez Ouverture 3 avril 1989 France
Jake McIntyre Ouverture 28 avril 1994 Australie
Peter Betham Centre 6 janvier 1989 Samoa
Wesley Fofana Centre 20 janvier 1988 France
George Moala Centre 11 mai 1990 Tonga
Apisai Naqalevu Centre 21 août 1989 Fidji
Damian Penaud Centre 25 septembre 1996 France
Samuel Ezeala Ailier 12 novembre 1999 Espagne
Rémy Grosso Ailier 4 décembre 1988 France
Tim Nanai Williams Ailier 6 décembre 1989 Samoa
Alivereti Raka Ailier 9 décembre 1994 Fidji
Nick Abendanon Arrière 27 août 1986 Pays-Bas
Isaia Toeava Arrière 15 janvier 1986 Samoa
Setariki Tuicuvu Arrière 7 septembre 1995 Fidji

 

La saison dernière, l’ASM Clermont Auvergne a terminé deuxième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 16 victoires, 3 nuls et 7 défaites. Le club auvergnat a terminé vice-champion de France après sa défaite en finale face au Stade Toulousain. Cette année le club a pour objectif de se qualifier pour la phase finale et pourquoi pas remporter son troisième titre de champion de France.

Equipes de France : le calendrier du Tournoi des 6 Nations 2020

Après son élimination en Coupe du monde, le XV de France va désormais se tourner vers le prochain Tournoi des 6 Nations qui aura lieu en février et mars prochain. RugbyZAP vous donne le programme complet pour les équipes de France A masculines et féminines et les U20.

Trois matchs à domicile

En 2020, les équipes de France de rugby à XV disputeront chacune trois matchs à domicile lors du Tournoi des 6 Nations. Elles recevront l’Angleterre, l’Italie et l’Irlande et feront le voyage au Pays de Galles et en Ecosse. Le XV de France A masculin jouera ses trois matchs au Stade de France, tandis que les rencontres des féminines et des U20 auront lieu en province : Pau, Limoges et Lille pour les féminines et Grenoble, Aix en Provence et Perpignan pour les Bleuets. La billetterie est d’ores et déjà ouverte pour l’ensemble des matchs à domicile des équipes de France.

Mission reconquête pour l’équipe de France A masculine

Cela va faire dix ans que les Bleus n’ont plus remporté le Tournoi des 6 Nations. Depuis son Grand Chelem en 2010, le XV de France a terminé une fois deuxième, troisième, cinquième et sixième et cinq fois quatrième. Lors de la dernière édition, les joueurs de Jacques Brunel ont battu l’Ecosse et sont revenu victorieux d’Italie mais se sont pas parvenus à battre les trois gros d’Europe que sont le Pays de Galles, l’Angleterre et l’Irlande. L’arrivée de Fabien Galthié à la tête des Bleus permettra-t-elle aux français de se hisser à nouveau dans le haut du classement du Tournoi des 6 Nations ? Réponse en mars prochain…

france rugby

© Crédit photo : L’Equipe

Le titre en ligne de mire pour les féminines et les U20

Chez les femmes, l’Angleterre et la France se partagent le titre depuis 2016. En début d’année, les anglaises ont ravi la première place aux Bleues, qui avaient réalisé le Grand Chelem en 2018. Les quinzistes tricolores auront donc à coeur de récupérer leur trône. Le premier match du Tournoi des 6 Nations 2020 sera déjà primordial puisque les françaises recevront leurs meilleures ennemies d’outre-Manche en match d’ouverture.

féminines rugby

© Crédit photo : La Croix

 

Les U20 masculins peuvent eux aussi croire au titre. Sacrés en 2018, les Bleuets ont terminés deuxièmes de la dernière édition derrière l’Irlande. Les “petits” français font partie des favoris pour l’édition 2020, d’autant plus qu’ils sont champions du monde depuis juin dernier.

u20 rugby

© Crédit photo : Ouest France

Le programme complet du Tournoi des 6 Nations

Equipe A masculine

Journée 1
Samedi 1er février 15h15 Pays de Galles Italie
Samedi 1er février 17h45 Irlande Ecosse
Dimanche 2 février 16h00 France Angleterre
Journée 2
Samedi 8 février 15h15 Irlande Pays de Galles
Samedi 8 février 17h45 Ecosse Angleterre
Dimanche 9 février 16h00 France Italie
Journée 3
Samedi 22 février 15h15 Italie Ecosse
Samedi 22 février 17h45 Pays de Galles France
Dimanche 23 février 16h00 Angleterre Irlande
Journée 4
Samedi 7 mars 15h15 Irlande Italie
Samedi 7 mars 17h45 Angleterre Pays de Galles
Dimanche 8 mars 16h00 Ecosse France
Journée 5
Samedi 14 mars 15h15 Pays de Galles Ecosse
Samedi 14 mars 17h45 Italie Angleterre
Samedi 14 mars 21h00 France Irlande


 

Equipe A féminine

Journée 1
Dimanche 2 février 13h30 France Angleterre
Dimanche 2 février 14h00 Irlande Ecosse
Dimanche 2 février 14h00 Pays de Galles Italie
Journée 2
Samedi 8 février 21h00 France Italie
Dimanche 9 février 13h10 Ecosse Angleterre
Dimanche 9 février 14h00 Irlande Pays de Galles
Journée 3
Dimanche 23 février 13h00 Pays de Galles France
Dimanche 23 février 13h45 Angleterre Irlande
Dimanche 23 février 17h00 Italie Ecosse
Journée 4
Samedi 7 mars 13h05 Angleterre Pays de Galles
Samedi 7 mars 20h45 Ecosse France
Dimanche 8 mars 14h00 Irlande Italie
Journée 5
Dimanche 15 mars 14h10 Pays de Galles Ecosse
Dimanche 15 mars 14h30 Italie Angleterre
Dimanche 15 mars 16h35 France Irlande

 

Equipe U20

Journée 1
Vendredi 31 janvier 20h15 Irlande Ecosse
Vendredi 31 janvier 20h35 Pays de Galles Italie
Samedi 1er février 21h00 France Angleterre
Journée 2
Vendredi 7 février 20h15 Irlande Pays de Galles
Vendredi 7 février 20h30 Ecosse Angleterre
Vendredi 7 février 21h00 France Italie
Journée 3
Vendredi 21 février 19h00 Italie Ecosse
Vendredi 21 février 20h35 Pays de Galles France
Vendredi 21 février 20h45 Angleterre Irlande
Journée 4
Vendredi 6 mars 20h15 Irlande Italie
Vendredi 6 mars 20h45 Angleterre Pays de Galles
Vendredi 6 mars 21h00 Ecosse France
Journée 5
Vendredi 13 mars 20h35 Pays de Galles Ecosse
Vendredi 13 mars 21h00 France Irlande
Dimanche 15 mars 18h30 Italie Angleterre

 

Portrait de rugbyman : Jonny Wilkinson

Jonny Wilkinson

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place à l’anglais Jonny Wilkinson !

Fiche Jonny Wilkinson

Ses débuts dans le rugby

Né dans une famille de sportifs le 25 mai 1979 à Frimley, dans le comté de Surrey, au sud-ouest de Londres, Jonny Wilkinson commence à pratiquer le rugby dès l’âge de quatre ans. Poussé par son entourage, notamment son frère Mark et son père qui sont des fans de rugby, “Jonny” débute dans les clubs d’Alton RFC et de Farnham RFC. Il se fait également remarquer en tant que joueur de rugby pendant sa scolarité, notamment au Lord Wandsworth College. Au sein de cette école, l’entraîneur de l’équipe de rugby est Steve Bates, jeune retraité des London Wasps où il évoluait au poste de demi de mêlée. Cette rencontre est un tournant dans la vie de Jonny Wilkinson. En 1997, alors qu’il s’apprête à entrer à l’Université de Durnham, il accepte de suivre son mentor qui part entraîner l’équipe des Newcastle Falcons, au nord-est de l’Angleterre, qui vient d’être promue en première division du championnat anglais. C’est alors le début de la carrière professionnelle de Wilkinson.

Sa carrière professionnelle

Pour sa première saison professionnelle chez les Newcastle Falcons, Jonny Wilkinson évolue au poste de trois-quart centre. Faisant face à une forte concurrence, notamment celle du samoan Inga Tuigamala et de l’écossais Alan Tait, Wilkinson dispute seulement onze rencontres, mais remporte déjà son premier titre avec son club, sacré champion d’Angleterre en 1998. Malgré son faible temps de jeu pour sa première saison à Newcastle, le jeune anglais est toutefois appelé en sélection nationale à l’occasion du Tournoi des 5 Nations 1998. Il honore sa première cap à Twickenham, contre l’Irlande, le 4 avril 1998.

jonny wilkinson

© The Rugby Blog

La saison suivante, alors qu’il est seulement âgé de 19 ans, il devient le buteur et demi d’ouverture titulaire des Falcons et un joueur incontournable du XV de la Rose. Il est titulaire pour toutes les rencontres du 5 Nations, où l’Angleterre termine deuxième, et participe à sa première Coupe du monde en 1999, atteignant les quarts de finale avec sa sélection.

Au début des années 2000, Jonny Wilkinson est déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Avec Newcastle, il remporte la Coupe d’Angleterre en 2001 et en 2004 (même s’il ne joue pas la finale en 2004 à cause d’une blessure). Mais c’est surtout en sélection nationale que Wilko fait le plus parler de lui. Il remporte d’abord avec l’Angleterre le Tournoi des 6 Nations en 2000, 2001 et 2003, avant d’être l’un des acteurs principaux de la conquête du sacre mondial en 2003. Il est notamment décisif en demi-finale face à la France où il inscrit la totalité des 24 points de son équipe et en finale, où il passe un drop du pied droit à 26 secondes de la fin des prolongations et offre le titre à l’Angleterre aux dépens l’Australie.



 

Entre 2004 et 2006, Jonny Wilkinson connaît plusieurs périodes de blessures mais participe tout de même à plusieurs matchs avec Newcastle et avec les Lions britanniques et irlandais. Il revient en sélection anglaise pour le Tournoi des 6 Nations en 2007, mais participe surtout à sa troisième Coupe du monde. Il atteint une nouvelle fois la finale avec l’Angleterre, mais échoue cette fois en finale face à l’Afrique du Sud.

Moins de deux ans plus tard, et après avoir passé 12 saisons à Newcastle, Jonny Wilkinson se lance un nouveau défi. Alors âgé de 30 ans, il rejoint la France, et le RC Toulon pour une nouvelle expérience. En cinq saison dans le Var, Wilko aura laissé sa trace, permettant au club de remporter sa première Coupe d’Europe en 2013. Il annonce sa retraite en mai 2014, juste avant de réaliser le doublé Coupe d’Europe-Championnat avec le RCT.

wilkinson

© Rugbyrama

Son palmarès

En 17 ans de carrière professionnelle, Jonny Wilkinson s’est construit un palmarès impressionnant.

Palmarès en club Palmarès en sélection
1 titre de champion d’Angleterre avec Newcastle (1998)

2 titres en Coupe d’Angleterre avec Newcastle (2001 et 2004)

1 titre de champion de France avec Toulon (2014)

2 titres en Coupe d’Europe avec Toulon (2013 et 2014)

4 titres en Tournoi des 6 Nations (2000, 2001, 2003 et 2011)

1 titre de champion du monde (2003)

wilkinson coupe du monde 2003

© Rugby World Cup

Ses records et distinctions

Jonny Wilkinson détient de nombreux records. Il est notamment :

  • Le meilleur marqueur de la sélection anglaise (1179 points)
  • Le joueur ayant marqué le plus de drops en sélection (36 drops)
  • Le meilleur marqueur de l’histoire de la Coupe du monde (277 points)
  • Le joueur ayant réussi le plus de pénalités dans l’histoire de la Coupe du monde (58 pénalités)
  • Le joueur ayant réussi le plus de drops dans l’histoire de la Coupe du monde (14 drops)
  • Le joueur ayant réussi le plus de drops dans un match de Coupe du monde (8 drops en 2003)
  • Le meilleur marqueur dans un Tournoi des 6 Nations (89 points en 2001)
  • Le joueur ayant réussi le plus de transformations dans un match du Tournoi des 6 Nations (9 transformations en 2001)
  • Le joueur ayant réussi le plus de transformations dans un Tournoi des 6 Nations (24 transformations en 2001)
  • Le joueur ayant réussi le plus de transformations dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations (88 transformations)
  • Le joueur ayant réussi le plus de pénalités dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations (113 pénalités)
  • Le joueur ayant réussi le plus de drops dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations (11 drops)

Jonny Wilkinson a également reçu plusieurs distinctions dans sa carrière. Il a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde 2003 et fait officier de l’Ordre de l’Empire Britannique en 2004, suite à son titre de champion du monde avec l’Angleterre. L’ouvreur anglais a aussi été élu meilleur joueur de la Coupe d’Europe 2013.

Coupe du monde de rugby : Les Springboks sur le toit du monde

Ce samedi, l’Afrique du Sud a remporté la Coupe du monde de rugby en battant l’Angleterre 32 à 12 au Japon. Après 1995 et 2007, les Springboks ont soulevé la Coupe Webb Ellis pour la troisième fois de leur histoire. La Nouvelle-Zélande, vainqueure du Pays de Galles en petite finale, s’empare de la troisième place.

© Crédit photo : Sport 24 – Le Figaro

Une finale maîtrisée

Cette finale avait déjà bien mal commencé pour les anglais, perdant leur pilier Kyle Sinckler sur blessure dès la troisième minute de jeu, victime d’un coup de coude involontaire de son coéquipier Maro Itoje. Le XV de la Rose a ensuite été trop indiscipliné et immédiatement sanctionné par Pollard, passant une première pénalité à la dixième minute de jeu. Le duel des buteurs a alors pris place entre Pollard et Farrell. Si les anglais ont obtenu deux pénalités, dont une après une énorme séquence à la demi-heure de jeu, l’ouvreur sud-africain a répondu à chaque fois. Pollard a même puni l’indiscipline anglaise dans le dernières secondes de la première mi-temps (6-12). La physionomie du match laisse penser à une nouvelle finale sans essai entre les deux équipes, comme celle de 2007. D’autant plus que les Springboks démarrent la seconde période par une nouvelle pénalité et repoussent l’Angleterre à neuf longueurs (6-15). Mais Farrell et les siens n’ont pas dit leur dernier mot, revenant à -6 à la 52ème minute (9-15), puis à l’heure de jeu, juste après les trois points supplémentaires inscrits par Pollard à la 58ème (12-18). En fin de match, les sud-africains ont inscrit leur premier essai en finale de Coupe du monde par l’intermédiaire de Mapimpi, avant que le toulousain Kolbe ne scelle la victoire des Springboks en aplatissant une nouvelle fois dans l’en-but (12-30). Pollard transforme les deux essais et termine meilleur marqueur de la rencontre avec 22 points. Score final 12-32.



 

Trois sur trois en finale pour les Springboks

“Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne”. Cette devise colle parfaitement aux sud-africains qui ont remporté leur troisième titre en autant de finales disputées, dont deux contre l’Angleterre. Les Springboks ont été trois fois champions du monde, à chaque fois à douze années d’intervalle. Après avoir glané son premier titre mondial en 1995 face à la Nouvelle-Zélande, puis le deuxième en 2007 et le dernier en 2019 contre l’Angleterre, faudra t-il attendre 2031 pour voir l’Afrique du Sud de nouveau championne du monde ? Rien n’est moins sûr. En attendant, les sud-africains égalisent les néo-zélandais, avec trois titres de champions du monde au compteur.

La Nouvelle-Zélande sur le podium

Vendredi avait lieu la petite finale entre la Nouvelle-Zélande et le Pays de Galles. Suite à un match maîtrisé de bout en bout, les All Blacks, qui se sont bien remis de leur défaite face aux anglais, ont décroché la médaille de bronze de cette Coupe du monde. Avec six essais inscrits pendant la rencontre, les néo-zélandais se sont facilement défaits des gallois 40 à 17. La Nouvelle-Zélande termine sur le podium pour la septième fois en neuf éditions.

 

Zoom sur : le Castres Olympique

ZOOM SUR CASTRES

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au Castres Olympique !

Les origines du club

Le rugby est arrivé dans le Tarn dès la fin du XIXème siècle. Il faut attendre 1906 pour voir naître le Castres Olympique, créé par d’anciens élèves du collège de Castres. Son premier président, Eugène Agert, 27 ans, est alors directeur du magasin Aux Dames de France (actuel Monoprix). Au fil des années, le club castrais ne cesse de grandir et d’évoluer. Dès les années 1920, le club va résider au Stade Olympique, en plein coeur du quartier de Bisséous (devenu le Stade Pierre-Antoine en 1957, puis le Stade Pierre-Fabre en 2017).

Son palmarès en France

Le Castres Olympique a été champion de France de première division à cinq reprises, en remportant d’abord deux Boucliers de Brennus consécutifs en 1949 et 1950, puis trois autres en 1993, 2013 et 2018.

En 1948, juste avant ses deux premiers titres de champion de France, le CO a remporté son unique coupe de France.

Son palmarès en Europe

Sur la scène européenne, le Castres Olympique a remporté la première édition (2003) du Bouclier européen, une compétition de repêchage pour les clubs éliminés au premier tour du Challenge européen organisée entre 2002 et 2005.

Le CO a également été deux fois finaliste du Challenge européen en 1997 et 2000.

Cette saison, le club est engagé en Challenge Cup. Dans la poule 1, Castres affrontera Worcester (ANG), Les Dragons (GAL) et Enisei-STM (RUS).



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2000

Nom Nombre de matchs avec le CO Nombre d’années au club Nombre de points
Rodrigo Capo Ortega 399 17 150
Romain Teulet 272 13 3 256
Yannick Caballero 232 11 40
Rory Kockott* 220 8 1 310
Karena Wihongi* 213 5 20
Marc-Antoine Rallier 192 9 75
Mathieu Bonello 181 9 15
Alexandre Albouy 170 9 40
Yannick Forestier 164 8 35
Iosefa Tekori 158 6 160

*Joueurs toujours en activité au Castres Olympique : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Marc Clerc Pilier 9 juin 1987 France
Paea Fa’anunu Pilier 4 novembre 1988 Tonga
Tapu Falatea Pilier 12 décembre 1988 France
Wilfrid Hounkpatin Pilier 29 juillet 1991 France
Daniel Kotze Pilier 28 mars 1987 France
Tudor Stroe Pilier 6 septembre 1993 France
Antoine Tichit Pilier 13 juin 1989 France
Matthew Tierney Pilier 7 avril 1996 Canada
Karena Wihongi Pilier 21 septembre 1979 Nouvelle-Zélande
Kevin Firmin Talonneur 20 avril 1992 France
Jody Jenneker Talonneur 10 avril 1984 Afrique du Sud
Marc-Antoine Rallier Talonneur 2 décembre 1988 France
Rodrigo Capo Ortega 2e ligne 8 décembre 1980 Uruguay
Loïc Jacquet 2e ligne 31 mars 1985 France
Victor Moreaux 2e ligne 19 septembre 1993 France
Hans N’kinsi 2e ligne 21 septembre 1992 France
Christophe Samson 2e ligne 1er mars 1984 France
Mathieu Babillot 3e ligne 9 septembre 1993 France
Baptiste Delaporte 3e ligne 25 mars 1997 France
Camille Gérondeau 3e ligne 12 mars 1988 France
Kévin Gimeno 3e ligne 11 septembre 1991 France
Anthony Jelonch 3e ligne 28 juillet 1996 France
Alex Tulou 3e ligne 21 mars 1987 Nouvelle-Zélande
Ma’ama Vaipulu 3e ligne 21 juillet 1989 France
Rory Kockott Mêlée 25 juin 1986 France
Ludovic Radosavljevic Mêlée 17 août 1989 France
Thomas Fortunel Ouverture 7 juin 1995 France
Benjamin Urdapilleta Ouverture 11 mars 1986 Argentine
Thomas Combezou Centre 26 janvier 1987 France
Yann David Centre 15 avril 1988 France
Robert Ebersohn Centre 23 février 1989 Afrique du Sud
Florian Vialelle Centre 5 octobre 1993 France
Armand Batlle Ailier 12 avril 1987 France
Julien Caminati Ailier 28 octobre 1985 France
Benjamin Lapeyre Ailier 24 septembre 1986 France
Martin Laveau Ailier 10 septembre 1996 France
Filipo Nakosi Ailier 8 avril 1992 Fidji
Taylor Paris Ailier 6 octobre 1992 Canada
Julien Dumora Arrière 24 mars 1988 France
Geoffrey Palis Arrière 8 juillet 1991 France

 

La saison dernière, le Castres Olympique a terminé septième de la saison régulière de Top 14 avec un bilan de 15 victoires et 11 défaites. Cette année le club a pour objectif d’intégrer le top 6, synonyme de phase finale pour le titre de champion de France.

Coupe du monde de rugby : Une finale au goût de revanche

Tableau finale coupe du monde rugby 2019

Plus d’un mois après le début de la Coupe du monde de rugby au Japon, les deux équipes finalistes sont enfin connues. L’Angleterre, tombeuse des All Blacks, affrontera l’Afrique du Sud, qui est venue à bout du Pays de Galles. Cette finale de l’édition 2019 aura un goût de revanche pour les anglais, qui avaient perdu en finale de la Coupe du monde 2007 en France face aux Springboks…

Deux physionomies de match différentes en demi-finale

L’Angleterre a livré un match royal face à la Nouvelle-Zélande. Tuilagi a annoncé la couleur dès la deuxième minute en aplatissant sous les poteaux, avant que Farrell ne transforme facilement. La forteresse anglaise s’est alors mise en place, laissant les All Blacks muets pendant… 57 minutes ! Avant de marquer leurs premiers points, les All Blacks avaient déjà concédés deux pénalités, parfaitement bottées par Ford. L’ouvreur anglais a d’abord trouvé la mire juste avant la mi-temps (10-0), puis à la 50ème minute (13-0). Inertes, la Nouvelle-Zélande ne savait plus quoi faire face à la maîtrise des hommes d’Eddie Jones. Jusqu’à ce fait de jeu,  où les anglais ont bien failli réveiller leurs adversaires en leur “donnant” un essai tout fait, suite à une mauvaise touche (13-7). Mais rien rien n’y fait. Les All Blacks sont restés impuissants et le XV de la Rose, rigoureux et agressif, en a profité pour inscrire deux pénalités supplémentaires. Score final : 19-7.

La seconde demi-finale opposant le Pays de Galles à l’Afrique du Sud aura été une histoire de coups de pied. Dans un début de match fermé, les deux équipes s’en sont remises à leur buteur. Pollard a ouvert le score pour les Springboks à la 15ème minute, avant que Biggar ne lui réponde trois minutes plus tard. Indisciplinés, les gallois ont concédé deux autres pénalités en première période mais sont revenus à trois longueurs juste avant le gong annonçant la fin de la première mi-temps (6-9). Au retour des vestiaires, le Pays de Galles égalise sur une nouvelle pénalité. Une fin de match indécise se profile alors, sans savoir qui rejoindra l’Angleterre en finale. Le premier essai du match conclu par la sud-africain De Allende peu avant l’heure de jeu offre un bel avantage aux Springboks, mais c’est sans compter sur la ténacité du XV du Poireau, qui revient de nouveau au score grâce à l’essai de son trois-quart aile Josh Adams à la 65ème minute (16-16). Une dernière pénalité de Pollard, excentré à 35 mètres, à quatre minutes du terme offre définitivement la victoire aux Springboks, dans ce match qui se sera gagné au pied. Score final : 16-19



 

Une finale Angleterre-Afrique du Sud : épisode 2

L’Angleterre et l’Afrique du Sud disputeront la finale de la Coupe du monde 2019 samedi à 10h (heure française) à Yokohama.

Tableau finale coupe du monde rugby 2019Tableau final de la Coupe du monde de rugby

Douze ans après, anglais et sud-africains se retrouvent en finale de Coupe du monde. Grâce à leur victoire 15-6 au Stade de France, les Springboks avaient décroché leur deuxième titre de Champion du monde. Avant de se recroiser en finale de cette édition 2007, les deux équipes étaient déjà dans la même poule, où l’Afrique du Sud n’avait fait qu’une bouchée de l’Angleterre en s’imposant 36-0 et avait terminé première de la poule A.

Au niveau de l’historique des confrontations entre les deux nations, l’avantage est à l’Afrique du Sud. Les Springboks comptent 25 victoires, contre 15 pour les anglais et deux matchs nuls. En 2018, les quatre oppositions en Test Match entre les deux pays se sont soldées par deux victoires de chaque côté. Mais si on s’attarde sur la forme du moment et le niveau de jeu proposé depuis le début de la compétition, l’avantage est à l’Angleterre. Les paris sont donc ouverts dans cette finale opposant deux cadors du rugby mondial. L’Afrique du Sud tentera d’aller chercher son troisième sacre en Coupe du monde et l’Angleterre son deuxième titre, après celui de 2003.

 

A noter que la petite finale entre la Nouvelle-Zélande et le Pays de Galles pour la médaille de bronze aura lieu vendredi à 10h (heure française) à Tokyo.

 

Portrait de rugbyman : Richie McCaw

RugbyZAP dresse le portrait de rugbymen ayant marqué l’histoire du rugby mondial. Aujourd’hui, place au néo-zélandais Richie McCaw !

Fiche Richie McCaw
Ses débuts dans le rugby

Richie McCaw débute le rugby à l’âge de six ans dans le club local de Kurow, au sud de la Nouvelle-Zélande. Il y joue pendant sept années avant de quitter la maison familiale pour poursuivre sa scolarité au lycée des garçons d’Otago, dans la ville de Dunedin. Il intègre alors l’équipe de rugby du lycée et se passionne encore un peu plus pour ce sport. En dernière année de lycée, il se distingue notamment en finale d’une compétition entre plusieurs établissements. Après avoir obtenu son diplôme en 1998, McCaw poursuit des études en sciences agricoles à Christchurch, au sein de l’Université de Lincoln. Mais il interrompt rapidement ses études après ses premières sélections dans l’équipe de Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde des moins de 19 ans, au Pays de Galles, en 1999. Avec ses coéquipiers néo-zélandais, il décroche son premier titre de Champion du monde. 

Sa carrière professionnelle

Richie McCaw début sa carrière de rugbyman professionnel en 2000 lorsqu’il s’engage avec l’équipe première de la province de Canterbury, en National Provincial Championship, le championnat national néo-zélandais. Pendant ses 15 saisons jouées sous le maillot de Canterbury, il remporte le championnat à cinq reprises. A partir de 2001, McCaw participe également au Super Rugby, la principale compétition de rugby professionnel de l’hémisphère sud, avec les Crusaders, jusqu’à sa retraite en 2015. Il décroche également cinq titres de champion en Super Rugby avec son équipe.

Du côté de la sélection, Richie McCaw poursuit l’aventure avec l’équipe des moins de 21 ans des Blacks, dont il est le capitaine. Il dispute son premier match avec l’équipe fanion à l’automne 2001 contre l’Irlande, où il est même élu “homme du match”. Au total, McCaw compte 148 capes avec l’équipe de Nouvelle-Zélande, ce qui en fait le recordman du nombre de sélections nationales tous pays confondus. Il a marqué 27 essais (135 points) sous le maillot des All Blacks et a été désigné capitaine à 110 reprises.



 

Son palmarès

Richie McCaw possède l’un des palmarès les plus conséquents, aussi bien en club qu’en sélection.

Palmarès en club Palmarès en sélection
5 titres de champion de Nouvelle-Zélande (2001, 2004, 2008, 2009 et 2010)

5 titres en Super Rugby (2000, 2002, 2005, 2006 et 2008)

2 titres de champion du monde (2011 et 2015)

7 titres en Tournoi des Tri-Nations (2002, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008 et 2010)

3 titres en Rugby Championship (2012, 2013 et 2014)

Ses records et distinctions

Richie McCaw détient deux records et a reçu plusieurs distinctions dans sa carrière. Il a été :

  • Le joueur le plus capé en sélection nationale (148 sélections)
  • Le joueur avec le plus grand nombre de capitanats pour une équipe nationale (110 fois)
  • Élu trois fois meilleur joueur du monde en 2006, 2009 et 2010 par l’IRB (désormais World Rugby)
  • Élu onzième sportif de l’année en 2010 par Eurosport

 

La carrière de Richie McCaw est en tout point incomparable. Avec son style de jeu particulier, le troisième ligne néo-zélandais aura beaucoup fait parlé. Certains y voient du génie, tandis que d’autres le comparent à un “tricheur”. En tout cas, rien ni personne ne pourra enlever à l’une des légendes des All Blacks ses nombreux titres, records et distinctions.

 

Coupe du monde de rugby : les favoris en demies

Tableau demies finales Coupe du monde de rugby

Ce weekend, l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, le Pays de Galles et l’Afrique du Sud se sont qualifiés pour le dernier carré de la Coupe du monde de rugby. Anglais et néo-zélandais s’affronteront dans la première demi-finale samedi, tandis que gallois et sud-africains auront rendez-vous dimanche pour en découdre.

Pas de surprises en quarts de finale

Les favoris que nous vous avions annoncé pour le titre avant le début de la Coupe du monde ont tenu leur rang lors des premiers matchs à élimination directe. 

Angleterre – Australie

Dans un premier match que l’on attendait disputé, l’Angleterre n’aura finalement jamais été mise en difficulté par l’Australie, pourtant finaliste en 2015. Après une première mi-temps maîtrisée, les anglais ont déroulé en deuxième période pour s’imposer largement face aux Wallabies 40-16.

Nouvelle-Zélande – Irlande

En terminant deuxième de sa poule, l’Irlande ne s’est pas facilité la tâche et a vu le mur néo-zélandais se dresser devant elle. Mais le peuple irlandais espérait que sont équipe soit au rendez-vous, elle qui a fait tomber les All Blacks deux fois lors de leurs trois dernières confrontations. Malheureusement, Jonathan Sexton et les siens ont vite déchanté, impuissants face à des néo-zélandais impressionnants de justesse. Mené 22-0 à la pause, puis 34-0 à l’heure de jeu, le XV du Trèfle a sauvé l’honneur avec deux essais en fin de match, 46-14 score final.

Pays de Galles – France

Dans ces quarts de finale, le match Pays de Galles-France aura été le seul à suspens. Les Bleus ont débuté sur les chapeaux de roues en inscrivant deux essais dans les dix premières minutes. Mais les gallois sont rapidement revenus dans le match grâce à un essai de Wainwright (10-12 à la 20e minute). Très en vue Vakatawa a redonné de l’air aux français avec un essai à la demi-heure de jeu. A la pause, le XV de France était en tête avec neuf points d’avance, 10-19. Au retour des vestiaires, les français étaient parfaitement dans leur match, jusqu’à ce coup de coude volontaire de Vahaamahina dans le visage de Wainwright. Le français est logiquement exclu et laisse ses partenaires à 14 pour les trente dernières minutes, c’est le tournant du match. Vaillants, les Bleus sont tout de même parvenus à résister aux gallois, mais ont craqué à cinq minutes de la fin du match, et la transformation de Biggar a envoyé le Pays de Galles en demi-finale.

Japon – Afrique du Sud

Le dernier quart de finale opposait le Japon à l’Afrique du Sud. Même s’ils ont terminé premiers et invaincus de leur poule, les japonais ne partaient pas favoris face aux sud-africains. Ils ont pourtant bien résisté en première période malgré un premier essai Springboks dès la quatrième minute. Intense et équilibré, mais avec peu de points inscrits, le premier acte s’est terminé sur le score de 3 à 5. L’Afrique du Sud est ensuite parvenue à imposer son jeu et, malgré le soutien de son public, le Japon a été dépassé en seconde période pour finalement s’incliner 3-26. Les Springboks ont ainsi décroché le dernier ticket pour le carré final.



 

Les affiches des demi-finales

Les quatre premières équipes au classement World Rugby se sont logiquement qualifiées pour les demi-finales. L’Angleterre et la Nouvelle-Zélande ouvriront le bal samedi à 10h (heure française) et le match entre le Pays de Galles et l’Afrique du Sud aura lieu dimanche à la même heure.

Tableau demies finales Coupe du monde de rugbyTableau des demi-finales de la Coupe du monde de rugby

 

Angleterre – Nouvelle-Zélande

Dans la première demi-finale, la Nouvelle-Zélande, double tenante du titre aura fort à faire face à l’Angleterre. Les anglais auront à coeur d’essuyer le revers d’il y a quatre ans, eux qui n’étaient pas parvenu à sortir des poules pour leur Coupe du monde à domicile. La dernière fois que le XV de la Rose a atteint la finale, c’était en 2007. Quant aux All Blacks, ils peuvent entrer encore un peu plus dans l’histoire en participant à leur cinquième finale, une troisième de suite, en cas de qualification face aux anglais.

Pays de Galles – Afrique du Sud

Gallois et sud-africains se retrouvent quatre ans après leur dernière confrontation en Coupe du monde. L’Afrique du Sud avait pris le meilleur sur le Pays de Galles en s’imposant 23-19 en quart de finale. Mais depuis cette élimination, le XV du Poireau n’a plus perdu face aux Springboks lors des quatre dernier tests matchs entre les deux équipes. S’ils parviennent à battre les sud-africains, les gallois se qualifieraient pour la première fois de l’histoire en finale de Coupe du monde. Quant aux Springboks, ils ont déjà atteint la finale à deux reprises, en 1995 et 2007. Résultat : ils sont doubles champions du monde.

 

Zoom sur : le CA Brive

CA Brive rugby

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place au CA Brive !

Les origines du club

Il faut remonter en 1902 pour retrouver les premières traces du rugby en Corrèze. C’est vraisemblablement Brive qui cette année-là a vu se jouer les premières parties, sur la Guierle ou la place Thiers. La première et éphémère Union Sportive Briviste est ainsi créée en 1903. Cette arrivée du rugby dans la région fût probablement favorisée par la garnison du 14e Régiment d’Infanterie, alors implantée à Brive. C’est néanmoins l’arrivée du 126e régiment d’infanterie, venant de Toulouse, qui contribua au succès de l’« Ovalie », dès 1906.  Deux associations coexistent alors à cette époque : le Football Club Briviste et le Stade Gaillard. Au terme d’une concurrence improductive, les deux clubs s’allient et fusionnent en 1910 dans une nouvelle association : le Club Athlétique Briviste… début d’une légende…

Son palmarès en France

Le CA Brive n’a jamais remporté le titre de champion de France de première division. Il a toutefois atteint la finale à quatre reprises : contre Agen en 1965, Béziers en 1972 et 1975, et le Stade Toulousain en 1996.

Au deuxième échelon national le CABCL a été sacré en 1957, sous le capitanat d’Amédée Domenech, légende du club. Les brivistes ont également été vainqueurs du Trophée Yves-Du-Manoir contre la Section Paloise en 1996.

Son palmarès en Europe

Le club limousin peut s’enorgueillir du titre suprême de Champion d’Europe obtenu en 1997 après un match extraordinaire face aux Leicester Tigers. En 1998, le CABCL a l’occasion de devenir le premier club à réaliser le doublé dans cette compétition, mais l’équipe de Bath a eu raison de la vaillance corrézienne.

Cette saison, le club est engagé en Challenge Cup. Dans la poule 4, Brive affrontera le Stade Français, Bristol et Zebre.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 1980

Nom Nombre de matchs avec le CA Brive Nombre d’années au club Nombre de points
Jean-Baptiste Péjoine 320 16 115
Alain Penaud 298 15 477
Eric Alégret 262 17 105
Eric Alabarbe 259 15 105
Loïc Van Der Linden 259 14
Richard Crespy 221 13
Arnaud Méla 211 9 25
Yvan Manhès 172 13 15
Dominiko Waqaniburotu 145 7 40
Poutasi Luafutu 137 6 50

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Karlen Asieshvili Pilier 21 avril 1987 Géorgie
Soso Bekoshvili Pilier 3 novembre 1993 Géorgie
Simon-Pierre Chauvac Pilier 23 mars 1998 France
Mesake Doge Pilier 1er avril 1993 Fidji
Luka Japaridze Pilier 6 septembre 1998 Géorgie
James Johnston Pilier 6 mars 1986 Samoa
Cody Thomas Pilier 1er mars 1996 Afrique du Sud
Wesley Tapueluelu Pilier 3 décembre 1999 Tonga
Hayden Thompson-Stringer Pilier 29 décembre 1994 Angleterre
Thomas Acquier Talonneur 21 novembre 1989 France
François Da Ros Talonneur 29 septembre 1983 France
Vano Karkadze Talonneur 25 mai 2000 Géorgie
Peniami Narisia Talonneur 10 juin 1997 Fidji
Steevy Cerqueira 2e ligne 9 août 1993 France
Richard Fourcade 2e ligne 4 avril 1993 France
Victor Lebas 2e ligne 9 juin 1993 France
Mitch Lees 2e ligne 12 octobre 1988 Australie
Peet Marais 2e ligne 31 octobre 1990 Afrique du Sud
Johan Snyman 2e ligne 9 juillet 1986 Afrique du Sud
Jan Uys 2e ligne 3 janvier 1994 Afrique du Sud
Esteban Abadie 3e ligne 1er décembre 1997 France
So’otala Fa’aso’o 3e ligne 2 octobre 1994 Samoa
Otar Giorgadze 3e ligne 2 mars 1996 Géorgie
Saïd Hireche 3e ligne 27 mai 1985 Algérie
Kitione Kamikamica 3e ligne 27 avril 1996 Fidji
Retief Marais 3e ligne 20 juillet 1995 Afrique du Sud
Irakli Tskhadadze 3e ligne 1er août 1996 Géorgie
Matthieu Voisin 3e ligne 16 mai 1996 France
Julien Blanc Mêlée 4 octobre 1992 France
David Delarue Mêlée 27 octobre 1996 France
Quentin Delord Mêlée 10 février 1999 France
Baptiste Dubreuil Mêlée 20 juillet 2000 France
Vasil Lobzhanidze Mêlée 14 octobre 1996 Géorgie
Tedo Abzhandadze Ouverture 13 juin 1999 Géorgie
Enzo Hervé Ouverture 13 octobre 1998 France
Thomas Laranjeira Ouverture 5 mai 1992 France
Alex Dunbar Centre 23 avril 1990 Ecosse
Sevanaïa Galala Centre 29 janvier 1993 Fidji
Guillaume Galletier Centre 7 mars 1997 France
Nico Lee Centre 13 mars 1994 Afrique du Sud
Arnaud Mignardi Centre 1er novembre 1986 France
Stuart Olding Centre 11 mars 1993 Irlande
Alban Ramette Centre 7 octobre 1998 France
Setareki Bituniyata Ailier 12 août 1995 Fidji
Eneriko Buliruarua Ailier 23 janvier 1997 Fidji
Axel Muller Ailier 25 novembre 1993 Argentine
Guillaume Namy Ailier 3 avril 1989 France
Franck Romanet Ailier 2 mai 1986 France
Aaron Grandidier-Nkanang Arrière 18 mai 2000 France
Joris Jurand Arrière 11 novembre 1995 France
Rory Scholes Arrière 24 avril 1993 Irlande

La saison dernière, le CA Brive a terminé premier de la saison régulière de Pro D2 avec un bilan de 19 victoires, 1 nul et 10 défaites. Le club corrézien a été promu en Top 14 suite à sa victoire en barrage d’accession face à Grenoble. Cette année le club a pour objectif de se maintenir en Top 14.

Coupe du monde de rugby : les affiches des quarts de finale sont connues

Tableau quarts de finale coupe du monde de rugby

Le match Japon-Écosse a clôturé la phase de poule de la Coupe du monde de rugby 2019. Les affiches pour les quarts de finale sont désormais connues et de gros chocs sont en vue ! Voici le programme.

Classements des phases de poule

Il n’y aura pas eu de grande surprise dans ces phases de poule, hormis dans la poule A où l’Irlande, première nation au classement World Rugby avant le début de la compétition, était favorite pour terminer en tête de sa poule. Toutefois, les Irlandais sont tombés sur une très grande équipe du Japon, galvanisée par tout un peuple pour SA Coupe du monde. Certains s’attendaient aussi à un sans faute de l’Australie dans la poule D, mais c’est le Pays de Galles qui a terminé invaincu. Quant à la France, elle a remporté son premier match qui était déjà capital face à l’Argentine et termine donc deuxième de la poule C. Il est à noter que trois matchs ont été annulés à cause du typhon Hagibis, à savoir Nouvelle-Zélande-Namibie, Angleterre-France et Namibie-Canada, une première dans l’histoire de la Coupe du monde.

Poule A

Pts J. G. N. P. BO BD +/-
1 Japon                            19 4 4 0 0 3 0 +53
2 Irlande 16 4 3 0 1 3 1 +94
3 Ecosse 11 4 2 0 2 2 1 +64
4 Samoa 5 4 1 0 3 1 0 -70
5 Russie 0 4 0 0 4 0 0 -141

 

Poule B

Pts J. G. N. P. BO BD +/-
1 Nouvelle-Zélande 16 4 3 1 0 2 0 +135
2 Afrique du Sud 15 4 3 0 1 3 0 +149
3 Italie 12 4 2 1 1 2 0 +20
4 Namibie 2 4 0 1 3 0 0 -141
5 Canada 2 4 0 1 3 0 0 -163

 

Poule C

Pts J. G. N. P. BO BD +/-
1 Angleterre                17 4 3 1 0 3 0 +99
2 France 15 4 3 1 0 1 0 +28
3 Argentine 11 4 2 0 2 2 1 +15
4 Tonga 6 4 1 0 3 1 1 -38
5 Etats-Unis 0 4 0 0 4 0 0 -104

 

Poule D

Pts J. G. N. P. BO BD +/-
1 Galles                          19 4 4 0 0 3 0 +67
2 Australie 16 4 3 0 1 3 1 +68
3 Fidji 7 4 1 0 3 2 1 +2
4 Géorgie 5 4 1 0 3 1 0 -57
5 Uruguay 4 4 1 0 3 0 0 -80



Les affiches des quarts de finale

Depuis hier, les affiches des quarts de finale sont donc connues. Les quatre matchs auront lieu le samedi 19 et le dimanche 20 octobre.

Tableau quarts de finale coupe du monde de rugby
Tableau des quarts de finale de la Coupe du monde de rugby

Angleterre – Australie

Souvenez-vous il y a quatre ans… L’Australie, l’Angleterre et le Pays de Galles se retrouvaient dans la poule de la mort. Trois cadors pour seulement deux places et se sont les anglais qui ont échoués à la troisième place après avoir été battus par les australiens et les gallois. Néanmoins, depuis sa défaite en 2015, le XV de la Rose a remporté ses six Test Matchs face aux Wallabies (4 en 2016, 1 en 2017 et 1 en 2018). Difficile donc de dire qui l’emportera entre deux des favoris pour le titre mondial cette année.

Nouvelle-Zélande – Irlande

Que dire de cette affiche de gala entre la meilleure nation du monde et celle qui était première au classement World Rugby avant le début de la compétition ? Sacrée trois fois championne du monde et double tenante du titre, la Nouvelle-Zélande reste le grand favoris de cette édition. S’ils ont pu inquiéter lors de leur préparation à la Coupe du monde, les Blacks ont tenus leur rang en phase de poule en battant d’entrée les sud-africains (23-13) et en étrillant le Canada (63-0) et la Namibie (71-9). Quand à l’Irlande, elle est tombée face aux hôtes japonais mais reste capable de faire tomber les plus grosses écuries. D’autant plus que les irlandais restent sur deux victoires lors de leurs trois derniers matchs face aux néo-zélandais.

Pays de Galles – France

Invaincus dans la poule C, les Bleus sont qualifiés pour quart de finale. Certes, le crunch a été annulé et les français auraient peut-être butté sur l’Angleterre, mais ils ont fait l’essentiel en battant les trois autres nations de la poule, et notamment les argentins. Quand on regarde les mastodontes présents en quarts de finale, la France ne fait pas partie des favoris, elle qui est en construction pour préparer sa Coupe du monde en 2023. D’autant plus que les Bleus seront opposés à une équipe du Pays de Galles qui a fini première de sa poule, invaincue, devant l’Australie. Il est vrai que les gallois n’ont pas proposé le plus beau jeu de cette édition, mais le sélectionneur du XV du Poireau a pu faire tourner son effectif, notamment lors du dernier match face à l’Uruguay. Par ailleurs, depuis leur victoire en demi-finale de la Coupe du monde 2011, les français compte seulement une victoire en huit matchs de Six Nations face au Pays de Galles, qui a réalisé le Grand Chelem en 2019. Bien évidemment, nous sommes tous derrière les Bleus qui pourraient retrouver le Japon ou l’Afrique du Sud en demi-finale.

Japon – Afrique du Sud

Qui n’a pas été impressionné par la performance éblouissante du Japon lors de la phase de poule ? Les japonais ont tenu leur rang face à la Russie et aux Samoa et se sont payés les irlandais au terme d’un match d’anthologie. Le pays hôte aurait pu tout perdre dans son ultime match face à l’Ecosse, mais il a une nouvelle fois montré toute sa force de caractère et son beau jeu pour terminer premier et invaincu dans la poule A. Les Springboks sont prévenus… eux qui n’ont pas fait de cadeaux à la Namibie (57-3), à l’Italie (49-3) et au Canada (66-7) mais qui ont terminé deuxième de la poule B après une première défaites face aux Blacks (23-13). Lors de leur récente confrontation en match de préparation début septembre, l’Afrique du Sud avait largement battu le Japon (41-7), mais pour leur première opposition lors de la Coupe du monde 2015, les japonais avaient déjà surpris les Springboks en s’imposant 34-32. Peuvent-ils créer de nouveau l’exploit ?

Dites-nous en commentaire quelles sont les quatre nations que vous voyez atteindre les demi-finales !

Zoom sur : l’Union Bordeaux-Bègles

ZOOM SUR UBB

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place à l’Union Bordeaux-Bègles !

Les origines du club

L’Union Bordeaux Bègles est née en juin 2006 de la fusion entre les deux club historiques de la région bordelaise : le Stade Bordelais et le Club Athlétique Bordeaux Bègles Gironde. Dans un premier temps, le club est appelé Union Stade Bordelais CA Bordelais Bègles (USBCABBG) avant de devenir l’UBB en mai 2008.

Revenons à l’origine des deux clubs qui forment l’UBB. Le Stade Bordelais a été fondé en 1889 sous la houlette d’A. Mangeot. Son ascension a été fulgurante puisque dix ans après sa création, le Stade Bordelais a remporté son premier titre de champion de France.

Quant au CABBG (à l’origine CAB), il a vu le jour en 1907 grâce aux trois frères Louis, Delphin et André Loche ainsi qu’à Gaston Martin. Impressionnés par un match de rugby auquel ils assistaient entre le Stade Bordelais et le Stade Toulousain, les quatre hommes ont décidé de créer une nouvelle entité en s’installant dans la commune de Bègles, à côté de Bordeaux. Au fil du temps, le club gravit les échelons et rejoint dès 1913 l’élite nationale, qu’il ne quittera plus jusqu’en 2003.

Il aura donc fallu attendre un siècle pour que les deux clubs bordelais unissent leur forces sous un seul et même maillot, celui de l’UBB.

Son palmarès en France

Créée il y a treize ans, l’UBB ne compte pas encore de titre national. Mais les deux clubs historiques formant cette union ont eux gagné de nombreux trophées.

Le Stade Bordelais a connu la gloire au début du XXe siècle en remportant le championnat de France à sept reprises en douze ans (1899, 1904, 1905, 1906, 1907, 1909 et 1911). En 1959, le club devient champion de France de deuxième division, après avoir été deux fois finaliste de la Coupe de France en 1943 et 1944.

Le Club Athlétique Béglais a dû attendre 1949 pour remporter son premier titre national : la Coupe de France. Par la suite, le club a décroché deux Boucliers de Brennus en 1969 et 1991.

Son palmarès en Europe

L’UBB ne compte aucun titre européen à son actif. Le club a participé à sa première Coupe d’Europe en 2015, mais n’est pas parvenu à se qualifier pour les quarts de finale.

Cette saison, le club est engagé en Challenge Cup. Dans la poule 3, l’UBB affrontera les Wasps, Edimbourg et Agen.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 2006

Nom Nombre de matchs avec l’UBB Nombre d’années au club Nombre de points
Hugh Chalmers 230 10 35
Blair Connor* 219 9 250
Adam Jaulhac 175 8 25
Ole Avei 170 8 135
Julien Rey 154 9 115
Louis-Benoît Madaule 135 6 87
Josh Jackson 128 5 20
Heini Adams 127 6 65
Baptiste Serin 124 7 463
Matthew Clarkin 124 6 42

*Joueur toujours en activité à l’UBB : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Enzo Baggiani Pilier 12 juin 2000 France
Vadim Cobilas Pilier 30 juillet 1983 Moldavie
Laurent Delboulbès Pilier 17 novembre 1986 France
Lekso Kaulashvili Pilier 27 août 1992 Géorgie
Thierry Paiva Pilier 19 novembre 1995 France
Kovekalou Peni Ravai Pilier 16 juin 1990 Fidji
Jefferson Poirot Pilier 1er novembre 1992 France
Lasha Tabidze Pilier 4 juillet 1997 Géorgie
Florian Dufour Talonneur 29 octobre 1997 France
Clément Maynadier Talonneur 11 octobre 1988 France
Adrien Pélissié Talonneur 7 août 1990 France
Cyril Cazeaux 2e ligne 10 février 1995 France
Kane Douglas 2e ligne 1er juin 1989 Australie
Alexandre Flanquart 2e ligne 9 octobre 1989 France
Jandre Marais 2e ligne 14 juin 1989 Afrique du Sud
Masalosalo Tutaia 2e ligne 5 juin 1984 Samoa
Afa Amosa 3e ligne 11 octobre 1990 Samoa
Pierre-Olivier Batangken 3e ligne 18 février 1999 France
Mahamadou Diaby 3e ligne 15 août 1990 France
Beka Gorgadze 3e ligne 8 février 1996 Géorgie
Sacha Gue 3e ligne 19 juin 2000 France
Scott Higginbotham 3e ligne 5 septembre 1986 Australie
Alexandre Roumat 3e ligne 27 juin 1997 France
Marco Tauleigne 3e ligne 30 août 1993 France
Adrien Vigne 3e ligne 14 octobre 1998 France
Cameron Woki 3e ligne 7 novembre 1998 France
Baptiste Germain Mêlée 21 novembre 2000 France
Jules Gimbert Mêlée 2 mars 1998 France
Yann Lesgourgues Mêlée 17 janvier 1991 France
Maxime Lucu Mêlée 12 janvier 1993 France
Ben Botica Ouverture 7 octobre 1989 Nouvelle-Zélande
Simon Desaubies Ouverture 30 novembre 1999 France
Matthieu Jalibert Ouverture 6 novembre 1998 France
Lucas Meret Ouverture 30 janvier 1995 France
Jean-Baptiste Dubié Centre 16 juillet 1989 France
Rémi Lamerat Centre 14 janvier 1990 France
Semi Radradra Centre 13 juin 1992 Fidji
Ulupano Seuteni Centre 9 décembre 1993 Samoa
Blair Connor Ailier 29 septembre 1988 Australie
Santiago Cordero Ailier 6 décembre 1993 Argentine
Nicolas Plazy Ailier 17 mai 1994 France
Seta Tamanivalu Ailier 23 juillet 1992 Nouvelle-Zélande
Romain Buros Arrière 31 juillet 1997 France
Geoffrey Cros Arrière 8 mars 1997 France
Nans Ducuing Arrière 6 novembre 1991 France

 

La saison dernière, l’Union Bordeaux-Bègles a terminé à la 10e place en Top 14 avec un bilan de 12 victoires, 1 nul et 13 défaites. Cette année le club espère intégrer le top 6 afin de participer pour la première fois aux phases finales du championnat.

 

La Coupe du monde de rugby débute aujourd’hui !

Coupe du monde rugby

Le moment tant attendu est arrivé ! La Coupe du monde de rugby 2019 démarre ce vendredi et se clôturera le samedi 2 novembre. Le Japon, pays hôte, ouvre les hostilités avec un premier match face à la Russie. Le XV de France entrera en lice samedi et affrontera l’Argentine.

Les 4 poules de la Coupe du monde 2019

POULE A POULE B POULE C POULE D
Irlande Nouvelle-Zélande Angleterre Australie
Ecosse Afrique du Sud FRANCE Pays de Galles
Japon Italie Argentine Géorgie
Russie Namibie Etats-Unis Fidji
Samoa Canada Tonga Uruguay

Une première pour l’Asie

Depuis sa création en 1987, jamais la Coupe du monde de rugby ne s’était jouée sur le continent asiatique. C’est donc une première pour le Japon, meilleure équipe d’Asie au classement World Rugby avec une dixième place. La compétition a déjà eu lieu quatre fois en Europe (en 1991, 1999, 2007 et 2015), trois fois en Océanie (en 1987, 2003 et 2011) et une fois en Afrique (en 1995).

Les favoris pour le titres

Triple championne du monde et double tenante du titre, la Nouvelle-Zélande fait une nouvelle fois partie des favoris pour le titre suprême. Même s’ils sont apparus inquiétants lors du dernier Rugby championship, avec une troisième place et une large défaite 47-26 face à l’Australie, les All Blacks ont remis les choses dans l’ordre lors de la revanche contre les Wallabies en s’imposant 36-0. Ils ont même terminé leur préparation à la Coupe du monde en trombe en étrillant les Tonga 92-7 début septembre.

L’Afrique du Sud, quatrième nation mondiale, fait également partis des prétendants au titre. Déjà sacrés à deux reprise en 1995 et 2007, les Springboks sont en pleine bourre à l’aube de la Coupe du monde au Japon. Les sud-africains ont en effet remporté le Rugby championship cet été en dominant largement l’Australie et l’Argentine (35-17, 46-13) et en faisant match nul en Nouvelle-Zélande (16-16). Leur force physique, ajoutée aux qualités techniques et de vitesse de certaines individualités (Mapimpi, Kolbe) en font un sérieux prétendant à la victoire finale.



 

Déjà vainqueur de la Coupe du monde en 2003, l’Angleterre fait partie des cadors de cette édition 2019. La déclaration du sélectionneur anglais Eddie Jones en juillet dernier disant que le but de l’Angleterre était “de gagner la Coupe du monde” n’est pas une surprise. Après une année noire en 2018, les anglais ont redressé la barre avec une seconde place dans le Tournoi des Six Nations et deux derniers Tests matchs pleins lors desquels ils ont pulvérisé l’Irlande 57-15 fin août et l’Italie 37-0 il y a moins de quinze jours.

Vainqueur du dernier Tournoi des Six Nations avec un grand chelem à la clé, le Pays de Galles a également une étiquette de favoris. Emmenés par leur capitaine incontournable Alun Wyn Jones, les gallois espèrent mieux que leur place de ¼ de finaliste de l’édition 2015. Ils devront cependant composer sans leur talentueux ouvreur Gareth Anscombe ni l’expérimenté troisième ligne Toby Faletau. Mais la force du XV du Poireau réside dans la solidité et la cohésion de son groupe. Sa culture de la gagne bâtie sur le collectif peut sans aucun doute les emmener jusqu’au titre.

Les outsiders

L’Australie, l’Irlande et la France font figure d’outsiders. Double championne du Monde, l’Australie affiche des résultats en dents de scie depuis plusieurs années mais il faut toujours compter sur les Wallabies en Coupe du monde, eux qui sont vice-champions du monde en titre. L’Irlande est moins reluisante cette saison avec deux revers lors des VI Nations et une lourde défaite face à l’Angleterre en préparation. Mais le XV du trèfle s’est tout de même emparé de la première place du classement mondial grâce à ses victoires lors de ses trois autres matchs de préparation, alors méfiance… Quant à la France, elle aura fort à faire dans une poule compliquée, mais les Bleus ont les armes pour se qualifier en quarts de finale. Même si le XV de France n’a jamais été Champion du monde, il a atteint la finale à trois reprises, alors pourquoi pas cette année ? Quoi qu’il en soit, la compétition sera bénéfique pour le groupe en vue de la Coupe du monde à domicile en 2023.

ALLEZ LES BLEUS !

Zoom sur : l’Aviron Bayonnais

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Cette semaine, place à l’Aviron Bayonnais !

Les origines du club

A l’origine, comme son nom l’indique, l’Aviron Bayonnais était un club d’aviron fondé par 28 rameurs en 1904. Le rugby arrive à l’Aviron deux ans plus tard grâce à Pierre Fabre, un landais né à Castets, qui transmet sa passion pour le “football-rugby”, découvert auparavant en Gironde auprès d’un élève britannique. En 1909, Albert Caudron, alors dirigeant du club et courtier maritime, revient d’Ecosse avec Alfred Russel, qui est le premier à défendre un rugby d’attaque. Des contacts se nouent également avec un club proche de Cardiff, le Penarth Football Club, qui, en mars 1910, viendra même jouer sur la côte basque. Un an après, l’un de ses meilleurs éléments, Owen Roë, pose ses valises à Bayonne. Le gallois, adepte de la théorie des “quinze trois-quarts”, influence alors le style de jeu de l’Aviron, prônant la course et l’évitement des défis physiques des équipes les plus puissantes. C’est ainsi que naît le jeu dit “à la bayonnaise”. Il fait d’ailleurs ses preuves quelques années plus tard avec un premier titre de champion de France en 1913.

Son palmarès en France

L’Aviron Bayonnais est triple champion de France de première division. Son dernier bouclier de Brennus remonte à 1943, après deux premiers titres en 1913 et 1934. Les Bleu et Blanc ont également été quatre fois vice-champion de France en 1922, 1923, 1944 et 1982. En deuxième division, l’Aviron est champion de France en titre suite à sa victoire sur le CA Brive en mai dernier. 

Le club basque a aussi décroché deux Challenge Yves du Manoir en 1936 et 1980.

Son palmarès en Europe

L’Aviron Bayonnais ne compte aucun titre européen à son actif. En 2006, le club a toutefois  atteint les quarts de finale du Challenge Européen.

Cette saison, le club est engagé en Challenge Cup. Dans la poule 2, Bayonne affrontera les Scarlets, le RC Toulon et les London Irish.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 1980

Nom Nombre de matchs avec Bayonne Nombre d’années au club Nombre de points
Aretz Iguiniz* 359 14 25
David Roumieu 219 8 95
Dwayne Haare 189 9 40
Sam Gerber 182 8 260
Rob Linde 141 7 15
Mikaera Tewhata 139 8 15
Guillaume Bernad 130 8 57
Martín Bustos Moyano 125 6 1011
Joe Rokocoko 98 4 115
Cédric Garcia 90 5 399

*Joueur toujours en activité à l’Aviron : chiffres à l’intersaison 2019

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Viliamu Afatia Pilier 24 mai 1990 Samoa
Ugo Boniface Pilier 21 juillet 1998 France
Swan Cormenier Pilier 18 janvier 1996 France
Jean-Baptiste De Clercq Pilier 23 février 1994 France
Aretz Iguiniz Pilier 3 juin 1983 France
Census Johnston Pilier 6 mai 1981 Samoa
Luc Mousset Pilier 3 avril 1994 France
Toma’Akino Taufa Pilier 9 mars 1995 Tonga
Jon Zabala Pilier 26 novembre 1996 Espagne
Jose Ramon Ayarza Talonneur 28 août 1993 Chili
Maxime Delonca Talonneur 29 avril 1988 France
Maxime Lamothe Talonneur 3 octobre 1998 France
Torsten Van Jaarsveld Talonneur 30 juin 1987 Namibie
Guillaume Ducat 2e ligne 20 mai 1996 France
Mariano Galarza 2e ligne 11 décembre 1986 Argentine
Adam Jaulhac 2e ligne 31 janvier 1988 France
Matthew Luamanu 2e ligne 25 novembre 1988 Nouvelle-Zélande
Edwin Maka 2e ligne 25 février 1993 Tonga
Dion Evrard Oulai 2e ligne 22 juin 1993 Côte d’Ivoire
Benjamin Collet 3e ligne 11 avril 1989 France
Tom Darlet 3e ligne 6 août 1996 France
Arnaud Duputs 3e ligne 26 juillet 1995 France
Armandt Koster 3e ligne 20 janvier 1990 Afrique du Sud
Jean Monribot 3e ligne 11 octobre 1987 France
Antoine Battut 3e ligne 1er janvier 1984 France
Bastien Bergounioux 3e ligne 18 juin 1996 France
Baptiste Heguy 3e ligne 11 mai 1998 France
Mattin Bidegain 3e ligne 20 octobre 1997 France
Filimo Taofifenua 3e ligne 15 octobre 1993 France
André Gorin 3e ligne 30 novembre 1987 Roumanie
Pieter-Jan Van Lill 3e ligne 4 décembre 1983 Namibie
Guillaume Rouet Mêlée 13 août 1988 France
Michael Ruru Mêlée 3 décembre 1990 Nouvelle-Zélande
Emmanuel Saubusse Mêlée 23 novembre 1989 France
Hugo Zabalaza Mêlée 12 avril 2000 France
Thomas Dolhagaray Ouverture 21 mai 2000 France
Brandon Fajardo Ouverture 25 juin 1994 France
Manuel Ordas Ouverture 21 février 1998 France
Romain Barthélémy Centre 25 janvier 1990 France
Malietoa Hingano Centre 27 janvier 1992 Australie
Yan Lestrade Centre 21 mars 1997 France
Callum Wilson Centre 28 octobre 1990 Angleterre
Alofa Alofa Centre 12 mars 1991 Australie
Maile JR Mamao Centre 7 janvier 1996 Tonga
Guillaume Martocq Centre 23 août 1999 France
Peyo Muscarditz Centre 2 janvier 1996 France
Sean Robinson Centre 2 novembre 1993 Afrique du Sud
Rémy Baget Ailier 27 juillet 1997 France
Djibril Camara Ailier 22 juin 1989 France
Arthur Duhau Ailier 9 août 1997 France
Latu Latunipulu Ailier 15 décembre 1996 Australie
Graaff Hansie Arrière 10 septembre 1989 Afrique du Sud
Aymeric Luc Arrière 14 octobre 1997 France
Julien Tisseron Arrière 12 août 1995 France

 

La saison dernière, l’Aviron Bayonnais a terminé à la 3e place lors de la saison régulière de Pro D2 avec un bilan de 17 victoires, 1 nul et 12 défaites. Le club basque a été promu en Top 14 suite à sa victoire en finale de Pro D2. Cette année le club a pour objectif de se maintenir en Top 14.

 

Reprise du championnat Elite 1 Féminine le 14 septembre

elite 1 féminine rugby

Le championnat de France de rugby féminin est de retour ! La première journée de compétition débute ce samedi pour les 16 meilleures équipes françaises. Victorieuses lors des trois derniers exercices, les montpelliéraines vont elles réussir à décrocher un quatrième titre consécutif ?

elite 1 féminine rugby

Top départ pour la saison 2019/2020 de l’Elite 1 Féminine qui débute ce samedi à 19h30 avec une affiche opposant Lons à Bobigny. L’occasion pour RugbyZAP de vous faire un tour d’horizon du championnat Elite 1.

Seize équipes réparties en deux poules

Depuis 2018, le Top 8, qui opposait les huit meilleures équipes françaises féminines, a laissé place à l’Élite 1 Féminine regroupant désormais 16 équipes. Pour la phase régulière, la compétition se déroule en deux poules de 8 équipes. Dans chaque poule, les équipes s’affrontent en matchs “aller-retour”. 

Poule 1 Poule 2
Montpellier RC Stade Toulousain
AS Bayonne Blagnac RF
AC Bobigny 93 ASM Romagnat
FC Grenoble Amazones Stade Rennais
Stade Français Lille MRC Villeneuvois
Lons Rugby Féminin Stade Bordelais
AS Rouen UC Ovalie Caennaise
RC Chilly-Mazarin LOU Rugby

A la fin de la saison régulière, les quatre premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour la phase finale (quart, demi, finale), tandis que les deux équipes se classant à la huitième place disputent un match de maintien. Le perdant de ce match est directement relégué en Elite 2 tandis que le vainqueur joue un match de barrage face au perdant de la finale d’Elite 2.



 

Les promus de cette saison

Suite aux dernières places du SO Villelonguet et du Stado Tarbes Pyrénées Rugby la saison dernière, ce sont le Lou Rugby et le RC Chilly-Mazarin qui les remplacent en ayant décroché les deux premières places en Elite 2. Les lyonnaises ont terminé premières de la phase régulière avec 77 points et les chiroquoises se sont classées deuxièmes en totalisant 70 points. Le LOU a ensuite remporté le titre de Champion de France Elite 2. Le club rhodanien intègre pour la première fois le plus haut niveau de rugby féminin tandis que le RC Chilly-Mazarin a déjà été sacré Champion de France en 1991 et 1996.

Les transferts de l’intersaison

Du côté des transferts, plusieurs joueuses ont quitté leur club à l’intersaison. C’est notamment le cas des internationales françaises Céline Ferrer et Jessy Trémoulière. La capitaine de l’AS Bayonne a quitté son club formateur pour rejoindre le Stade Toulousain, tandis que Jessy Trémoulière revient à l’ASM Romagnat, le club où elle a débuté, après deux saisons passées au Stade Rennais.

 

Même si le MRC et le Stade Toulousain resteront les deux favoris pour le titre cette saison, le niveau se resserre progressivement entre toutes les équipes. Des clubs comme Bayonne, Bobigny, Blagnac ou le Stade Français peuvent espérer rivaliser et jouer les premiers rôles cette saison. Nous suivrons cela attentivement tout au long de la saison d’Élite 1 Féminine !

Zoom sur : le SU Agen

ZOOM SUR AGEN

Tout au long de la saison de Top 14, RugbyZAP vous invite à découvrir les clubs du championnat. Commençons par le SU Agen !

Les origines du club

Le SU Agen a vu le jour au début du XXe siècle, sous le nom du Sporting Club Agenais à l’époque. C’est suite à la rencontre avec un collègue dentiste et un lecteur anglais qu’Alfred Armandie a fondé le club Lot-et-Garonnais. Pour rendre hommage à ce dernier, mort au front en 1915, le stade de rugby construit à Agen en 1915 a été baptisé Stade Armandie. Le club est renommé SU Agen en 1908.

Son palmarès en France

Le SU Agen a été titré à huit reprises en championnat de France de première division (1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988), ce qui en fait le quatrième club français le plus titré. En deuxième division, le club agenais a remporté une fois le championnat, en 2010.

Par ailleurs, les Bleu et Blanc ont décroché quatre Challenge Yves du Manoir (1932, 1963, 1983 et 1992) et soulevé par deux fois la Coupe de France (1943 et 1945).

Son palmarès en Europe

Sur la scène européenne, le SU Agen n’a jamais été couronné mais le club a atteint la finale du Challenge Européen, où il a échoué face à un autre club français : Colomiers.



 

Les 10 joueurs les plus capés depuis 1980

Nom Nombre de matchs avec Agen Nombre d’années au club Nombre de points
Dominique Erbani 350 13 15
Jalil Narjissi 305 12 115
Luc Lafforgue 174 11 184
François Gelez 154 10 1 415
Adri Badenhorst 145 6 70
Conrad Stoltz 143 7 133
Junior Pelesasa 136 6 75
Opeti Fonua 126 9 185
Pépito Elhorga 122 6 162
Matthieu Lièvremont  114 6 65

L’effectif de la saison 2019/2020

Nom Poste Naissance Nationalité
Alex Burin Pilier 14 décembre 1993 France
Corentin Chabeaudie Pilier 3 février 1997 France
Fernandez Corréa Pilier 27 novembre 1997 France
Walter Desmaison Pilier 18 octobre 1991 France
Morgan Phelipponneau Pilier 5 septembre 1989 France
Dave Ryan Pilier 21 avril 1986 Irlande
Joël Sclavi Pilier 25 juin 1994 Argentine
Giorgi Tetrashvili Pilier 31 août 1993 Géorgie
Kamaliele Tufele Pilier 11 octobre 1995 France
Malino Vanaï Pilier 4 mai 1993 France
Marc Barthomeuf Talonneur 19 juillet 1991 France
Clément Martinez Talonneur 14 mars 1996 France
Paul Ngauamo Talonneur 19 février 1990 Tonga
Loris Zarantonello Talonneur 17 novembre 2000 France
Mickaël De Marco 2e ligne 22 avril 1989 France
Gauthier Maravat 2e ligne 11 juin 2000 France
Adrian Motoc 2e ligne 11 juillet 1996 Roumanie
Tom Murday 2e ligne 27 avril 1989 Australie
Pierce Phillips 2e ligne 6 octobre 1992 Angleterre
Sacha Yahi 2e ligne 1er janvier 1997 France
Andrés Zafra 2e ligne 26 mars 1996 Colombie
Romain Briatte 3e ligne 18 mars 1993 France
Vincent Farré 3e ligne 6 juin 1990 France
Dylan Hayes 3e ligne 11 février 1994 Nouvelle-Zélande
Loïc Hocquet 3e ligne 19 janvier 1999 France
Jessy Jegerlenher 3e ligne 27 mai 1997 France
Laurence Pearce 3e ligne 3 décembre 1990 Angleterre
Aurélien Ricart 3e ligne 11 octobre 1998 France
Paul Abadie Mêlée 28 juillet 1994 France
Xavier Chauveau Mêlée 14 octobre 1992 France
Hugo Verdu Mêlée 24 octobre 1996 France
Léo Berdeu Ouverture 13 juin 1998 France
Raphaël Lagarde Ouverture 30 octobre 1988 France
Thomas Vincent Ouverture 21 juillet 1999 France
Alban Conduché Centre 29 octobre 1996 France
Nathan Decron Centre 17 février 1996 France
Aurélien Labau Centre 13 avril 1999 France
Jordan Puletua Centre 28 février 1990 Nouvelle-Zélande
Johann Sadie Centre 23 janvier 1989 Afrique du Sud
Sam Vaka Centre 26 octobre 1992 Nouvelle-Zélande
Julien Jané Ailier 12 septembre 1989 France
Benito Masilevu Ailier 7 octobre 1989 Fidji
Timilai Rokoduru Ailier 21 janvier 1993 Fidji
Valentin Saurs Ailier 12 février 1995 France
Jamie-Jerry Taulagi Ailier 18 juin 1993 Samoa
Rémi Brosset Arrière 12 février 2000 France
Mathieu Lamoulie Arrière 7 août 1990 France
Loris Tolot Arrière 3 mars 1993 France

 

La saison dernière, le SU Agen a terminé à la 12e place avec un bilan de 8 victoires, 1 nul et 17 défaites. Cette année le club a de nouveau pour objectif de se maintenir en Top 14.

Top 14 : Présentation des équipes avant la reprise du championnat !

photo officielle top 14

Le Top 14 reprend ses droits ce samedi 24 août pour une saison 2019/2020 pleine de promesses ! RugbyZAP vous présente les 14 équipes qui composent le championnat et leurs ambitions…

photo officielle top 14

© Crédit photo : LNR

SU Agen

Agen entame sa troisième saison consécutive en Top 14 avec un premier match face au RC Toulon. L’année dernière, le SUA a connu une première partie de saison poussive mais a su trouver les ressources nécessaires lors de la phase retour pour décrocher une douxième place synonyme de maintien. Plus petit budget de la division avec 13,8M d’euros, les agenais risquent une nouvelle fois cette année de lutter pour le maintien. D’autant plus que le club du Lot-et-Garonne repart sur un nouveau cycle avec le départ de Mauricio Reggiardo, remplacé par Christophe Laussucq dans le staff. Du côté des joueurs, Agen pourra toujours compter sur ses cadres Ryan, Murday ou encore Lamoulie, qui auront pour mission d’encadrer les nouvelles recrues, majoritairement issuent de Pro D2.

Aviron Bayonnais

Le 26 mai dernier, l’Aviron Bayonnais triomphait en remportant le titre de champion de France de Pro D2 face à Brive (21-19). Par la même occasion, Bayonne décrochait son ticket pour rejoindre le Top 14, deux ans après l’avoir quitté. Tout comme Agen, les hommes de Yannick Bru auront pour principal objectif le maintien, mais le manager bayonnais ne se fixe aucune limite. Du côté des recrues, l’Aviron a composé une équipe expérimentée avec entre autres l’arrivée du pilier samoan de l’UBB Viliamu Afatia et du tongien du Racing 92 Edwin Maka, ainsi que la venue de Malietoa Hingano et Djibril Camara du Stade Français.

Union Bordeaux-Bègles

Après une fin de saison 2018/2019 décevante, l’UBB, qui a terminé à la dixième place alors qu’elle était barragiste à 4 journées de la fin, veut tourner la page et repartir de l’avant. Cette saison, Bordeaux-Bègles espère bien renouer avec la phase finale mais ce ne sera pas une mince affaire. D’autant plus que le club girondin perd, entre autres, son chouchou Baptiste Serin, son trois-quart centre Julien Rey et sa star Brock James. Néanmoins, Chaban voit débarqué au poste de manager Christophe Urios, attendu comme le messie. L’UBB devra être fin prêt dès la reprise du Top 14 avec la réception du Stade Toulousain, le champion de France en titre, puis du RCT une semaine plus tard.

CA Brive

Promu en Top 14 cette saison, le CA Brive a pourtant bataillé dur pour retrouver l’élite la saison dernière. Invaincus sur leur pelouse pendant la saison régulière, les brivistes ont eu plus de mal en dehors de leurs terres (4V, 1N, 10D) mais sont tout de même parvenus à s’adjuger la première place de la phase régulière. En demi-finale, Brive a dominé le RC Vannes (40-20) mais a chuté en finale face à Bayonne (19-21). Brive trouve néanmoins les ressources nécessaires pour s’imposer dans le match de barrage les opposant au FC Grenoble. En Top 14, le CAB devra être plus régulier, lui qui risque d’être à la lutte pour le maintien avec Bayonne, Agen et Pau. Mais le club briviste pourrait bien nous réserver des surprises avec son équipe totalement chamboulée. En effet, le CA Brive a été le club le plus entreprenant à l’intersaison avec 21 arrivées et 31 départs.

Castres Olympique

Champion de France en 2018, Castres a fortement déçu la saison dernière en ne parvenant pas à se qualifier pour la phase finale. Le CO a terminé septième après s’être incliné face à Toulon lors de l’ultime journée. Pour la saison à venir, les castrais auront soif de revanche, eux qui souhaitent retrouver les hauteurs du classement de Top 14 dès cette année. Le club du Tarn pourra compter sur le retour de Mauricio Reggiardo dans le staff, en tant que manager cette fois. L’argentin sera épaulé par Stéphane Prosper (entraîneur des trois-quarts) et Patrick Furet (entraîneur des avants). Du côté des joueurs, le CO enregistre notamment l’arrivée du jeune ouvreur Thomas Fortunel formé à Montauban, du deuxième ligne grenoblois Hans Nkinsi et de l’ailier fidjien Filipo Nakosi en provenance de Toulon.

ASM Clermont Auvergne

En juin dernier, l’’ASM Clermont-Auvergne a été battu pour la 12e fois en 14 finales de Top 14 en s’inclinant face au Stade Toulousain (24-18). Malgré cet échec en championnat, les clermontois ont brillé sur la scène européenne avec un nouveau titre en Challenge Cup suite à leur victoire sur un autre club français : le Stade Rochelais. Le premier match de Top 14 de l’ASM sera d’ailleurs un remake de la finale européenne puisque les Jaune et Bleu recevront les Maritimes au stade Marcel Michelin. Pour pallier aux nombreuses absences clermontoises lors de la Coupe du Monde, le club a misé sur des jokers expérimentés tels que les internationaux Springboks Rudy Paige et JJ Engelbrecht, le samoan Faifili Levave et le pilier de Bath Max Lahiff pour encadrer sa jeune génération durant cette période.

Stade Rochelais

La Rochelle va entamer sa sixième saison consécutive dans l’élite du rugby français. Le club a déjà été deux fois demi-finaliste sur les trois dernières années, mais n’a encore jamais atteint la finale du Top 14. Serait-ce pour cette année ? Dans tous les cas, le Stade Rochelais fera une nouvelle fois cette année partie des outsiders pour s’emparer du Bouclier de Brennus. D’autant plus que le club privilégie la continuité en prolongeant une bonne partie de ses joueurs plutôt que le recrutement massif. Toutefois, l’équipe du nouvel entraîneur Ronan O’Gara voit arriver dans ses rangs le talonneur argentin Facundo Bosch, le pilier biterrois Reda Wardi et l’expérimenté Brock James qui fait son retour en Charente-Maritime. 



Lyon OU

Depuis son retour en Top 14 il y a trois ans, le LOU n’a pas perdu de temps pour se hisser dans le haut du classement. D’abord, dixième l’année de leur montée, les lyonnais ont ensuite participé aux phases finale les deux suivantes en se classant cinquième en 2018, puis troisième en 2019. On peut dire que le LOU a réussi ses deux derniers exercices en atteignant même les demi-finales. Mais les lyonnais ont désormais l’ambition de viser plus haut. Et une chose est sûre, le club rhodanien s’en est donné les moyen. Il s’est offert les services de Mathieu Bastareaud comme joker Coupe du Monde et a recruté les trois champions du monde français des moins de 20 ans Demba Bamba, Kilian Geraci et Clément Laporte afin de rajeunir son équipe.

Montpellier Hérault Rugby

Le vice-champion de France 2018 a connu une saison 2018/2019 en demi-teinte en restant qualifiable pour la phase finale pendant seulement cinq journées de championnat. Mais le MHR a trouvé les ressources nécessaires pour s’imposer lors de ses quatre derniers matchs et ainsi décrocher la sixième place, synonyme de barrages. Les montpelliérains ont néanmoins chuté contre le LOU et ne faisaient donc pas partie du dernier carré. Cette saison, Montpellier espère enfin ramener son premier Bouclier de Brennus dans l’Hérault. Afin d’y parvenir, le club a confié les clés du camion à Xavier Garbajosa, qui a quitté le Stade Rochelais. Il compte également l’arrivée de plusieurs renforts comme l’ailier français Anthony Bouthier, le vétéran des Samoa Kahn Fotuali’i ainsi que le capitaine du XV de France Guilhem Guirado et l’ouvreur international sud-africain Handre Pollard qui rejoindront l’Hérault après la Coupe du Monde.

Section Paloise

Pau a trouvé sa place dans le ventre mou du classement depuis son retour en Top 14 il y a quatre ans. En effet, à chaque fin de saison, le club oscille toujours entre la huitième et la onzième place, synonyme de maintien mais pas de qualification pour la phase finale. Les palois en feront-ils de même cette saison ? Parviendront-ils à se hisser parmis les six premiers ou bien seront-ils relégués en Pro D2 ? Bien malin qui peut dire ce qu’il en sera à la 26e journée. Dans tous les cas, la Section Paloise mise sur le tandem Gogignon-Manca à la tête de l’équipe. Elle a également signé neuf recrues, dont le All Black Ben Smith, les français Lucas Pointud et Mohamed Boughanmi ainsi que le troisième-ligne Dominiko Waqaniburotu et le demi de mêlée Samuel Marques, tous deux en provenance de Brive.

Racing 92

Le Racing 92 est le seul club à avoir participé à toutes les phases finales de Top 14 depuis 2009, année de son retour dans l’élite. Quatrième du dernier exercice, les Ciel et Blanc se sont fait sortir en barrage par le Stade Rochelais. Depuis, une page s’est tournée au Racing, avec la fin du binôme d’entraîneurs Travers-Labit après le départ du second vers le XV de France. C’est désormais seul aux commandes que Laurent Travers devra ramener le club francilien sur le chemin d’un titre qui le fuit depuis 2016. Les Racingmen seront également amputés des départs à la retraite de son capitaine Dimitri Szarzawski, du néo-zélandais Joe Rokocoko et du sud-africain Pat Lambie. Le club francilien compte néanmoins l’arrivée de François Trinh-Duc, mais le français est pour le moment indisponible à cause d’une fracture de l’avant-bras.

Stade Français

En échouant aux portes de la phase finale la saison dernière avec une huitième place, le Stade Français a déçu alors qu’il avait débuté la saison pied au plancher. La saison était pourtant prometteuse pour les parisiens, eux qui s’étaient attribués les service d’Heyneke Meyer, ancien sélectionneur des Springboks, au poste de manager. Elle aura plutôt été une saison de transition. La donne est différente cette année. Les Stadistes sont attendus au tournant et souhaitent être dans le top 6 pour goûter de nouveau à la phase finale. S’ils y parviennent, ce sera une première étape pour le Stade Français, qui a pour objectif de devenir un grand d’Europe dans les années à venir. Le club de la capitale s’en donne quoi qu’il en soit les moyens avec ses 34 M d’euros de budget, le plus élevé du Top 14.

RC Toulon

Pour la première fois depuis 2011, le RCT était absent de la phase finale l’an dernier, une grosse surprise pour le club de Mourad Boudjellal. Certains disent que ce fut une saison de transition pour la première de Patrice Collazo, tandis que d’autres la qualifient d’année ratée ou encore porteuse d’espoirs pour 2019/2020. Dans tous les cas, le RCT est désormais tourné vers l’avenir et laisse place à la jeunesse. Patrice Collazo devrait en effet laisser leurs chances aux champions de France Espoirs toulonnais la saison passée, et même, pour six ­d’entre eux, champions du monde des moins de 20 ans avec l’équipe de France. Ils auront notamment la lourde de tâche de faire oublier les départs des deux principaux leaders de Toulon, Guilhem Guirado et Mathieu Bastareaud.

Stade Toulousain

Clôturons cette présentation des équipes du Top 14 par le champion de France en titre : le Stade Toulousain. Les pensionnaires de Mayol ont réalisé une saison remarquable ponctuée par six mois d’invincibilité en championnat et une série de quatorze matches sans défaite, dont treize victoires. Vainqueur de Clermont en finale, Toulouse a ainsi décroché son vingtième Bouclier de Brennus. En cette année de Coupe du Monde, la saison à venir sera particulière pour le Stade Toulousain, tout comme de nombreux clubs du Top 14. Ugo Mola devra donc pallier l’absence d’une dizaine d’internationaux. L’avenir de Toulouse est donc un peu flou et le club devra faire preuve d’adaptation. Parviendra-t-il à conserver son titre ? Réponse en juin prochain…

 

Avec cette présentation des 14 équipes qui fouleront les pelouses du Top 14, vous êtes fin prêts pour la saison 2019/2020 avec RugbyZAP !

PRO D2 : Le point sur les équipes et leurs ambitions

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La Pro D2 reprend ses droits ce jeudi 22 août pour une saison 2019/2020 pleine de promesses ! RugbyZAP vous présente les 16 équipes qui composent le championnat et leurs ambitions…

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Stade Aurillacois 

Après deux saison dans le ventre mou de la Pro D2 – huitième en 2017 et onzième en 2018 – le Stade Aurillacois a frôlé la relégation lors du dernier exercice. Les Cantaliens ont en effet sauvé leur place en Pro D2 lors de la dernière journée, grâce à un point de bonus défensif obtenu à Nevers (26-28). Cette saison, le club espère faire bonne figure dans un championnat qu’il connaît bien, ayant pour objectif de terminer dans le top 6. Du côté de l’effectif, les Aurillacois ont connu peu de changement. Notons tout de même le départ de Joris Segonds au Stade Français et le retour de Jimmy Yobo, entre autres.

AS Béziers Hérault

L’an passé, l’ASBH a terminé à la huitième place de Pro D2 après avoir passé une bonne partie de la saison parmi les six premiers. Cela explique peut-être les nombreux changements dans l’effectif héraultais à l’intersaison avec pas moins de treize départs et six arrivées. Pour le reste, le club biterrois mise sur onze espoirs intégrés à l’effectif professionnel, ce qui se révèle être un vrai pari. Par ailleurs, après le départ tardif de l’entraîneur des avants David Gérard, à Lyon, l’organisation du staff a été modifiée en interne. David Aucagne est devenu manager, Gabriel Bocca prend désormais en charge les avants et le team manager Sébastien Logerot devient responsable des trois-quarts. Béziers reste prudent sur ses ambitions pour la saison et veut avant tout retrouver du plaisir à jouer ensemble.

Biarritz Olympique

Septième la saison dernière, à quatre points de la sixième place détenue par Nevers, le BO a manqué de peu la qualification pour les phases finales. Nul doute que le club basque sera revanchard cette saison avec un objectif simple : faire mieux que l’an dernier, et donc finir dans le Top 6 afin de prendre part aux phases finales. Il est toutefois difficile de savoir si le BO réussira à faire mieux suite aux nombreux changements au sein de son effectif. En effet, 21 joueurs ont quitté le club et 19 autres ont fait leur arrivée. Les paris sont lancés…

US Carcassonne

Carcassone fait parti des pensionnaires du championnat, lui qui va entamer sa dixième saison d’affilée en Pro D2. Lors de l’exercice précédent, l’USC a terminé dans le ventre mou en s’emparant de la onzième place. Cette saison, les jaunards souhaitent franchir un palier et terminer dans la première partie de tableau. D’autant plus que le club s’est donné les moyens d’atteindre cet objectif avec un recrutement de qualité, notamment devant où il a engagé plusieurs joueurs du Top 14 comme Alexandre Dardet (Grenoble), Denis Coulson (Stade français) ou Xérom Civil (Agen).

Colomiers Rugby

Depuis sa cinquième place lors de la saison 2015/2016, Colomiers n’a cessé de reculer au classement de Pro D2 avec une septième place en 2017, puis une neuvième l’année suivante et enfin une treizième à la fin de la saison dernière. Les bleus et blancs espèrent bien en tirer des leçons et réussir le meilleur départ possible pour la nouvelle saison. Ils pourront compter sur l’arrivée de huit joueurs pro et deux espoirs pour pallier notamment au départ à la retraite de plusieurs cadres tels que Romain Mémain, Fabrice Catala, Damien Neveu ou encore Sébastien Inigo.

FC Grenoble Rugby

Pensionnaire du Top 14 la saison passée, Grenoble a fait “l’ascenseur” en redescendant en Pro D2 un an après l’avoir quitté. Le FCG n’a pas réussi à défendre sa place lors du barrage contre Brive (défaite 28-22). Le club isérois se tourne désormais vers l’avenir. Avec ses 13 millions d’euros de budget, il ambitionne de faire le chemin inverse dès cette saison, mais le challenge s’annonce rude. Pour espérer installer durablement le FCG dans l’élite du rugby français, les dirigeants misent sur la formation de ses jeunes, l’amélioration de ses infrastructures et le développement de son business.

Stade Montois

Corrigé et éliminé par Vannes (défaite 50-10) en barrage l’an dernier, Mont-de-Marsan a néanmoins réalisé une belle saison en se classant cinquième. Désormais habitué à terminer dans le haut de tableau – 5 fois ces 5 dernières années – le Stade Montois souhaitera logiquement jouer les premiers rôles dans ce championnat, avec pourquoi pas la montée cette fois. Le défi sera de taille pour le dixième budget de Pro D2 emmené par David Auradou et David Darricarrère, récemment titré avec l’équipe de France U20.



 

Montauban

L’an dernier, Montauban a connu une saison compliquée, terminant douxième de Pro D2 après avoir passé la quasi totalité de la saison dans le bas de tableau. En proie à des soucis financiers, le club a dû dégraisser son effectif et se séparer de 19 joueurs, dont plusieurs cadres, à l’intersaison. Ce sera donc une nouvelle équipe et de nouveaux plans de jeu pour la nouvelle saison où Montauban espère jouer mieux que le maintien.

USON Nevers

Depuis son accession en Pro D2 et sa professionnalisation en 2017, Nevers fait mieux que de jouer le maintien. D’abord septième l’année de son accession, l’USON s’est classé sixième la saison passée, après avoir occupé le fauteuil de leader au terme de la 19e journée. Pour sa troisième saison à ce niveau, le club bourguignon veut se montrer plus régulier afin de rivaliser avec les cadors du championnat. Sur le terrain, l’USON mise sur toujours sur un projet de jeu ambitieux, mais plus complet.

Oyonnax Rugby

Deuxièmes de la saison régulière en 2019, les oyomen se sont directement qualifiés pour les barrages d’accession au Top 14. Ils se sont toutefois fait éliminés sur leurs terres par l’Aviron Bayonnais en demi-finales. Cette année, avec l’arrivée de Joe El Abd à la tête de l’équipe, Oyo visera un retour dans l’élite du rugby français mais le club espère surtout reconquérir ses supporters avec un jeu très collectif et efficace. Il pourra compter sur l’arrivée de joueurs d’expériences tels que Beauxis, Ensor, Lassalle, Lazar ou Lovobalavu.

Perpignan

Auteur d’une saison 2018/2019 catastrophique avec seulement 2 victoires en 26 matchs de Top 14, l’USAP est immédiatement descendu en Pro D2, un an à peine après l’avoir quitté. Avec la deuxième moins bonne attaque et la pire défense de Top 14, la philosophie de jeu de Patrick Arlettaz a montré ses limites au plus haut niveau. A l’intersaison, Perpignan a enregistré l’arrivée de Gérald Bastide, ancien du club et spécialiste de la défense afin de remédier entre autres aux lacunes défensives de la saison dernière. L’USAP, qui lance la saison de Pro D2 avec la réception de Béziers, reste tout de même l’un des favoris pour le titre cette saison.

Provence Rugby

Pour son retour en Pro D2, Provence Rugby s’est maintenu sans trop de difficultés, présentant un bilan équilibré de 15 victoires pour 15 défaites. Les hommes de Fabien Cibray abordent donc cette nouvelle saison avec beaucoup d’enthousiasme et l’envie de poursuivre sur la belle dynamique de la saison passée. Les Noirs seront tout de suite dans le bain avec trois premiers matchs qui s’annoncent compliqués face au Stade Montois, Perpignan et Grenoble.

Rouen Normandie Rugby

Le RNR est l’un des deux clubs promus en Pro D2 cette saison. Sacré champion de France de Fédérale 1 après une victoire à l’arrachée (30-25) face à Valence-Romans, le club Normand a su gravir les échelons. En effet, depuis l’arrivée de l’ancien international anglais Richard Hill au poste de manager général en 2013, Rouen est passé de la Fédérale 2 à la Pro D2. Désormais, le premier objectif du club est de se maintenir, puis de se stabiliser au deuxième niveau professionnel à l’avenir.

Soyaux-Angoulême

Soyaux-Angoulême s’est fait sa place dans le championnat de Pro D2 depuis sa montée en 2016. Après 2 premières années de lutte pour le maintien, le SA XV a pris du galon et a fini la saison dernière à la neuvième place. Nul doute que cette année, les charentais essaieront de se classer dans la première partie de tableau et pourquoi pas d’accrocher le top 6. D’autant plus que les violets seront bénéficient d’un nouveau staff, avec l’ancien directeur sportif d’Oyonnax Adrien Buononato en première ligne.

Valence-Romans

Le club de Valence-Romans va découvrir la Pro D2 après une saison exceptionnelle en Fédérale 1. En effet, les drômois ont réalisée une saison régulière parfaite avec 20 victoires en autant de matchs. Le seul revers que comptent “les damiers” est la défaite en finale du Trophée Jean Prat face à Rouen (30-25). Valence-Romans n’a qu’un seul objectif : le maintien. Pour y parvenir, Johann Authier, le manager général, a choisi la continuité en conservant 85% de son effectif et en y intégrant douze recrues, dont les expérimentés Sean Dougall, Peter Saili, François Uys ou encore Mathieu Lorée.

RC Vannes

Fulgurant quatrième et demi-finaliste la saison dernière, le RC Vannes aborde l’exercice à venir avec un nouveau statut et l’espoir de revivre une saison au sommet. Les performances des bretons ne sont pas passées inaperçues… Et pour cause, deux de leurs cadres ont pris la direction du Top 14; Kitione Kamikamica a signé à Brive, tandis que le capitaine Anthony Bouthier s’en est allé pour Montpellier. Le défi n’en sera que plus grand pour les joueurs de Jean-Noël Spitzer.

 

Avec cette présentation des 16 équipes qui fouleront les pelouses de Pro D2, vous êtes fin prêts pour la saison 2019/2020 avec RugbyZAP !

 

© Crédit photo : MAXPPP

La Coupe du monde débute dans 1 mois !

Début de la Coupe du Monde dans 1 mois

M-1 avant le début de la Coupe du Monde de rugby 2019 qui se déroulera au Japon du vendredi 20 septembre au samedi 2 novembre. Lors de la huitième édition en Angleterre et au Pays de Galles, la Nouvelle Zélande s’était  imposée en finale contre l’Australie. 20 équipes se sont qualifiées pour cette nouvelle édition. Elles sont réparties dans 4 poules.

Début de la Coupe du Monde dans 1 mois

Les poules de la Coupe du Monde

Poule A : Irlande, Ecosse, Japon, Russie, Samoa

Poule B : Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Italie, Namibie, Canada

Poule C : Angleterre, France, Argentine, Etats-Unis, Tonga

Poule D : Australie, Pays de Galles, Géorgie, Fidji, Uruguay

Le premier match opposera le Japon, pays organisateur à la Russie. Le premier match de la France aura lieu le 21 septembre.



 

Le XV de France

Le 18 juin dernier, Jacques Brunel, le sélectionneur de l’équipe de France a dévoilé les 37 joueurs qui ont été convoqués pour préparer la coupe du monde.

Avants : Jefferson Poirot, Dany Priso, Camille Chat, Guilhem Guirado, Peato Mauvaka, Demba Bamba, Emerick Setiano, Rabah Slimani, Paul Gabrillagues, Félix Lambey, Bernard Le Roux, Sébastien Vahaamahina, Yacouba Camara, Grégory Alldritt, Arthur Iturria, Wenceslas Lauret, Louis Picamoles.

Arrières : Antoine Dupont, Maxime Machenaud, Baptiste Serin, Camille Lopez, Romain Ntamack, Geoffrey Doumayrou, Gaël Fickou, Wesley Fofana, Sofiane Guitoune, Yoann Huget, Maxime Médard, Damian Penaud, Aliveriti Raka, Thomas Ramos.

Les réservistes : Etienne Falgoux, François Cros, Charles Ollivon, Paul Willemse, Anthony Belleau, Vincent Rattez.

Notons à ce jour les forfaits de Paul Willemse, Etienne Falgoux et Geoffrey Doumayrou remplacés respectivement par Romain Taofifenua, Cyril Baille et Virimi Vakatawa.

Un premier test réussi

Pour son premier match de préparation à la Coupe du Monde, l’équipe de France affrontait l’Ecosse samedi à Nice. Les joueurs du XV de France, emmenés par leur capitaine Jefferson Poirot,  ont brillé en s’imposant sur le score de 32-3. Les Bleus ont marqué 5 essais et proposé un jeu enthousiasmant face à une faible équipe d’Ecosse.

Le prochain match de préparation de l’équipe de France sera également face au XV du Chardon, cette fois en Ecosse, à Murrayfield.

 

Présentation du Rugby à XIII

equipe rugby à XIII

Moins plébiscité que le rugby à XV en France, le rugby à XIII est pourtant mondialement connu et compte de nombreux pratiquants, notamment chez les anglais, les néo-zélandais et les australiens. Avec 11 titres en 15 Coupes du monde, l’Australie domine largement le rugby à XIII mondial.

equipe rugby à XIII

Historique du rugby à XIII

Né en 1895 à Huddersfield, en Angleterre, le rugby à XIII a été codifié onze ans plus tard et s’est pourvu d’une fédération, la Rugby League International Federation, en 1948. En France, le XIII s’est développé juste avant le Seconde Guerre Mondiale. De nombreux clubs de rugby à XV passent alors au XIII et la fédération compte ainsi pas moins de 255 clubs. Néanmoins, le régime de Vichy décrit un amateurisme pur et dur interdit la pratique du XIII en 1941. Après la guerre, et jusque dans les années 1970, le rugby à XIII va connaitre son âge d’or en France sous l’appellation de Jeu à XIII. En 1951, la tournée de l’équipe de France, emmenée par l’emblématique Puig Aubert, est un triomphe sur les terres australiennes. Suite à cela, la Fédération Française de Jeu à XIII crée la première Coupe du monde qui se déroulera en France, en 1954. La fin des années 70 est un tournant pour le rugby à XIII en France qui entame un certain déclin face à la concurrence du rugby à XV. Il faut attendre les années 1990 pour que le rugby à XIII commence à regagner sa place et les années 2000 pour que l’engouement revienne autour de ce sport, notamment grâce à l’entrée d’une nouvelle équipe française en Super League Europe, les Dragons Catalans qui lui donne une nouvelle visibilité.

Quelles sont les différences entre le rugby XV et le rugby XIII ?

1 – Le nombre de joueurs

Comme leur nom l’indique, une équipe de rugby à XIII compte 13 joueurs sur le terrain tandis que 15 joueurs composent une équipe de rugby à XV. Lors d’un match, 10 changements sont autorisés contre 7 pour les quinzistes. 

rugby à XIII

2 – Le style de jeu

Au rugby à XIII, les phases de jeux sont plus rapides et rythmées que celles du rugby à XV. Chez les treizistes, un joueur plaqué doit se se remettre debout rapidement et remettre le ballon en jeu avec une talonnade vers l’un de ses coéquipiers. Les joueurs adverses doivent alors reculer de 10 m à chaque placage. Cette spécificité se nomme “le tenu”. Le nombre de tenus restent limités à 5. Après 5 tenus enchaînés, le ballon est remis à l’adversaire. Dans le rugby à XIII, les lancers en touche et les rucks n’existent pas. Alors qu’au rugby à XV, lorsque la balle est hors-jeu, une touche est concédée, le rugby à XIII reprend avec une mêlée. La mêlée se compose de 6 joueurs (contre 8 pour les quinzistes). Les mêlées sont beaucoup moins disputés et spectaculaires que celles des quinzistes. Les relances de jeux sont beaucoup plus rapides afin de ralentir le jeu le moins possible.



 

3 – Le système de points

XIII XV
Essai 4 5
Transformation  2 2
Drop 1 3
Pénalité 2 3
Essai de pénalité 8 7

4 – Les compétitions

En France, deux compétitions coexistent : les championnats de France Elite 1 et Elite 2. 

La compétition Elite 1 compte pour la saison 2019/2020 10 clubs :

  • Albi XIII RL
  • FC Lézignan XIII
  • Saint Estève – XIII Catalan
  • SO Avignon XIII
  • Villeneuve XIII RL LG
  • AS Carcassonne XIII
  • Palau XIII Broncos
  • Saint-Gaudens XIII
  • TO XIII Broncos
  • XIII Limouxin

Deux équipes françaises évoluent dans des championnats étrangers. Les Dragons Catalans jouent en Super League (première division Anglaise) et l’équipe Toulouse olympique XIII joue elle en deuxième division Anglaise.

 

Du côté de la sélection, l’équipe de France masculine existe depuis 1934, sous l’initiative de Jean Galia. Elle n’a jamais remporté la Coupe du monde mais a été finaliste à deux reprises, en 1954 et en 1968. En revanche, la France a été titré 8 fois Championne d’Europe des Nations, la première fois en 1939 et la dernière en 2018. Chez les féminines, l’équipe de France a vu le jour en 2008, pour la Coupe du Monde en Australie, où elles ont terminé sixième.

 

Rugby à XV : Une nouvelle règle pour la mêlée depuis juillet

mêlée

La fédération internationale World Rugby a annoncé au mois de juillet un amendement concernant les règles de la mêlée. Afin de garantir la réduction des blessures dans le rugby, la nouvelle règle est entrée en vigueur dans l’ensemble des compétitions.

mêlée

© Crédit photo : rugby365.fr

Quel est la spécificité de cet amendement ?

Désormais les joueurs de première ligne n’ont plus le droit de positionner leurs têtes sur les épaules des joueurs adverses avant que l’arbitre ordonne l’engagement.

Lors d’une entrée en mêlée, l’arbitre décompose cette phase de jeu en 3 commandements : “ Crouch” , “Bind” “Set” ( en français  “Flexion”, “Liez “, “Jeu “ ). Ainsi lors du “bind”, moment de liaison, les joueurs avaient pris l’habitude de commencer à mettre la pression sur leurs adversaires. Ils exerçaient alors avec leurs têtes une “pré-poussé” qui leurs permettaient d’anticiper l’épreuve de force. Une étude a montré que cette action de “pré-poussé” lors de l’engagement avait un impact sur la charge axiale et un accroissement des rotations des cervicales des joueurs de première-ligne. Afin de réduire les hernies cervicales et le risque accru sur la zone du rachis cervical, la fédération World Rugby a entériné l’amendement.



 

L’évolution des règles en mêlée

Avant les années 1960, la première ligne avait le droit de disputer la mêlée tête contre tête et jusque dans les années 2000, l’impact était “direct” entre les packs de chaque équipe au moment de la mêlée. Afin de réduire les pressions subies par les joueurs au moment de l’entrée en mêlée, la fédération internationale a modifié à plusieurs reprises le règlement et instauré des commandements. Jusqu’en 2007, l’arbitre donne trois commandements “Flexion ! Liez ! Entrez !”. A partir de cette date, les commandements passent à quatre, à savoir “Flexion ! Touchez ! Stop! Entrez !”. La règle de 2007 indique également que les piliers doivent avoir la tête et les épaules au-dessus des hanches au moment de l’engagement, afin d’éviter des effondrements de mêlée lors de l’engagement, dangereux pour la santé des joueurs. En 2012, la fédération World Rugby fait marche arrière et revient à trois commandements, cette fois : “Flexion ! Touchez ! Jeu !”, qui laissent la place aux instructions “Flexion ! Liez ! Jeu !” au cours de l’année 2013.

L’évolution de la mêlée en vidéos

© Crédit vidéo : USA Sevens Rugby

© Crédit vidéo : RugbyClubsTV

 

Notons également qu’il s’écoulait en moyenne 23 secondes entre le moment où la mêlée était sifflée et celui où le ballon sortait en 2003, contre plus d’une minute aujourd’hui. Nul doute que dans les prochaines années, la mêlée va encore évoluer…

 

Ces joueurs du Top 14 qui ont pris leur retraite à la fin de la saison

A la fin de la saison 2018/2019, plusieurs joueurs évoluant en Top 14 ont mis un terme à leur carrière professionnelle. Retour sur quelques grands noms que l’on a admiré pendant toutes ces années sur les pelouses françaises.

© Crédit photo : Philippe HUGUEN / AFP

Benjamin Kayser (35 ans)

Passé par la Stade Français, Leicester, Castres et Clermont, Benjamin Kayser raccroche les crampons après une carrière au palmarès bien rempli. En effet, à 35 ans, il est double champion de France, avec le Stade Français en 2007 et Clermont en 2017, champion d’Angleterre avec Leicester en 2009 et vainqueur du Challenge Européen avec Clermont en 2019. Avec le XV de France, le talonneur compte 37 sélections et une participation à la Coupe du Monde en 2015.

Delon Armitage (35 ans)

Delon Armitage débute sa carrière professionnelle en 2002, aux London Irish. Après 10 ans passés dans le club anglais, le natif de Trinité-et-Tobago dans les Caraïbes, débarque au RC Toulon. Il y rejoint son frère Steffon arrivé un an plus tôt. Avec les Rouge et Noir, Armitage remporte le championnat de France en 2014 et la Coupe d’Europe en 2013 et 2014. Depuis 2016, l’international anglais a rejoint le le LOU avant de mettre un terme à sa carrière en 2019. L’arrière compte également 52 sélection sous le XV de la Rose avec 14 essais inscrits.

Dimitri Szarzewski (36 ans)

Le talonneur français Dimitri Szarzewski tire également sa révérence après avoir joué pendant 17 années consécutives dans l’élite du rugby français ! En 2002, il débute avec l’AS Béziers avant de rejoindre le Stade Français 3 ans plus tard, puis le Racing 92, en 2012. Il est sacré champion de France avec les deux clubs franciliens, en 2007 avec le SF et en 2016 avec le Racing. Avec les Ciel et Blanc, “le Tzar” est finaliste de la Coupe d’Europe en 2016 et 2018. Du côté des Bleus, Szarzewski, remporte à trois reprises le Tournoi des Six Nations (2006, 2007, 2010) et termine vice-champion du Monde en 2011.



 

Scott Spedding (33 ans)

Le franco-sud-africain Scott Spedding débute sa carrière de rugbyman dans son pays natal, l’Afrique du Sud. Après avoir fait ses classes chez les Golden Lions et les Sharks, il rejoint la France et le CA Brive à l’âge de 21 ans. Il évolue ensuite à Bayonne, à Clermont, avec qui il décroche le bouclier de Brennus en 2017, puis à Castres. Naturalisé français en septembre 2014, l’arrière est convoqué en équipe de France 1 mois après. Il compte 24 capes internationales avec les Bleus.

Thomas Domingo (33 ans)

Longtemps fidèle à son club de Clermont, où il a commencé sa carrière professionnelle en 2006, Thomas Domingo rejoint la Section Paloise en 2017 pour y terminer son aventure en Top 14. Sous le maillot des Jaune et Bleu, le pilier français remporte par deux fois le Top 14 en 2010 et 2017 ainsi que le Challenge européen en 2007. A son palmarès s’ajoute le Tournoi des Six Nations 2010 qu’il gagne avec le XV de France en réalisant le grand chelem.

Vincent Debaty (37 ans)

Vincent Debaty a été un des premiers belges à évoluer en professionnel. Naturalisé français, le pilier de 37 ans débute en Top 14 avec le Stade Rochelais, avant de prendre la direction de Perpignan, d’Agen, de Clermont et enfin d’Oyonnax. “Le Belge” compte deux titres de champion de France en 2010 et 2017 avec l’ASM à son actif. Avec l’USAP, il a également été finaliste de la Coupe d’Europe en 2003 et du Top 14 en 2004. Debaty a été sélectionné 37 fois avec le XV de France, où il a souvent joué un rôle d’ ”impact player”.

 

En plus de ces six joueurs, le Top 14 compte d’autres joueurs qui ont décidé de raccrocher les crampons tels que les frères Flip (34 ans) et François (35 ans) Van Der Merwe, Piet Van Zyl (29 ans), David Mélé (33 ans), Sylvain Nicolas (32 ans), Alexandre Menini (35 ans), Yannick Caballero (36 ans), Laurent Sampéré (34 ans) et Virgile Lacombe (35 ans).

 

Les principaux transferts français de l’intersaison en Top 14

RugbyZAP vous propose un tour d’horizon des principaux transferts français pour la prochaine saison de Top 14 qui débute le 24 août !

© Crédit photo : Icon Sport

MATHIEU BASTAREAUD – Toulon > Lyon

L’ancien Toulonnais Mathieu Bastareaud, qui n’a pas été retenu dans la liste des 37 joueurs français pour la Coupe du Monde au Japon, s’est engagé avec le LOU en tant que joker pour la première partie de saison. “Bastarocket” arrive dans le club rhodanien avec un défi à relever, celui d’évoluer possiblement au poste de troisième ligne (alors qu’il joue habituellement au poste de centre). Le français rejoindra ensuite New York, après la Coupe du Monde.

BAPTISTE SERIN – Bordeaux-Bègles > Toulon

Après 10 ans sous le maillot de l’UBB, Baptiste Serin rejoint le RC Toulon pour la saison 2019/2020. Le demi de mêlée, qui participera à la Coupe du Monde au Japon, fera ses premiers pas en rouge et noir à l’automne. Il tentera de décrocher son premier bouclier de Brennus avec son nouveau club.

RÉMI LAMERAT – Clermont > Bordeaux-Bègles

Champion de France en 2013 avec Castres, puis en 2017 avec Clermont, Rémi Lamerat, originaire de Gironde revient dans sa région natale. Le joueur de 29 ans est passé par toutes les catégories d’âge en Equipe de France et compte dix-neuf capes avec les A. Une nouvelle fois finaliste en Top 14 cette année, il apportera toute son expérience à l’UBB.

GUILHEM GUIRADO – Toulon > Montpellier

Guilhem Guirado, capitaine du XV de France et ancien talonneur de Perpignan, puis de Toulon, a signé au MHR pour trois saisons. Sélectionné par Jacques Brunel, il rejoindra le club héraultais après sa campagne internationale avec les Bleus.



 

DEMBA BAMBA – Brive > Lyon

Après une saison en prêt à Brive, son ancien club, le jeune Demba Bamba fait son retour au LOU, avec qui il avait signé en 2018. Champion du Monde avec les moins de 20 ans, Bamba aura l’occasion de progresser dans un club qui joue le haut de tableau en Top 14. En attendant, le joueur originaire de Saint-Denis, portera le maillot bleu du XV de France au Japon.

FRANÇOIS TRINH-DUC – Toulon > Racing 92

Depuis cet été, François Trinh-Duc a posé ses valises dans les Hauts-de-Seine. Le demi d’ouverture en provenance du RC Toulon, s’est engagé pour deux ans avec le Racing 92. Il aura pour mission d’apporter “son expérience d’international français au poste de demi d’ouverture ou de premier centre” selon les Ciel et Blanc.

ALEXANDRE FLANQUART – Stade Français > Bordeaux-Bègles

Le deuxième ligne Alexandre Flanquart n’effectuera pas toute sa carrière professionnelle au Stade Français. Joueur historique du club, Flanquart avait besoin de changer d’air et s’est engagé avec l’UBB. Le français de 29 ans compte 23 sélections avec le XV de France.

 

Le marché des transferts a une nouvelle fois été très animé pour les équipes du Top 14, même si les cadors du championnats n’ont pas été les plus actifs. Le CA Brive a été le club le plus entreprenant avec 21 arrivées (tout comme Agen) et pas moins de 31 départs.

 

La FFR annonce les effectifs des équipes de France de rugby à 7 pour la saison prochaine

rugby à 7

Le lundi 29 juillet, la Fédération Française de Rugby a dévoilé la liste des joueurs et joueuses qui seront éligibles pour disputer la saison 2019/2020. L’objectif est clair pour les équipes de France masculine et féminine : décrocher leur billet pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

rugby à 7

© Crédit photo :  FFR

Lors du dernier Tournoi Qualificatif Olympique en juillet, seule la première place permettait de se qualifier directement pour les JO. Or, les hommes se sont inclinés en finale et les femmes en demi-finale, à chaque fois contre l’Angleterre. Les deux équipes auront une deuxième chance de se qualifier lors du tournoi de repêchage en juin 2020.

4 nouvelles arrivées chez les femmes…

La sélection féminine compte quatre nouveaux renforts, dont la jeune ailière du Stade Toulousain et du XV de France : Ian Jason. La calédonienne Yolaine Yengo, championne du Monde à 7 universitaire, rejoint également les Bleues, tout comme la villeneuvoise Alicya Christianens et la grenobloise Shanone Van Peuter.

… et autant chez les hommes

Du côté de la sélection masculine, les joueurs du RC Massy Essonne Alexandre Benard et William Iraguha rejoignent le groupe de Jérôme Daret. Ils sont accompagnés du palois Mathias Colombet ainsi que Joachim Trouabal, licencié FFR.



 

La sélection féminine France Sevens

Monserrat Amédée (Montpellier), Julie Annery (Bobigny), Coralie Bertrand (FFR), Alicya Chraistianens (Lille), Anne-Cécile Ciofani (Bobigny), Lénaig Corson (Stade Français), Mathilde Coutouly (FFR), Célia Dranes (FFR), Caroline Drouin (Rennes), Camille Grassineau (Stade Français), Joanna Grisez (Bobigny), Lina Guerin (Mazarin), Fanny Orta (FFR), Shannon Izar (FFR), Ian Jason (Toulouse), Nassira Kondé (Bobigny), Jade Le Pesq (Rennes), Valentine Lothoz (Rennes), Marjorie Mayans (Blagnac), Carla Neisen (Blagnac), Séraphine Okemba (FFR), Chloé Pelle (Stade Français), Charlotte Torres (Blagnac), Shanone Van Peuter (Grenoble), Yolaine Yengo (Rennes)

La sélection masculine France Sevens

Samuel Alerte-Lecluse (FFR), Jean-Pascal Barraque (FFR), Alexandre Bernard (Massy), Terry Bouhraoua (FFR), Mathias Colombet (Pau), Manoël Dall’igna (FFR) William Iraguha (Massy), Pierre-Gilles Lakafia (FFR), Jonathan Laugel (FFR), Thibaud Mazzoleni (Agen), Pierre Mignot (FFR), Marvin O’Connor (FFR), Stephen Parez Edo (FFR), Paulin Riva (FFR), Rémi Siega (Dumbéa), Joachim Trouabal (FFR), Sacha Valleau (FFR), Tavite Veredamu (FFR).